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22 août 2010 7 22 /08 /août /2010 13:54

madame sourdisPrésentation

Nouvelle publiée et traduite en russe en 1880 dans une revue de Saint-Petersbourg  "Le messager de l'Europe", puis parue en France en mai 1900 dans "La Grande revue".
Ce court récit évoque le milieu de la peinture et le personnage de l'artiste.

Pour imaginer cette nouvelle, l'auteur se serait inspiré d'éléments de la vie de son ami écrivain Alphonse Daudet (auteur notamment des Lettres de mon moulin ou du roman Le Petit Chose). Ce dernier avait la réputation d'un débauché et a été accusé à  multiples reprises de plagiat ( cad qu'il ne serait pas toujours l'auteur de ses textes).
Zola aurait attendu la mort de  ce dernier la nouvelle en France.

 

RESUME DE LA NOUVELLE

    Adèle, jeune femme provinciale âgée d'un peu plus d'une vingtaine d'années, décide, à la mort de son père, de bien utiliser la fortune que celui-ci lui a laissé : elle demande en mariage le peintre amateur Ferdinand Sourdis qu'elle connaît un peu et qui vient d'attirer l'attention avec une toile qu'il a peinte récemment. Sans moyens, il travaille comme pion au collège pour subvenir à ses besoins. Cette union n'est nullement dictée par l'amour car seule une complicité intellectuelle unit les deux êtres. C'est plutôt un marché que propose Adèle à Ferdinand : grâce à sa fortune, il va pouvoir se consacrer entièrement à la peinture et ils vont rejoindre ensemble la  capitale pour connaître la gloire. Ainsi, par procuration, elle va rencontrer le succès et la grande vie parisienne. Elle-même, fille d'un vendeur de matériel pour artiste, aime réaliser des aquarelles.
    A peine mariés, les deux jeunes gens s'installent à Paris mais Ferdinand peine à travailler. L'inspiration lui manque et il préfère sortir et accumuler les conquêtes. A chaque lendemain de débauche, sa femme ne lui fait aucun reproche, préférant adopter une attitude glaciale qui le fait culpabiliser. Son pouvoir sur lui se trouve ainsi augmenter de jour en  jour.
    Un jour, Ferdinand est découragé car il n'arrive pas à terminer un tableau qu'il a commencé. Sa femme prend alors un pinceau et avance le travail. Il la laisse faire et ainsi, peu à peu, elle participe à l'élaboration des toiles de son mari.
    Le peintre connaît à partir de ce moment à nouveau le succès mais personne ne sait que l'ensemble de son oeuvre est le fruit d'une collaboration avec sa femme. "Leurs" toiles se vendent de mieux en mieux, particulièrement à l'étranger. Seul un de leurs amis, Rennequin va se rendre  compte de la supercherie.
    Après quelques années, le couple regagne la province et Ferdinand, vieilli et à la santé défaillante, s'est assagi. Il peint maintenant des aquarelles, ayant renoncé à l'huile, étant totalement effacé au profit de sa femme qui réalise dorénavant la totalité des oeuvres qu'il vend.

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7 juillet 2010 3 07 /07 /juillet /2010 21:59

Lectures faciles pour se détendre

  Plaisir  garanti... pour les vacances

 

Les Chroniques de San Francisco, A. Maupin

La maison aux esprits, I. Allende

Le Monde selon Garp, J. Irving

L'hôtel New-Hampshire, J. Irving

Hors de l'abri, D. Lodge

Changement de décor, D. Lodge

Un tout petit monde, D. Lodge

La chute du British Museum, D. Lodge

Le journal de Bridget Jones, H. Fielding

Le mec de la tombe d'à côté, K. Mazetti

 

.... d'autres titres sont à venir

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Published by Everina
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7 juillet 2010 3 07 /07 /juillet /2010 14:35

daisy_miller-henry-james.jpgIl s'agit d'une nouvelle d'une centaine de pages publiée en 1878 par l'auteur américain (naturalisé anglais à la veille de la Première Guerre Mondiale) Henry James.

Le récit débute en Suisse, près de Genève. Ses personnages - appartenant tous au milieu mondain - y viennent en voyage et s'y retrouvent avec leurs codes très ancrés, codes qui régissent leur conduite et leur emploi du temps. Parmi eux, Daisy Miller est une toute jeune femme américaine. Elle est accompagnée de sa mère et de son jeune frère. Belle et riche, elle se comporte sans respecter aucun code et son excentricité choque la vieille société européenne qui peu à peu lui ferme ses portes. Lors d'un voyage qu'elle fait à Naples, elle s'amourache d'un jeune mondain italien chasseur de dots et compromet sa réputation avec désinvolture.

Le lecteur suit le parcours d'un autre personnage : Winterbourne, un jeune homme américain présent dans le même hôtel que Daisy au début du récit. Il est immédiatement séduit par le jeune fille tout en étant intrigué par ses manières peu conventionnelles. Fasciné, il ne sait quelle attitude adopter et ne cesse d'essayer d'expliquer ce comportement qu'il ne comprend pas. Il la suivra et la retrouvera sans cesse jusqu'à la fin tragique du récit.

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7 juillet 2010 3 07 /07 /juillet /2010 14:00

pierre-et-jean.jpgCourt roman publié en 1887

CHAPITRE I

Le roman s'ouvre sur une partie de pêche en mer. Le père Roland a invité sa femme et une amie, Madame Rosémilly, à l'accompagner pour cette sortie en mer. Sont aussi présents sur le bateau leurs deux fils : Pierre, l'aîné et Jean. Ceux-ci sont tous deux attirés par Mme Rosémilly mais elle semble accorder sa préférence à Jean. D'ailleurs, ce dernier est aussi le préféré de la famille, jugé plus posé et plus stable que son aîné.

Lorsqu'ils rentrent dans leur maison du Havre, ils apprennent que le notaire va leur rendre visite dans la soirée. Celui-ci se présente après avoir suscité de nombreuses interrogations sur les motifs de sa venue, et leur apprend que Jean est l'héritier d'un des amis de la famille qui vient de mourir.

Le père Roland se réjouit, les deux frères vont faire un tour, tandis que la mère constate que Pierre est lésé dans cette affaire.

CHAPITRE II

Pierre se promène dans les rues du Havre, indécis. Arrivé sur le port, il croise Jean à qui il dit qu'il est content pour lui et qu'il l'aime. Jean, ému, le remercie. Puis Pierre continue sa promenade, il est las et ne sait pas vraiment où aller. Il décide de rendre visite à un vieil ami pharmacien. Après avoir bu un verre de liqueur avec lui, il lui annonce la nouvelle de l'héritage. Son ami paraît surpris et fâché, il répète plusieurs fois : "ça ne fera pas un bon effet"

CHAPITRE III

Pierre décide de faire fortune en travaillant. Il cherche à louer un appartement qui lui servirait de cabinet pour recevoir ses patients (il est médecin). Il en trouve un mais n'a pas l'argent nécessaire pour verser le premier loyer. Il se dit qu'il va demander à son frère de lui en prêter. Puis, il pense aux bénéfices de fréquenter une femme et il décide d'aller retrouver la serveuse qu'il voit de temps en temps. Il lui raconte que son frère -qu'elle connaît de vue- vient d'hériter. Etonnée, la jeune fille lui dit qu'il n'est pas étonnant que Pierre n'ait rien eu vu comme il ressemble si peu à son frère.

Pierre se souvient alors de la remarque de son ami pharmacien et, comprenant que son père n'est pas celui de Jean, il imagine le scandale que cet héritage va causer.

Lorsqu'il rentre chez lui pour déjeuner, il trouve tout le monde à table, ayant commencé le repas sans l'attendre. Il souhaite parler à son frère pour l'avertir de ses soupçons. Il n'y parvient pas et se montre très irrité avec les autres (particulièrement avec son père). Il apprend à la fin du repas que Maréchal (le donateur) était un "fidèle ami".

CHAPITRE IV

Pierre continue à se demander si Maréchal est le père de Jean, il ne sait que penser et alterne les doutes et les certitudes. En rentrant chez lui, il apprend que sa mère a loué pour Jean l'appartement qu'il avait repéré pour en faire son cabinet de médecin. Cela le met en colère. Il sort faire une promenade en barque et continue à réfléchir. Il cherche à obtenir des preuves dans ses souvenirs. Finalement, indécis, il rêve de quitter la France sur un des bateaux qu'il voit dans le port mais se résigne à rester, sans argent pour s'offrir le voyage.

CHAPITRE V

Pendant la nuit, Pierre est réveillé par ses angoisses. Le lendemain matin, il décide d'aller passer la journée à Trouville. Il se souvient d'un petit médaillon représentant Maréchal qui était auparavant exposé dans le salon et décide d'aller demander à sa mère si elle sait où il se trouve. Avant de partir pour la journée, il lui  rend visite dans sa chambre et lui demande de lui donner l'objet afin de l'offrir à Jean en souvenir de Maréchal. Celle-ci indique qu'elle ne sait plus exactement où il se trouve. Le soir, quand il rentre après une excursion pendant laquelle il n'a cessé de rêvasser, il demande à sa mère si elle a retrouvé le médaillon. Celle-ci lui répond que non, et le père Roland lui indique qu'il est dans le secrétaire - meuble dans lequel, selon lui, elle l'a laissé quelques jours plus tôt. Gênée, elle va chercher le portrait et le tend à son fils. Il y voit quelques traits de ressemblance avec Jean. Sa mère comprend qu'il a des soupçons, surtout quand elle le voit cacher le médaillon à l'annonce de la venue de Mme Romilly (il a peur qu'elle découvre l'air de famille). Quand la jeune femme arrive, Pierre quitte la pièce.

CHAPITRE VI

Mme Roland est souvent prise de malaises et elle semble aller de plus en plus mal. Pierre n'est pas en forme non plus et il ne voit sa famille qu'au moment des repas. Jean est presque installé dans son appartement. Pour fêter son nouveau logement, il organise une partie de campagne. Alors qu'ils sont partis pêcher dans les roches, Jean déclare son amour à Mme Rosémilly et lui fait sa demande en mariage. Elle accepte et il s'empresse d'aller l'annoncer à sa mère qui est restée à l'écart avec Pierre ( la mère et le fils ont d'ailleurs eu un échange de paroles désagréables : Pierre ne peut plus être aimable avec sa mère et  cette dernière a peur de lui).

CHAPITRE VII

A leur retour de promenade, ils se retrouvent chez Jean dans son nouvel appartement. Il tient à leur faire découvrir les lieux qui ont été aménagés luxueusement. Tout le monde est émerveillé sauf Pierre qui ne décolère pas. Un peu plus tard, alors que le père Roland et Mme Rosémilly sont repartis, les deux frères se mettent à se disputer. Pierre annonce brutalement à Jean qui est son véritable père. Puis, il quitte les lieux. Abasourdi, Jean se rend dans la pièce où sa mère est restée ( elle a tout entendu). Celle-ci lui avoue qu'il est bien le fils de Maréchal et qu'elle a aimé cet homme pendant plus de dix ans. Honteuse, elle ajoute qu'elle va partir. Il le lui interdit et lui promet de la protéger, plus particulièrement de l'hostilité de Pierre. Elle rentre chez elle au milieu de la nuit.

CHAPITRE VIII

Jean cherche des solutions aux nouveaux problèmes auxquels il est confronté. Tout d'abord, il décide d'accepter l'héritage de Maréchal - qu'il avait envisagé de refuser - et de laisser l'intégralité de celui du père Roland (y compris sa part). Puis, il cherche un moyen d'éloigner Pierre et le trouve : à table, il évoque la possibilité d'embarquer sur un transatlantique pendant deux ans en tant que médecin. Le poste est bien rémunéré. Son aîné saisit l'occasion et décide de partir le mois suivant ( il doit auparavant être recommandé). Jean et sa mère rendent visite à Mme Rosémilly et le couple lui annonce leur mariage qui est prévu pour dans six semaines. La mère de Jean offre le médaillon de Maréchal à son fils.

CHAPITRE IX

Pierre a obtenu les recommandations nécessaires pour partir. Mélancolique, il se prépare au voyage. La date de son départ arrive, sa famille vient lui faire ses adieux dans sa cabine et embarque à bord de la barque de Roland pour accompagner le transatlantique lors de son départ. Pierre et sa mère sont tristes.

Sur le chemin du retour, la mère de Jean annonce à son mari qui Jean va épouser Mme Rosémilly. Il trouve que c'est une bonne idée.

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Published by Everina - dans Romans du XIXème
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22 juin 2010 2 22 /06 /juin /2010 13:21

arlequin1Il s'agit d'une comédie en un acte et en prose, représentée pour la première fois lelundi 5 mars 1725.

SCENE I

Arlequin est le valet d'Iphicrate, tous deux sont rescapés d'un naufrage. Iphicrate a l'idée de chercher ceux qui ont eu le temps de se jeter de la chaloupe. Alors, il constate que lui et son valet se trouvent dans l'Ile au esclaves  ( = esclaves de la Grèce révoltée) dont la coutume est de tuer tous les maîtres qu'ils rencontrent ou de les  transformer en esclaves. Arlequin se met à être insolent avec son maître et se libère de son autorité, profitant des règles établies dans l'île.

SCENE II

Trivelin arrive et demande son nom à Arlequin. Ce dernier lui indique qu'il n'en a pas. Trivelin lui propose alors de prendre celui de son maître. Et d'expliquer leurs motivations : il s'agit de rendre les maîtres "sains, c'est-à-dire humains, raisonnables et généreux".

SCENE III

Trivelin s'adresse à Cléanthis, il lui demande de se présenter. Il s'agit d'une esclave qui est accompagnée de sa maîtresse Euphrosine. Cléanthis est plein de de colère contre sa maîtresse, elle est ensuite invitée à dresser son portrait alors qu'Euphrosine est à côté d'elle. L'autre doit tout entendre pour pouvoir en tirer des leçons. Elle est décrite comme étant égocentrique, vaniteuse et coquette.

SCENE IV

Restée seule avec Trivelin, Euphrosine refuse de reconnaître du vrai dans le portrait que sa domestique a dressé d'elle. Trivelin l'invite pourtant à le faire si elle souhaite être délivrée. Elle accepte.

SCENE V

Trivelin demande maintenant à Arlequin comment son maître se comportait avant d'arriver sur l'île. Le valet dresse le portrait d'un homme profiteur et plein de maîtresses. Puis, Trivelin demande à Iphicrate de reconnaître que le portrait qu'Arlequin a dressé de lui est juste.

SCENE VI

Arlequin et Cléanthis jouent une scène d'amour à la manière de leur maître. Puis Arlequin a une idée : il propose à Cléanthis de tomber amoureuse de son maître et lui de sa maîtresse. Cela leur offre la possibilité de sortir de l'esclavage.

SCENE VII

Cléanthis annonce à Euphrosine qu'Arlequin l'aime. Elle ne sait pas quoi faire de cet amour.

SCENE VIII

Arlequin fait la cour à Euphrosine. Celle-ci lui demande d'arrêter.

SCENE IX

Arlequin demande à Iphricate d'aimer la nouvelle Euphrosine ( Cléanthis). Le maître demande au valet de lui venir en aide et Arlequin accepte car il souhaite avoir un coeur meilleur que celui d'Iphricate. Il décide de reprendre le costume qui lui appartenait.

SCENE X

Cléanthis demande à Arlequin pourquoi il a repris son habit. Ce dernier lui explique et l'invite à faire de même. La maîtresse et la servante se réconcilient.

SCENE XI

Trivelin arrive et leur annonce qu'ils peuvent repartir à Athènes puisque les valets ont pardonné aux maîtres et que chacun a tiré les leçons de cette aventure.

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22 juin 2010 2 22 /06 /juin /2010 08:09

la-bete-humaine.jpgRoman appartenant au mouvement naturaliste publié en 1890. C'est le 17ème volume du cycle des Rougon-Macquart, (qui en comprend 20).

 

  Les références aux pages sont celles de l'édition Folio.

 

 

 

 

CHAPITRE I (p. 27-p. 62)

Roubaud, sous-chef de gare au Havre, en déplacement à Paris est dans une chambre que lui prête la mère Victoire, près de la gare du quartier de l'Europe. Il attend sa jeune femme Séverine qui doit le rejoindre après avoir profité des magasins de la capitale.

Celle-ci finit par arriver et le couple se met à table, joyeux de se retrouver là. Roubaud explique que l'affaire quil'a conduit à Paris est réglée (une dispute avec le sous-préfet à propos d'une place dans un train). Il admet que c'est grâce à l'intervention de sa femme que tout s'est arrangé.

Alors qu'elle n'était qu'une enfant, Séverine a perdu sa mère, puis son père qui était le jardinier du président de la Compagnie de l'Ouest : Grandmorin. L'homme l'a adoptée et est subvenu à ses besoins jusqu'à ce qu'elle se marie, offrant une dot conséquente. Il lui a aussi promis la maison de la Croix-de-Maufras.

A la fin du repas, Roubaud demande à sa femme pourquoi elle a refusé d'aller passer une semaine chez Grandmorin alors que cela s'est déjà produit précédemment. Celle-ci reste évasive, plaidant simplement le manque d'envie de se séparer de son mari.

Grisé par le bon repas et le vin, Roubaud se rapproche de sa femme et se montre entreprenant. Celle-ci le repousse. Il se résigne. Machinalement, il joue avec une bague -un petit serpent- que sa femme porte.  Elle lui dit sans réfléchir que c'est un cadeau du président pour ses 16 ans. Roubaud ne comprend pas car elle lui a toujours dit que le bijou provenait de sa mère. Elle nie farouchement. Roubaud entre dans une terrible colère. Elle refuse de reconnaître qu'elle a menti. Fou de rage, il se met à la frapper pour obtenir la vérité. Elle finit par avouer que Grandmorin abuse d'elle depuis de longues années. Roubaud, après la colère, reste anéanti et se demande comment il va pouvoir se sortir d'une telle situation : il aime  sa femme mais ne peut tolérer une telle trahison.

Alors, il prend une décision qui terrifie sa femme : il décide de "crever"  le président. Il force sa femme à écrire à son tuteur le mot suivant : " Partez ce soir par l'express de six heures trente et ne vous montrez qu'à Rouen".

Roubaud et Séverine quittent la chambre et montent dans le train en direction du Havre.

CHAPITRE II

Jacques Lantier, conducteur de train, rend visite à sa marraine, tante Phasie. Celle-ci a épousé en secondes noces un garde-barrière : elle vit avec une de ses deux filles (Flore,18 ans) et cet homme, Misard. Elle est heureuse de retrouver Jacques et très rapidement elle lui confie les raisons de sa mauvaise santé : elle est persuadée que son mari essaye de la tuer à petit feu en l'empoisonnant, selon elle, il cherche à lui prendre une grosse somme d'argent qu'elle cache. Jacques est sceptique.

Après avoir dîné avec eux, Jacques décide d'aller marcher dans la campagne. Alors qu'il est entré dans le jardin de la maison abandonnée de la Croix-de-Maufras (celle du président de la compagnie), il découvre Flore qui est dans le jardin en train de récupérer des cordes. Ils se mettent à discuter et se rapprochent peu à peu. Une certaine complicité existe entre eux depuis de longues années. Flore a une personnalité assez particulière, refusant toutes les avances de ses soupirants. Mais ce soir-là, elle se laisse approcher par Jacques, elle se débat mais sans force. Soudain, il sent monter en lui une irrésistible envie de la tuer. Ce n'est pas la première fois qu'il est secoué par de telles pulsions : cela se produit à chaque fois qu'il approche une femme et qu'une relation sexuelle risque de se produire. Il prend la fuite et se met à errer dans la campagne pour réfléchir. Alors qu'un train sort du tunnel près duquel Jacques se trouve, il aperçoit à l'intérieur d'un wagon un homme qui en tient un autre et qui est en train de planter un couteau dans sa gorge. Il ne distingue pas les visages. Il rentre chez sa marraine. Misard arrive en déclarant qu'un corps est tombé du train. Les deux hommes se rendent sur les lieux. Misard part ensuite chercher de l'aide, Jacques est chargé de surveiller le corps. Flore, qui a entendu la conversation de sa chambre, arrive et retourne le cadavre : elle reconnaît le président de la compagnie de chemin de fer. Elle ne semble pas touchée par ce décès et se souvient de la réputation de Grandmorin : il collectionnait les conquêtes.

 

CHAPITRE III

Tôt le lendemain matin, une fois rentré au Havre, Roubaud reprend son service. Il est agité car il sait que la nouvelle de la mort du Président va tomber par dépêche. Il croise Mme Lebleu, sa voisine de palier puis écoute distraitement les consigne de Moulin : une voiture ( celle dans laquelle le crime a été commis ) doit rester à quai, en réserve. Puis, il erre, impatient, dans la gare. Ceux qui le croisent lui demande si son affaire avec le préfet s'est bien terminée et il leur répond que oui. Il rencontre ensuite Pecqueux, un conducteur de train ivrogne, coureur de femmes et mari de sa logeuse à Paris (Victoire). Ce dernier a aussi une maîtresse au Havre:  Philomène Sauvagnat, une femme facile et une grande commère. Elle est notamment l'amie de Mme Lebleu avec qui elle passe beaucoup de temps à médire sur les uns et les autres, et particulièrement sur les Roubaud. Ces médisances sont attisées par la peur de Mme Lebleu de perdre le logement qu'elle occupe sans le mériter, au profit des Roubaud.

Plus tard dans la matinée, un employé du télégraphe se présente : il annonce l'assassinat de Grandmorin. M. Dabadie, le chef de gare et M. Cauche, chargé de la sécurité en sont informés. Roubaud joue l'innocent et sa femme se montre très affectée. Ils vont observer la voiture restée à quai et découvre une grande tâche de sang. Tout à coup, le chef de gare se souvient que Roubaud est rentré avec ce train la veille. Il lui demande s'il a été témoin de quelque chose. L'autre affirme n'avoir rien vu. Le crime paraît mystérieux à tous jusqu'au moment où l'on se dit que quelqu'un a dû monter dans le wagon à Rouen. Séverine confirme de manière laconique toutes les affirmations de son mari. Puis, Jacques Lantier se rapproche du groupe et annonce qu'il a été témoin de la scène mais qu'il n'a vu que des silhouettes. 

 

CHAPITRE IV

M. Denizet, le juge d'instruction, sent la lourde responsabilité qui pèse sur lui : il est ambitieux et cherche à faire carrière, il doit aussi faire avec la pression exercée sur lui par le ministère dans cette affaire de meurtre. Il explore les différentes pistes sans parvenir à se déterminer.

Il convoque les Roubaud et Lantier pour un nouvel interrogatoire. Le couple est angoissé, d'autant que la nouvelle d'une future arrestation s'est répandue. Les Lachesnaye - couple formé par la fille de Grandmorin et son mari- doivent aussi être entendus. Ceux-ci sont très mécontents de la répartition de l'héritage telle qu'elle doit être faite car presque la moitié de l'argent de la famille va être donnée à d'autres, notamment à Séverine. Ils sont convaincus de sa culpabilité et le font savoir au juge qui se montre dérangé par cette piste.

Madame Bonnehon, la soeur de la victime, entre à son tour dans le cabinet du juge. Elle pense que les Roubaud sont innocents. Elle reconnaît cependant que son frère aimait la présence des jeunes filles. Il est fait allusion à l'incident qui a eu lieu entre Grandmorin et Louisette (la fille de Phasie). La rumeur accuse le président de l'avoir violée et d'avoir ainsi déclenché la fièvre qui a entraîné la mort de la jeune fille. Cette dernière était très liée avec un homme vivant seul dans la forêt, Cabuche. Madame Bonnehon admet que son frère l'a peut-être taquinée, mais rien d'autre.

Le juge interroge ensuite les Roubaud et Lantier. Il cherche à avoir des précisions sur l'aspect physique du suspect. Lantier comprend rapidement que les Roubaud sont coupables mais il les couvre, magnétisé par le regard que Séverine lui lance, fournissant des réponses évasives.

Le juge s'oriente alors vers une nouvelle piste : celle de Cabuche, l'homme de la forêt, dont le portrait semble correspondre au signalement des témoins. Ce dernier est amené par les gendarmes. Ses réponses franches déstabilisent le juge (il avoue qu'il aurait bien aimé  commettre le meurtre) mais son ancienne condamnation pour meurtre et sa vie de marginal jouent en sa défaveur. Il est le coupable idéal. Lantier ne peut affirmer au juge s'il l'a reconnu. L'interrogatoire s'arrête.

En sortant du cabinet du juge, Roubaud demande à Lantier d'être près de sa femme lorsqu'elle se rendra à Paris prochainement.

CHAPITRE V

Séverine arrive à Paris par le train que Jacques conduisait. Elle doit rendre visite à M. Camy-Lamotte, secrétaire général au ministère. Elle veut s'assurer de sa protection. Ce dernier perçoit rapidement la culpabilité des Roubaud et en détient même la preuve : le papier sur lequel Séverine a écrit le message de rendez-vous à Grandmorin a été retrouvé. Lorsque la jeune femme écrit quelques lignes dans le cabinet du fonctionnaire, ce dernier reconnaît facilement l'écriture. La jeune femme sort.

M. Camy-Lamotte consulte ensuite le juge sur l'affaire et il décide de protéger les Roubaud, influencé par l'aspect scandaleux  que l'affaire aurait si elle était révélée au grand jour. Il offre une promotion au juge pour que l'homme de loi aille dans son sens.

Dans la journée, Jacques et Séverine se retrouvent et marchent ensemble dans Paris. Une relation d'amitié naît peu à peu. Jacques déclare même son amour à la jeune femme mais celle-ci, surprise et apeurée le quitte car elle doit aller revoir le fonctionnaire du ministère pour savoir s'il a l'intention de la soutenir. Lorsqu'il la reçoit, il lui annonce effectivement que "l'affaire est arrangée". Séverine s'offre un bon repas au restaurant pour fêter la bonne nouvelle.

Pendant ce temps, Jacques est au dépôt, fier de sa machine. Pour lui, elle est comme un être vivant, il lui a d'ailleurs donné un nom : "la Lison". Le conducteur de la locomotive, Pecqueux, arrive. Comme d'habitude, il est éméché. mais Jacques s'en accomode. Il est souvent dans son état mais ils ont l'habitude de travailler ensemble et leur "ménage à trois" (composé des deux hommes et de la Lison) fonctionne bien.

En fin de journée, Séverine rentre au Havre dans la Lison conduite par Jacques et Pecqueux.

CHAPITRE VI

Un mois est passé. Le calme est revenu au sein du couple Roubaud. Pendant que le mari travaille, Séverine paresse dans leur petit appartement. L'argent volé lors du crime de Grandmorin est caché sous une latte du parquet. Roubaud s'est interdit d'y toucher car pour lui, c'est de l'argent sale.

Jacques Lantier est invité régulièrement à leur table à l'initiative de Roubaud, qui le force presque.

Un soir , Roubaud fait une scène de jalousie à sa femme quand il constate qu'elle est courtisée par Henri Dauvergne, le conducteur-chef. Celle-ci est pourtant totalement innocente. Mais la colère du mari va rapprocher Séverine et Jacques. Une grande complicité va se développer entre eux. Peu à peu, ils s'autorisent à s'embrasser mais il n'y a pas d'autre relation physique entre eux, Séverine y étant farouchement opposée. Ils se voient  aussi en cachette la nuit quand Roubaud travaille. Leur relation est de plus en plus tendre jusqu'au moment où, une nuit d'orage, Séverine se donne à Jacques dans l'entrepot. Ils se voient de plus en plus souvent sans que le mari ne semble s'inquiéter de quoi que ce soit ( ils se rencontrent désormais aussi dans l'appartement du couple). Roubaud est en fait absorber par le jeu, occupation qui semble absorber tout son temps et qui lui fait dépenser de grosses sommes d'argent. Séverine doit d'ailleurs contrôler ses dépenses. 

Les disputes viennent maintenant bouleverser l'équilibre du couple (au sujet de la maison héritée qu'ils n'arrivent pas à vendre par exemple). Et Séverine attend avec impatience le vendredi, jour qu'elle passe avec son amant à Paris. Roubaud est de plus plus absent.

Une nuit, alors qu'il est rentré encore plus tard que d'habitude, elle le surprend en train de soulever la latte de parquet pour prendre l'argent du crime. Celle-ci s'en étonne mais l'autre lui demande de le laisser tranquille insinuant qu'il a bien compris pourquoi elle se rendait toutes les semaines à Paris.

CHAPITRE VII

Ce vendredi-là, la neige a recouvert la Normandie. L'express Le Havre-Paris quitte la gare conduit par Jacques et Pecqueux. Séverine est parmi les voyageurs. Au début, la Lison est juste ralentie et parvient à avancer grâce à l'acharnement de Jacques qui reste très préoccupé par ces mauvaises conditions météorologiques. Mais la neige est de plus en plus abondante sur la voie et devient un véritable obstacle qui oblige la machine à s'arrêter. Elle repart peu après mais est de nouveau bloquée et s'arrête définitivement. On s'occupe d'aller chercher du secours mais Jacques estime qu'ils ne vont pas pouvoir repartir avant 4 ou 5 heures. Il voit arriver le long du talus Misard et Flore qui se sont déplacés après avoir entendu le signal de détresse émis par la locomotive. Flore reconnaît immédiatement Séverine qu'elle a pris l'habitude de voir passer dans le train conduit par Jacques tous les vendredis.

Séverine est invitée chez les Mizard à se réchauffer. Pendant ce temps, les hommes essaient de débloquer les voies. Plus tard, Jacques arrive à son tour chez Phasie. Il la trouve encore plus malade que la dernière fois. Elle lui annonce qu'elle sait maintenant comment son mari l'empoisonne par le sel, elle n'en reste pas moins très souffrante. Elle déclare que jamais personne ne retrouvera son argent. D'autres voyageurs sont accueillis dans la maison. Jacques et Séverine, croyant être restés seuls s'embrassent mais Flore les surprend et éprouve une vive colère.

Quelques heures plus tard, vers 6 heures, le train peut repartir et se met à foncer vers Rouen.

CHAPITRE VIII

Le train n'arrive qu'à Paris bien après 22h. Séverine envoie une dépêche à Roubaud pour le prévenir qu'elle n'arrivera au Havre que le lendemain soir par l'express. Elle est ravie de passer une nuit -la première- avec son amant à Paris. Ils se retrouvent dans l'appartement de la femme de Pecqueux que ce dernier leur prête. Réfugiés dans le petit logement, ils font l'amour et Séverine, envahie de bien-être se met à raconter à Jacques comment le meurtre du président s'est déroulé. Son amant est fasciné par ce récit et cherche à avoir des détails sur les sentiments de sa maîtresse au moment du crime.Lorsque Séverine s'endort, Jacques est pris d'un désir intense de tuer et il ne peut trouver le sommeil. Pour la protéger, il quitte l'appartement et part à la recherche d'une victime dans la rue pour assouvir ce besoin qui l'obsède. Il repère plusieurs femmes mais finalement, il ne passe pas à l'acte. Il finit par rentrer et il retrouve Séverine qui lui dit comme elle l'aime.

 

CHAPITRE IX

Roubaud perd de plus en plus d'argent en jouant et épuise la somme cachée sous la latte du parquet ( celle issue du crime). Séverine s'en aperçoit et éprouve une grande colère, elle fait une scène à son mari. Maintenant, Jacques et Séverine se voient assez librement.

Cependant, Jacques change et se montre de plus en plus distant avec sa maîtresse qui s'en inquiète et ne comprend pas du tout ce qui arrive. Un jour, Jacques lui annonce qu'un de ses anciens camarades d'école lui a fait une proposition : ce dernier doit partir pour New-York et il a besoin d'un associé mécanicien qui devra apporter une trentaine de mille francs. Jacques a refusé mais l'idée de cet exil fait rêver Séverine qui trouve une solution au problème de l'argent : il faut se débarrasser de Roubaud et ce projet deviendra réalisable ( elle vendra la maison de la Croix-de-Maufras et ils utiliseront l'argent pour partir). Les deux amants organisent son assassinat par Jacques mais au moment de passer à l'acte, il est paralysé et Roubaud poursuit tranquillement sa ronde de nuit dans la gare.

Les Roubaud déménagent pour occuper l'appartement qui leur était destiné initialement lors de la prise de fonction de Roubaud.

Les relations entre les deux amants sont maintenant plus gênées, le meurtre raté planant au-dessus d'eux.

CHAPITRE X

Tante Phasie est morte et Misard cherche avec acharnement l'argent qu'elle a laissé -sans le trouver. Flore a décidé de tuer les deux amants, obsédée par sa jalousie. Elle a l'idée de dégrader les voies pour provoquer le déraillement de l'express dans lequel ils se trouvent tous les vendredis. Mais au moment de passer à l'acte, elle rencontre Cabuche qui l'empêche de mettre en oeuvre son plan. Elle trouve une solution à la dernière minute en plaçant sur la voie les chevaux et leur carriole qui étaient avec Cabuche. Pour ce faire, elle fait s'éloigner le jeune homme en le poussant à se rendre au chevet de sa mère.

Le train qui arrive a vive allure percute violemment l'attelage et les dégâts sont effroyables : la Lison est broyée, il y a de nombreux morts et blessés. Cependant Séverine est sauve et lorsque Flore la voit, elle réalise toute l'horreur de son geste. Elle se met à chercher avec acharnement Jacques et finit par le sortir des décombres. Il est sans connaissance mais il vit. On le transporte dans la maison de Séverine.

Une enquête débute pour déterminer les causes de l'accident. Accablée par le poids de sa responsabilité et par l'échec de son projet, Flore met fin à ses jours en se jetant sous un train.

CHAPITRE XI

Séverine prend soin de Jacques et l'homme se rétablit peu à peu. Mais la jeune femme est angoissée sans savoir pourquoi, elle sent juste qu'un danger la menace. Ce danger, c'est l'envie envahissante de Jacques de la tuer. Et une nuit, ne pouvant plus contrôler ses pulsions, il passe à l'acte : il égorge sa maîtresse.

Cabuche qui se trouvait dans le jardin ( il rôde toujours près de Séverine car il est fasciné par la jeune femme) voit une silhouette s'enfuir et , pris de curiosité, il entre dans la maison. Il découvre le cadavre de Séverine qui baigne dans son sang et le prend dans ses bras. A ce moment, Roubaud, qui est arrivé par le train suite à un piège tendu par les deux amants qui voulaient définitivement se débarrasser de lui, entre dans la pièce, accompagné de Misard.

CHAPITRE XII

Jacques conduit maintenant une nouvelle machine. Cabuche a été arrêté et il est en même temps accusé du meurtre de grandmorin car on a retrouvé chez lui la montre du président ( il l'avait en fait dérobée dans les affaires de Séverine). Roubaud aussi est arrêté : il est soupçonné de s'être servi de Cabuche pour arriver à ses fins. Roubaud raconte la vérité : il a tué Grandmorin mais il n'est pour rien dans le meurtre de Séverine. Personne ne veut le croire. Monsieur Carry-Lamotte détruit la lettre de Séverine envoyée au président, ultime preuve de la culpabilité du couple.

Le procès a lieu et Roubaud et Cabuche sont tous deux condamnés aux travaux forcés à perpétuité. Philomène, la maîtresse du conducteur Pecqueux, tourne autour de Jacques. Ce dernier est repris par son besoin du tuer : passer à l'acte ne l'a pas guéri.

De son côté, Misard n'a toujours pas trouvé l'argent caché par Phasie. Il s'est marié, convoitant les biens de sa nouvelle femme.

Jacques et Pecqueux, ce dernier étant complètement ivre, prennent les commandes d'un train transportant des soldats vers le Rhin (la guerre entre la France et la Prusse vient d'être déclarée). Pecqueux n'en fait qu'à sa tête et les deux hommes en viennent aux mains et, dans leur bagarre, ils s'entraînent par dessus bord : "On les retrouva sans tête, sans pieds, deux troncs sanglants qui se serraient encore, comme pour s'étouffer". Le train s'enfonce dans la nuit à vive allure, sans conducteur...

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20 juin 2010 7 20 /06 /juin /2010 23:00

claude-Gueux.jpgPRESENTATON

Récit publié en 1834, inspiré d'un fait divers ayant eu lieu le 7 novembre 1831 : Claude Gueux, voleur récidiviste emprisonné à la centrale de Clairvaux, tue M. Delacelle, le directeur des ateliers, devant d'autres détenus manifestant leur soutien. Il est condamné à mort et exécuté en juin 1832.

En 1829, Victor Hugo a publié Le dernier jour d'un condamné (rédigé en 1828). En 1832 ( année de l'exécution de Claude Gueux) ,V. Hugo ajoute une importante préface au roman : il s'agit d'un plaidoyer contre la peine de mort. En 1834, il publie sa version du fait divers dans la "Revue de Paris".

Il justifie l'utilisation de la peine de mort de la manière suivante : "le peuple souffre" et c'est cette détresse qui le pousse au crime.

RESUME

Claude Gueux vit en concubinage et a un enfant lorsqu'il est arrêté à Paris pour un vol de pain. Il est emprisonné dans la maison centrale de Clairvaux. Il est tout de suite confronté à l'autoritarisme du directeur des ateliers, M. D. Il apprend de sa bouche que sa compagne est devenue fille de joie et que l'on est sans nouvelles de son enfant. C'est un bon travailleur, il est honnête.

Rapidement, il acquiert une certaine aura sur les autres prisonniers : on le respecte au sein de la prison mais les geôliers le détestent. Claude a toujours faim. Un jour, un prisonnier, Albin, lui propose de partager sa ration de nourriture. Claude, ému, accepte. Une amitié sincère naît entre eux. Un jour, Albin est convoqué par le directeur et ne revient pas dans sa cellule. Claude demande à M. D. de réintégrer Albin mais l'autre refuse. Il a été changé de quartier et il est impossible qu'il revienne. Claude réitère sa demande plusieurs fois, mais essuie systématiquement un refus.

Le 25 octobre, il donne un délai au directeur pour faire revenir Albin ( 9 jours pleins). La date arrive mais Albin ne revient pas. Claude prend une paire de ciseaux de couturière dans la caisse située au pied de son lit ( il possède aussi un  volume dépareillé de Emile ou de l'éducation de Rousseau). Dans l'atelier, il demande aux autres prisonniers de lui prêter une hache, ce qu'ils font, en gardant le secret. Il agit ouvertement. Il fait un court discours aux autres dans lequel il explique les raisons du meurtre qu'il va commettre.

Lorsque M. D. entre, Claude lui demande une dernière fois de lui rendre Albin, l'autre lui répond encore que c'est impossible. En cinq coups de hache (dont un inutile), il le tue, devant les autres, impassibles. Puis, il se transperce la poitrine avec les petits ciseaux. Il perd connaissance.

Dans les mois suivants, on le soigne puis il est jugé et condamné à mort. Il se pourvoit en cassation à la demande d'une bonne soeur qui l'a soigné. En juin, il est guillotiné.

Suit un longue partie argumentative  sur les lacunes de la société qui conduisent à de telles condamnations à mort.

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18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 13:54

 

le_meilleur_des_mondes.jpgRoman publié en 1932, rédigé par l'auteur anglais A. Huxley en à peine quatre mois. Il s'agit d'une utopie futuriste et pessimiste qui imagine le monde en 2500.

 

L'histoire débute à Londres en l'an 632 de "Notre Ford". Le Directeur de l'Incubation et du Conditionnement (DIC) fait visiter la salle de fécondation à des étudiants qui ont le privilège de le suivre. Il leur explique ce qu'est "le procédé Bokanovsky" qui permet d'obtenir 96 êtres humains à partir d'un seul œuf et qui est un "instrument majeur de la stabilité sociale". Le DIC croise Mr Foster, un jeune homme blond qui passe par hasard près d'eux, et lui propose de les accompagner dans leur visite après lui avoir demandé quelques précisions scientifiques. Ils arrivent ensuite dans la salle des embryons : ceux-ci sont couvés mais surtout ils sont prédestinés et conditionnés. En variant leur oxygénation, on produit différents types d'individus : les Alpha, Béta qui appartiennent aux classes supérieures et les Gamma, Epsilons qui forment les castes les plus basses. Ils visitent ensuite rapidement la salle de décantation avant de se diriger vers les pouponnières. (chap1)

Dans les pouponnières les bébés des castes inférieures sont conditionnés dès leur premier âge pour détester le beau (les fleurs) et les livres pour des raisons de politique économique. Ainsi chaque individu, en fonction de la caste à laquelle il appartient est formaté pour les besoins de l'état. Puis, ils arrivent dans une salle dans laquelle l'éducation morale se fait par "l'hypnopédie", technique qui consiste à diffuser des principes moraux aux enfants pendant leur sommeil. (chap2)

Ils sortent ensuite dehors dans le jardin. Des enfants sont en train de pratiquer des "jeux sexuels rudimentaires". Les DIC apprend aux étudiants qu'auparavant, avant l'époque de leur Ford, ce type de jeux était interdit avant l'âge de 20 ans. Tous sont très surpris et ne comprennent pas pourquoi.

Au cours de sa promenade, le groupe rencontre sa Forderie Mustapha Menier, l'Administrateur, personnage extrêmement important puisqu'il s'agit d'un des dix Administrateurs Mondiaux. Ce dernier rappelle quelques préceptes fondamentaux :"L'Histoire, c'est de la blague", l'horreur de vivre en famille, de la monogamie et des sentiments romanesques.

Pendant ce temps Lenina Crowne, infirmière, arrive dans le vestiaire des dames. Elle retrouve Fanny, une de ses collègues avec qui elle discute. Cette dernière lui apprend qu'elle ne se sent pas très bien depuis quelques temps et que le docteur lui a conseillé de prendre un "Succédané de Grossesse". Lénina, de son côté, sort depuis environ 4 mois avec Henry Foster. Fanny est très surprise par cette relation qui dure et par la fidélité des amants l'un envers l'autre. Elle conseille à Lenina de se laisser courtiser par d'autres hommes car le directeur n'apprécierait pas ce genre de relation stable s'il en était informé. Lenina accepte et dit qu'elle fera les efforts qu'il faut, elle a d'ailleurs des vues sur Bernard Marx, un Alpha-Plus, ingénieur en hypnopédie.

De son côté Henry Foster parle avec le Prédestinateur-Adjoint de Lenina. Ce dernier annonce qu'il a bien l'attention d'avoir la jeune fille. Bernard Marx entend ce qu'ils disent et pâlit, il trouve choquant que l'on parle de la jeune fille comme d'un morceau de viande. Les conversations des uns et des autres s'enchaînent,, se croisent jusqu'à la fin de chapitre 3. (chap3)

Lenina entre dans l'ascenseur dans lequel de nombreux hommes qu'elle a fréquentés se trouvent. Elle se dirige vers Bernard Marx et lui demande devant tout le monde si leur projet de voyage ensemble au Nouveau-Mexique tient toujours. L'homme est très gêné et elle sort avant qu'il n'ait le temps de lui répondre. Elle rejoint Henry qui l'emmène en hélicoptère faire un tour de Golf-Obstacles. (chap4, I)Bernard est un homme curieusement anormal : il souffre, est mal dans sa peau et ses relations sont parfois difficiles avec ses congénères. (chap4, II)

Lenina et Henry quittent le golf et se rendent chez le jeune homme. Ils descendent dans la salle à manger commune. A la fin du repas, ils prennent des comprimés de soma, une drogue euphorisante légale. Puis, ils se rendent au cabaret. Après avoir dansé et connu un bonheur  euphorique, accentué par de nouvelles doses de soma, ils rentrent chez Henry. (chap5, I) Bernard se rend à la chanterie pour un office de solidarité (une cérémonie religieuse dédiée à Ford). Il s'installe et avoue à sa voisine qui l'interroge qu'il n'a pas joué de la journée, ce qui provoque un silence gêné. Lorsque la cérémonie commence, il y reste étrangement étranger malgré la consommation de soma. A l'issue de cet office, il se sent misérablement seul et isolé. (chap5, II)

Lenina se demande si c'est une bonne idée de partir en  voyage avec Bernard. Elle le trouve bizarre : il revendique une intimité, il refuse de prendre des comprimés de soma quand il est triste, critique l'éducation qu'ils reçoivent dès leur plus jeune âge... mais il a la possibilité de l'emmener dans la réserve sauvage du Nouveau Mexique et elle a très envie de s'y rendre. (chap6, I) Alors que Bernard se rend chez le directeur, il est reçu avec froideur : c'est à contre-coeur que le directeur lui signe l'autorisation pour aller dans la réserve sauvage. Cependant, son supérieur lui raconte un anecdote vécue lors de sa visite dans cette réserve, il y a une vingtaine d'années. La femme qui l'accompagnait a subitement disparu et on ne l'a jamais retrouvée. Puis, il se met en colère, regrettant d'avoir raconté cet épisode. Il menace Bernard de le faire changer de lieu de travail s'il n'est pas plus respectueux des règles de convenances : il lui promet l'Islande. Bernard prend la menace de haut. ( chap. 6, II).  Bernard et Lenina arrivent près de la Réserve. Bernard se souvient qu'il a laissé un robinet ouvert et appelle son ami Helmholtz Watson. Ce dernier lui apprend qu'il va être expédié en Islande. (chap6, III)

Bernard et Lenina marchent dans la réserve avec leur guide ( qu'elle trouve bizarre). Ils rencontrent des Indiens, découvrent leur milieu de vie. Lenina est dégoûtée par la saleté des lieux et horrifiée lorsqu'elle aperçoit le physique d'un vieil homme ou lorsqu'elle assiste à une scène d'allaitement. Cependant, l'espace d'un instant, elle est envoûtée par la musique des tambours; puis elle est de nouveau choquée par le spectacle d'une cérémonie de sacrifice. Ni l'un, ni l'autre n'ont de soma pour se réconforter.

Ils rencontrent un homme qui aurait aimé être le sacrifié de cette cérémonie. Celui-ci leur raconte son histoire : sa mère, une Civilisée, est entrée dans la Réserve, accompagnée de son amant civilisé de l'époque, mais elle était enceinte de lui et s'est sentie obligée de rester ( on accouche pas chez les Civilisés, les enfants sont créés dans des éprouvettes). Bernard comprend que celui qui l'accompagnait est le DIC qu'il connaît (Thomas) et qu'il a en face de lui son fils qui est né dans la réserve à Malpais.

De son côté, Lenina converse avec Linda, la mère. Elle trouve la vieille femme répugnante. Cette dernière lui raconte comme elle a du mal à s'adapter à la vie dans le réserve mais qu'elle n'avait pas d'autre choix. (chap. 7)

John raconte à Bernard la manière dont sa jeunesse s'est déroulée : il ne tolérait pas les visites des hommes dans la chambre de sa mère. Celle-ci buvait beaucoup pour pouvoir supporter ses difficiles conditions de vie. Popé est l'homme qui vient voir sa mère le plus régulièrement. L'enfant le déteste. Un jour, John le tue alors qu'il est endormi à côté de sa mère. Plus tard, la femme dont il est tombé amoureux éouse un autre homme. John se sent mal et en fait part à Bernard.

Bernard demande à John s'il aimerait venir avec eux chez les Civilisés. Le jeune homme accepte et propose de faire aussi rentrer sa mère. Il est fou de joie à l'idée de découvrir leur monde et de pouvoir continuer à fréquenter Lenina qui le fascine. (chap. 8)

Bernard obtient les autorisations nécessaires pour faire entrer John et Linda dans le monde des Civilisés. John parvient à entrer dans la chambre de Lenina qui est endormie ( elle a pris plusieurs comprimés de soma). Il est fasciné par sa beauté et par tout ce qui la concerne. (chap. 9)

Le directeur et Henry Foster annoncent à Bernard qu'il est envoyé en Islande car il présente un danger pour la société. Aussitôt, ce dernier leur annonce qu'une raison l'empêche de partir et il fait entrer Linda, puis son fils. La femme reconnaît son ex-compagnon et l'accuse publiquement de l'avoir mise enceinte. Son fils l'appelle "Mon père" de manièree obsène et insistante. (chap. 10)

Linda passe son temps au lit abrutie par des quantités de soma qu'on lui laisse prendre à volonté. Bernard devient une personne importante et considérée. John visite les lieux stratégiques du monde civilisé ( usines, bibliothèque, école, ...). Bernard rédige un rapport sur le comportement et les réactions face a du Sauvage face au monde qu'il découvre.

Lenina est attirée par John mais celui-ci ne la touche pas, y compris à l'issue d'une sortie au cinéma odorant qu'ils font ensemble. (chap. 11)

John refuse de se rendre à une rencontre organisée par Bernard avec d'autres Civilisés dont Lenina. Celle-ci est très déçue. Pendant ce temps, le Sauvage lit Romeo et Juliette.

Helmholtz, avec qui Bernard s'est réconcilié) et le  sauvage éprouvent de la sympathie l'un pour l'autre et Bernard en est jaloux. Il manigance des petites vengeances. (chap. 12)

Déterminée, Lenina se rend chez John pour le séduire. Rapidement, il lui déclare son amour mais elle le trouve très bizarre et ne comprend pas toute la démonstration de sa passion. Elle se déshabille pour se donner à lui mais il prend peur et la repousse brutalement. (chap. 13)

John se rend au chevet de sa mère mourante. Il est profondément attristé par son état et chasse un groupe d'enfants présents sur les lieux en vue du conditionnement à la mort. L'infirmière ne comprend pas son attitude, pour elle la mort est un fait, rien de plus. Linda meurt après avoir appelé Popé, semi-consciente. (chap. 14)

Dans l'hôpital, John assiste à la distribution de soma aux Deltas. Il interpelle les hommes qui font la queue pour obtenir leurs comprimés : il leur dit de ne pas prendre cette drogue qui empêche leur liberté. Bernard est appelé pour tenter de calmer la sauvage. Helmholtz se place du côté de John. Après avoir hésité, Bernard se joint aux deux hommes. Tous trois sont arrêtés. (chap. 15)

Mustapha Menier cherche à comprendre le comportement du sauvage. John lui explique qu'il n'aime pas leur société. Il propose d'en changer certains aspects mais on lui répond que c'est impossible. Helmholtz est envoyé dans les Iles Falkland. (chap. 16)

Mustapha et John poursuivent leur conversation philosophique. Ils abordent le thème de la religion. (chap. 17)

Le sauvage se retire dans un phare, loin de la société des Civilisés, après avoir acheté de quoi subvenir à ses besoins. Quelques temps plus tard, il est dérangé par un reporter qu'il chasse d'un coup de pied. Tous ceux qui s'approchent sont immédiatement repoussés par John. Il s'inflige des châtiments corporels quand il a des pensées impures (Lenina). Un reporter parvient à son insu à tourner un reportage sur lui, le film remporte un grand succès. Alors, une nuée d'hommes arrivés par hélicoptère se présentent, accompagnés d'une femme, avides d'observer le spectacle d'auto-flagellation du sauvage. Lors de leur dernière visite, ils repartent bredouilles... (chap. 18)

 

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17 juin 2010 4 17 /06 /juin /2010 20:17

les bonnesPièce écrite en 1947.

Cette pièce a inspiré Claude Chabrol pour la réalisation de La Cérémonie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(Les bonnes ont changé de rôle)

Claire joue Madame. Solange joue le rôle de Claire et/ou de Solange.

Madame se croît accusée par ses domestiques d'avoir entraîné l'emprisonnement de Monsieur et elle s'en défend. Elle est très agressive et s'en prend tour à tour à l'une ou l'autre. Puis Solange se rebiffe : "J'en ai assez d'être un objet de dégoût. Moi aussi je vous hais". Claire devient elle-aussi agressive. C'est la "révolte des bonnes". La maîtresse est accusée de convoiter Mario le laitier - qu'une des bonnes semble apprécier. Alors que Solange semble être sur le point d'étrangler sa maîtresse, le réveil sonne (il annonce l'arrivée imminente de Madame).

Toutes deux retrouvent leur rôle de bonne. Les deux femmes sont soeurs, Solange est l'aînée. Elles remettent tout en place avant l'arrivée de Madame. On apprend que c'est Claire qui a rédigé la lettre qui a débouché sur l'arrestation de Monsieur. Solange espère la mort de sa maîtresse pour hériter. Les soeurs se mettent à se disputer. Claire accuse Solange d'aimer Monsieur. Leur discussion est pleine de haine. Solange reconnaît qu'elle a voulu étrangler madame, mais qu'elle n'est pas allée jusqu'au bout.

Le téléphone sonne : il s'agit de Monsieur. Il apprend à Claire qui a décroché que le juge le laisse en liberté provisoire. Elles prennent peur d'être découvertes : l'une pour avoir envoyé Monsieur en prison, l'autre pour avoir tenté d'étrangler Madame.

Claire décide de tuer leur maîtresse en plaçant du gardénal dans sa tisane de tilleul. Solange quitte la scène, Madame entre. (P. 65) Elle affirme qu'aimant Monsieur, elle le soutiendra jusqu'au bout, qu'il soit coupable ou non des vols dont on l'accuse. Son chagrin l'accable. Elle affirme l'affection qu'elle porte aux bonnes et confirme qu'elles seront son héritière. Solange apporte le tilleul mais Madame ne le boit pas. Elle se rend compte que le récepteur du téléphone n'a pas exactement la même place et les bonnes sont obligées de lui dire qu'il a appelé et qu'il l'attend au "Bilboquet". Madame sort.

Solange reproche à Claire de ne pas avoir su faire boire la tisane à Madame. Toutes deux paniquent, certaines qu'elles vont être découvertes.

(Claire reprend le rôle de Madame, Solange joue tour à tour l'une ou l'autre des deux bonnes) (P. 96)

Madame -Claire- tient des propos très violents sur les domestiques. Solange se dirige vers elle. Claire et Madame semblent se confondre, elles prennent peur face à sa femme qui veut les tuer - elle et son rôle. Puis Claire demande à Solange de lui verser son tilleul mais cette dernière refuse. Finalement, elle se laisse convaincre et sert la tisane à sa soeur.

Claire est allée jusqu'au bout : elle a joué le rôle de Madame jusqu'à la mort.

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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 09:42

Micromegas.gifConte philosophique paru en 1752.

Ce conte décrit la visite de la terre par un être venu de la planète Sirius nommé Micromégas.

 

Micromégas est un géant de 32 km de haut, jeune savant parlant 1000 langues, vivant quelques millions d'années et habitant la gigantesque planète Sirius. A la suite de travaux scientifiques contestés par les fanatiques du clergé de sa planète, il doit s'exiler : il est condamné à ne pas se présenter à la cour pendant de longues années. C'est alors qu'il décide de voyager dans l'univers en espérant découvrir un monde meilleur.

Il se rend sur la planète Saturne et se moque tout d'abord de la petite taille de ses habitants ( 2 km de haut). Il perd néanmoins son sentiment de supériorité en s'apercevant qu'un "être pensant peut fort bien n'être pas ridicule pour n'avoir que 6000 pieds de haut". Il se lie d'amitié avec un habitants de Saturne, secrétaire de l'académie des sciences. Ensemble, ils quittent Saturne. Ils se rendent sur Jupiter, puis sur Mars.

Ils reprennent leur route en s'entretenant des sujets les plus divers et arrivent sur la terre sans même s’apercevoir de l'existence de ses habitants dont les proportions sont si réduites qu'elles échappent à leurs sens. Ils font d'un diamant une sorte de loupe qui leur permet de découvrir l'espèce humaine. Arrivés en plein océan arctique, ils rencontrent un navire qui revient d’une exploration du cercle polaire. Saisissant le bateau dans sa main, Micromégas entreprend de communiquer avec les savants du bord, qui apparaissent comme autant d’insectes conscients. S’ils parlent fort bien de sciences ou de métaphysique, ces microbes hélas, sont plus inquiétants lorsqu’ils exposent leurs idées philosophiques : ils soutiennent que leur pouvoir vient d'un Dieu qui a créé l'univers pour les hommes. Une tempête soudaine interrompt le colloque : tout disparaît aux yeux des voyageurs jusqu'à ce que Micromégas retrouve dans une poche de sa culotte le vaisseau ainsi que l'équipage, auquel il adresse des paroles pleines de bonté tout en déplorant l'orgueil ridicule de ces êtres minuscules.

Effrayés et déçus par ces petits hommes grotesques et imbus d’eux-mêmes, les deux géants reprennent leur route interstellaire en laissant tout de même à la Terre un livre, qui apparait finalement vierge aux terriens. La métaphysique est vaine parce que l'homme ne peut trouver de solution à un Univers qui le dépasse, c'est le sens de la parabole du livre blanc qui clôt le conte. L'homme doit esquiver la tentation de rechercher la vérité absolue: la raison du monde échappe à l'intelligence humaine. Micromégas s'achève sur une leçon d'humilité.

 

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Profil

  • Everina
  • J'adore lire... Je dévore une soixantaine de livres par an, surtout des romans. Je lis des classiques français, des textes actuels et de la littérature anglo-saxonne.
J'aimerais partager mes coups de coeur, mes lectures du moment, mes résumés..
  • J'adore lire... Je dévore une soixantaine de livres par an, surtout des romans. Je lis des classiques français, des textes actuels et de la littérature anglo-saxonne. J'aimerais partager mes coups de coeur, mes lectures du moment, mes résumés..

La liste de Léo, 10 ans

ete-2009-257.jpgLéo est en CM2. Ce qu'il préfère lire, ce sont les ouvrages documentaires. Les techniques, il adore... Cependant, de temps en temps, il se plonge dans un roman. Ah oui,j'oubliais, il adore lire et relire les Tom Tom et Nana.


En ce moment son livre préféré, c'est Comprendre comment ça marche aux éditions  NATHAN.images-copie-2

Il a lu aussi un roman policier : Gare au carnage, Amédée Petipotage, écrit par Jean-Loup Crépeau.
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Petit roman portable de Rachel Hausfater et Yaël Hassan: C'est l'histoire -en quelques dizaines de pages- de Chloé qui perd son  portable. Quelqu'un le ramasse et nous voilà en train de suivre le parcours du téléphone...
Ce texte est un dialogue très rythmé entre différents personnages. Il est très facile à lire, le vocabulaire y est très actuel ( un peu comme le téléphone). Et il n'y a aucune description. Impossible de le lâcher avant que Chloé ait enfin retrouvé son objet préféré et indispensable... Lecture-plaisir garantie...
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En ce moment, il lit La Sixième de Suzie Morgenstern et c'est d'actualité car il ne reste que quelques mois avant de faire le grand saut...

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La liste de Roméo, 15 ans

Roméo vient d'eete-2009-137.jpgntrer en seconde en septembre. Ce n'est pas un gros bosseur mais il est passionné par le 7ème art. Alors, au lieu de lire, il préfère regarder des films. je peux vous dire qu'il en a vu! et qu'il en voit encore et encore... Son genre préféré, cest le film d'horreur, d'ailleurs, il adore aussi en tourner. Il imagine des scénarios terribles dans lesquels il met son entourage à contribution. Chacun des membres de la famille a droit à son rôle. Quant aux lieux de tournage... ils dépendent de l'endroit où on se trouve. En Bretagne, dans l'Aveyron, à la maison. Ses films, ou au moins leur bande-annonce sont en ligne...
Heureusement, depuis peu, il se tourne vers d'autres genres...


Bon de temps en temps, il est bien obligé de lire, au moins pour le cours de français.

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Récemment, il a bien aimé Le Joueur d'échec de S. Zweig.
Il adore Le portrait de Dorian Gray de Oscar Wilde. En plus, il a travaillé sur une adaptation cinématographique en classe...

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Actuellement, il lit ( de force, pour le lycée ) Les Souffrances du Jeune Werther de Goethe.

Oeuvre tout d'abord anonyme publiée en 1774 par un libraire en Allemagne. Ce récit par lettres fut un scandale, accusé de faire l'apologie du suicide.

Cela n'empêche par le succès du texte, en Allemagne d'abord puis au delà des frontières et Mme de Staël écrira que Werther a causé plus de suicides que la plus belle femme du monde...

Voir le résumé des toutes premières lettres...images-copie-45.jpg

 

La liste de Salomé, 16 mois...

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UN LIVRE A LIRE ET A CHANTER

"L'était une petite poule grise ...
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Mais aussi
Un petit livre cartonné...
"Oh! le petit chat!
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Bonjour, le petit chat!"



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Sans oublier

La Maison du Petit Chaperon rouge

(éd. Casterman)

"Dans la maison du petit chaperon rouge, le loup s'est déguisé en grand-mère, après l'avoir mangée..."

Des illustrations et un texte rigolos pour revisiter ce conte classique de Perrault.

animôme (l'école des loisirs)images-copie-44.jpg
"Moi c'est Gaston
le p'tit cochon
et j'ai la queue
en tire-bouchon
.
Plein de couleurs, un texte court de quatre vers associé à chaque dessin d'animal à la manière d'une comptine. L'ensemble est joyeux et chantant. Livre cartonné.
Salomé adore et nous le met souvent entre les mains...







ZOOM SUR... Mon coup de coeur

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images-copie-47.jpgLe mec de la tombe d'à côté
Roman suédois qui traduit en de nombreuses langues. C'est un grand succès, paraît-il ( source : les éditeurs ).
 Paru en 2009 chez Actes Sud. 7,5 euros. 253p.

En ce moment, je lis...


Gatsby le Magnifique

F. Scott Fitzgeraldimages-copie-41.jpg

Que lire au lycée?

Que lire quand on est élève de lycée?
Pas facile  de choisir un livre qui soit sympa et qui permette en même temps de se constituer une petite culture littéraire pour réussir les épreuves du bac.

Voici quelques idées de lectures... réparties en trois catégories :
- pour les "picoreurs",
- pour les "appétits modérés",
- pour les "boulimiques"...