Voici la liste des oeuvres que je lis, compulse, résume. Pour les lycéens et les profs, j'ai décidé de partager mes résumés et mes présentations des grands classiques de la littérature (principalement française). Voici aussi des listes destinées à ceux qui ne savent pas quoi conseiller à leurs enfants ou ados, pour qui la lecture est une tâche difficile...
22 Août 2010
Présentation
Nouvelle publiée et traduite en russe en 1880 dans une revue de Saint-Petersbourg "Le messager de l'Europe", puis parue en France en mai 1900 dans "La Grande revue".
Ce court récit évoque le milieu de la peinture et le personnage de l'artiste.
Pour imaginer cette nouvelle, l'auteur se serait inspiré d'éléments de la vie de son ami écrivain Alphonse Daudet (auteur notamment des Lettres de mon moulin ou du roman Le Petit Chose). Ce dernier avait la réputation d'un débauché et a été accusé à multiples reprises de plagiat ( cad qu'il ne serait pas toujours l'auteur de ses textes).
Zola aurait attendu la mort de ce dernier la nouvelle en France.
RESUME DE LA NOUVELLE
Adèle, jeune femme provinciale âgée d'un peu plus d'une vingtaine d'années, décide, à la mort de son père, de bien utiliser la fortune que celui-ci lui a laissé : elle demande en mariage le peintre amateur Ferdinand Sourdis qu'elle connaît un peu et qui vient d'attirer l'attention avec une toile qu'il a peinte récemment. Sans moyens, il travaille comme pion au collège pour subvenir à ses besoins. Cette union n'est nullement dictée par l'amour car seule une complicité intellectuelle unit les deux êtres. C'est plutôt un marché que propose Adèle à Ferdinand : grâce à sa fortune, il va pouvoir se consacrer entièrement à la peinture et ils vont rejoindre ensemble la capitale pour connaître la gloire. Ainsi, par procuration, elle va rencontrer le succès et la grande vie parisienne. Elle-même, fille d'un vendeur de matériel pour artiste, aime réaliser des aquarelles.
A peine mariés, les deux jeunes gens s'installent à Paris mais Ferdinand peine à travailler. L'inspiration lui manque et il préfère sortir et accumuler les conquêtes. A chaque lendemain de débauche, sa femme ne lui fait aucun reproche, préférant adopter une attitude glaciale qui le fait culpabiliser. Son pouvoir sur lui se trouve ainsi augmenter de jour en jour.
Un jour, Ferdinand est découragé car il n'arrive pas à terminer un tableau qu'il a commencé. Sa femme prend alors un pinceau et avance le travail. Il la laisse faire et ainsi, peu à peu, elle participe à l'élaboration des toiles de son mari.
Le peintre connaît à partir de ce moment à nouveau le succès mais personne ne sait que l'ensemble de son oeuvre est le fruit d'une collaboration avec sa femme. "Leurs" toiles se vendent de mieux en mieux, particulièrement à l'étranger. Seul un de leurs amis, Rennequin va se rendre compte de la supercherie.
Après quelques années, le couple regagne la province et Ferdinand, vieilli et à la santé défaillante, s'est assagi. Il peint maintenant des aquarelles, ayant renoncé à l'huile, étant totalement effacé au profit de sa femme qui réalise dorénavant la totalité des oeuvres qu'il vend.