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13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 09:50

Roman de l'écrivain français d'origine suisse, publié en 1925. 

 

Un jour de mai 1834, Suter, "fuyard, rôdeur, voleur", s'embarque au Havre à destination de New-York. Il a 31ans, et il laisse sa femme et ses 4 enfants en Suisse. Il fuit le milieu familial et sa terre natale qui semble sans promesse. Il n'a pas un sou en poche. Pendant deux ans, il exerce toutes sortes de petits métiers mais il est irrésistiblement attiré vers l'Ouest. Il se rend à Saint-Louis en continuant d'exercer une série de petits boulots. Patiemment, il lie conversation avec tous les aventuriers ou marchands qui reviennent de l'Ouest. Et toutes les informations qu'il reçoit concordent : plus à l'ouest, il existe des terres mystérieuses, fertiles, opulentes. A Santa Fé, chez les Indiens, il apprend l'existence d'un "autre pays s'étendant encore beaucoup plus loin à l'Ouest, bien au-delà des montagnes rocheuses, au-delà des vastes déserts de sable". Ce pays, c'est la Californie. En 1838, Suter tente le grand voyage. En 1839, il arrive à Honolulu, où il a l'idée de se procurer des travailleurs pour la Californie en faisant la traite des populations canaques des îles. Pour cela, il fonde une société, puis entreprend la dernière partie de son voyage.

En 1839, la Califorie est une province de la République de Mexico, mais le pays est à peine exploré et Suter obtient facilement d'importantes concessions. Avec les esclaves canaques et la poignée d'aventuriers blancs qu'il a recrutés, il édifie un immense domaine, "La Nouvelle Helvitie" où les moissons rapportent beaucoup. Manoeuvrant habilement entre les intérêts du Mexique et ceux des Etats-Unis, luttant avec sa petite armée contre les tribus indiennes, il devient le propriétaire de terres immenses, aux revenus fabuleux. Il est comme le roi incontesté d'un véritable petit état. Mais en janvier 1848, le coup de pioche d'un charpentier provoque la découverte de gisements d'or sur ses terres. La nouvelle se répand très rapidement.  Des dizaines de milliers d'hommes arrivent en Californie et envahissent la "Nouvelle Helvétie". Les champs, abandonnés par les cultivateurs sont dévastés ou retournent en friche. Suter est ruiné. Pourtant, il détient des titres de propriété délivrés par le gouvernement mexicain et, si ces titres étaient reconnus, Suter serait à la fois propriétaire des plus riches gisements d'or et des terrains sur lesquels s'édifient en quelques années des villes immenses, telle San Francisco. Malheureusement pour lui, la Califormnie vient justement en 1848 d'être rattachée aux Etats-Unis et de nouveaux arrivants exhibent des titres de propriété américains. Suter décide d'intenter un procès au gouvernement américain. Ceci provoque une grande colère dans toute la Californie : émeutes, ses derniers domaines sont ravagés, les pièces du dossier brûlées. Suter perd son énergie et se transforme en "loque humaine". Durant 30 ans, avocats et escrocs vont exploiter son désespoir. Il est seul car il a perdu sa femme qui, à l'issue du voyage qui l'a ramenée près de son mari. Elle est morte d'épuisement peu de temps après son arrivée. Réduit à une grande misère, Suter meurt à 77 ans lorsqu'en guise de plaisanterie, un gmin lui annonce qu'il a gagné son procès.

25 décembre 2012 2 25 /12 /décembre /2012 18:31

 

Prix page des libraires 2011

 

J'ai commencé la lecture de ce roman en me demandant bien ce que j'allais y trouver... Le texte de la quatrième de couverture m'a paru très obscur et les premières lignes assez indéchiffrables. Je pense que, spontanément, je n'aurais pas acheté ce livre en librairie.

Cependant, peu à peu, je me suis laissée absorber par le texte qui m'en rappelait d'autres. "Aux champs", d'abord, de Maupassant car les personnages de ces récits ont un point commun : tous deux ont été cédés par leur mère à une femme qui ne pouvait avoir d'enfant. Anna, le personnage principal est une fillus de anima. J'ai aussi aimé retrouver l'ambiance qui ressemble un peu au Soleil des Scorta de Laurent Gaudé ou à celle d'une nouvelle de Marguerite Yourcenar "La Veuve Aphrodisia"- car le récit se déroule en Sardaigne ( dans un passé indéterminé). Bien sûr, ces textes ne racontent pas les mêmes histoires, les mêmes destins mais le climat et les caractères y sont méditerranéens. Il fait chaud, on vit dehors, tous les habitants du village se connaissent et s'épient.

Mais il est difficile de trouver un fil conducteur au texte tant qu'on ne l'a pas terminé. Bien sûr, on suit le parcours de Maria Listru et de sa mère adoptive mais on se demande bien où le narrateur veut nous embarquer, d'autant que l'ensemble comporte à peine 200 pages. Je regrette un peu que certains chapitres aient été si courts : j'ai aimé notamment le passage de la jeune fille à Turin et j'ai été déçue que cet épisode n'ait pas été plus développé. La description des relations entre Anna et les autres personnages aurait pu, selon moi, être plus approfondie.

Il y avait avec cette histoire matière à faire un plus long récit que celui-ci, qui ressemble, tel qu'il est construit, davantage à une nouvelle qu'à un roman. On a un peu l'impression de passer à côté de quelque chose...

11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 15:14

 

La Curée est un roman d’Émile Zola paru en 1871. Deuxième volume de la série Les Rougon-Macquart (qui en comprend 20), il a pour thème la vie débauchée dans le Paris du Second Empire alors que la ville est en pleine mutation.

 

CHAPITRE I

 

Le roman débute au Bois de Boulogne par une soirée d'automne. Renée et Maxime se promènent en voiture. Les deux amis observent leur environnement et ceux qui s'y promènent, essentiellement des nobles et des gens de la haute société de leur connaissance. Maxime est le fils issu du premier mariage du mari de Renée, Aristide Saccard. Renée se montre désabusée, très critique à l'égard de son mode de vie luxueux dans lequel rien ne lui est impossible : elle a tout ce qu'elle veut. Cependant, elle se sent malheureuse. Maxime lui dit qu'elle ne peut se plaindre.

Renée rentre chez elle : elle habite un magnifique hôtel particulier parisien dans le parc Monceau. En voyant tout le luxe qui l'entoure, elle se promet d'adopter un mode de vie plus raisonnable, moins onéreux. Le soir même, une grande réception est organisée par son mari. Plus d'une vingtaine de personnalités sont présentes : hommes politiques, entrepreneurs, et tout un ensemble d'hommes de pouvoirs et d'associés de son mari. Ils sont, pour la plupart, accompagnés de leur épouse. La décoration intérieure, le repas et les mets sont très luxueux. Renée s'ennuie toujours. Elle semble seulement intéressée par Maxime qui fait la cour à Laure d'Aubigny, une femme demi-mondaine. En fin de soirée, elle est gagnée par la volupté et semble éprouver une pointe de jalousie quand elle constate la complicité du couple qu'elle épie. Maxime et Renée semblent d'ailleurs entretenir une relation assez ambiguë ( on les perçoit plutôt comme des complices très intimes).

 

CHAPITRE II

 

Il s'agit d'un retour en arrière sur le parcours d'Aristide. Originaire de Plassans, il regrette son impossibilité d'ascension sociale liée à son statut de provincial. Après la proclamation du Second Empire en décembre 1852, il décide d'aller vivre à Paris pour faire fortune. Il y emmène sa femme ( une personne assez effacée) et sa fille mais laisse son fils Maxime qui est selon lui une entrave à sa réussite. Il compte beaucoup sur l'aide de son frère Eugène Rougon, alors député à Paris. Ce dernier le reçoit mais n'a dans un premier temps pas de poste à lui proposer. Il lui demande d'être patient et de changer de nom : Aristide Rougon devient Aristide Saccard. Au bout de quelques mois, il obtient pour lui un poste peu intéressant d'agent voyer à la mairie de Paris et, face au désappointement de son frère, déclare que ce dernier doit être patient et habile s'il veut grimper les échelons. Aristide se montre alors très consciencieux et très attentif à tout ce qui se passe autour de lui pour pouvoir dés que possible avoir la possibilité d'être reconnu. Il est très intéressé par tout ce qui concerne les projets immobiliers parisiens car la ville est en pleine expansion ( volonté napoléonienne). Au moment où il croit enfin pouvoir faire des affaires, il manque cruellement d'argent. Il sollicite de nouveau son frère mais celui-ci ne l'aide pas. Il se tourne alors vers sa sœur qui vit aussi à Paris : Sidonie. Cette dernière a de nombreuses relations. Elle est officiellement commerçante mais elle a aussi su se constituer tout un réseau de relations, rendant service aux uns et aux autres notamment dans le domaine financier et en jouant le rôle d'entremetteuse. Elle lui laisse comprendre qu'elle ne pourra rien pour lui tant qu'il sera marié. Parallèlement, elle se lie d'amitié avec sa belle-sœur. Mais rapidement cette dernière tombe malade. Alors qu'elle vit ses derniers instants, Sidonie informe son frère d'une opportunité : une jeune femme issue d'une grande famille bourgeoise est dans une situation délicate car elle enceinte de trois mois sans être mariée. Elle cherche un mari et sa famille propose une dot conséquente. Sidonie demande à Aristide si cette affaire l'intéresse mais ce dernier hésite car sa femme est encore vivante. Finalement il accepte, voyant une belle opportunité financière. Quelques heures plus tard, sa femme agonise en le regardant comme si elle était au courant de ce que son mari avait manigancé avec Sidonie. Clotilde, leur fille, est envoyée chez un autre de leur frère qui habite Plassans. Le mariage se fait. Aristide va pouvoir s'enrichir car il dispose enfin d'une somme à investir et de biens fonciers qui vont lui permettre de spéculer. Renée trouve son mari laid mais s'accommode de cette situation. Peu de temps après le mariage, elle fait une fausse-couche. Très rapidement, elle s'installe dans cette nouvelle vie très confortable pour elle sur le plan matériel et, pendant qu'elle se distrait avec de nouvelles toilettes, son mari monte sa première grande affaire. C'est le début d'une fortune faite à partir de transactions malhonnêtes et de l'aide de son complice Larsonneau. Parallèlement, il se constitue un réseau d'hommes de pouvoir parmi lesquels M. Toutin-Laroche et le baron Gouraud. Ces deux derniers sont d'ailleurs eux-mêmes inquiétés par diverses affaires : le baron est un adorateur du trône et prêt à tout pour augmenter son pouvoir et sa richesse, c'est aussi un gros bonhomme qui aime les très jeunes filles, l'autre, sénateur, a les même ambitions et les mêmes idées pour les combler. Saccard les tire d'affaires louches dans lesquels ils sont inquiétés et gagne ainsi leur confiance.

Retour en arrière sur l'enfance de Renée et de Christine. Elles ont été élevées dans une grande maison bourgeoise austère et sombre mais leur tante a su égayer leur vie en aménageant une belle pièce lumineuse et uniquement destinées aux deux enfants dans leur demeure. Maintenant que Rénée est mariée, son père n'éprouve aucun respect ni amitié pour Saccard. Les deux hommes n'ont rien en commun.

 

CHAPITRE III

 

Renée accueille Maxime que son père a décidé de faire venir dans la demeure parisienne, en partie parce que cela contribuera à son image d'homme respectable. Lorsqu'il arrive à Paris, Maxime n'a que 13 ans. Immédiatement, une amitié, une complicité naît entre lui et Renée qui se propose de faire son éducation. Il adhère tout de suite à ce nouveau mode de vie, fréquente avec joie les amies de Renée et participe à toutes les activités autour de leurs tenues vestimentaires. Il peu intéressé par ses cours au collège et passe la plus grande partie de son temps avec sa belle-mère et ses amies à suivre leurs histoires de cœur. Plus tard, il met enceinte une servante et celle-ci doit s'exiler à la campagne.

Pendant ce temps, Aristide poursuit sa conquête de Paris. Il est satisfait des relations qui unissent sa femme et son fils. Il se jette à corps perdu dans les affaires, y passant la plus grande partie de son temps et usant de tous les moyens frauduleux pour gagner de l'argent. Tout lui réussit et sa fortune augmente à grande vitesse. Il s'associe même à deux entrepreneurs qui vont contribuer à le propulser au sommet. Il tire de l'argent de l'état, de la mairie et monte même une grande entreprise financière respectée. Les occupations de Maxime sont si prenantes que Renée vit comme une femme non mariée, ne rencontrant son mari que de temps en temps et prenant des amants pour s'amuser ( aucun ne déclenche en elle de véritable passion). Sa personnalité est d'ailleurs difficile à cerner.

Maxime a grandi et c'est maintenant lui qui instruit Renée. Il est passionné par les hommes et les femmes qui appartiennent à l'univers de sa belle-mère et collecte les informations à leur sujet. Il entretient des relations tout aussi inhabituelles avec son père, tous deux fréquentent les mêmes lieux et parfois les mêmes femmes. Rien ne porte à croire qu'ils sont père et fils.

Les Saccard s'enrichissent encore, ils vivent dans une abondance qui s'étale devant tous et emménagent au Parc Monceau. Ils fréquentent tous les hommes de pouvoir, Renée est même remarquée par l'empereur lui-même alors qu'elle a réussi à se faire inviter au bal de la cour grâce à l'intervention de son beau-frère le ministre.

 

CHAPITRE IV

 

Renée continue de s'ennuyer. Elle n'a qu'une envie : aller au bal donné par l'actrice Blanche Muller. Maxime l'accompagne après avoir réussi à leur procurer une invitation. L'hôte habite dans un appartement luxueux. Mais Renée se lasse vite et elle quitte le bal assez tôt dans la soirée, accompagnée de Maxime. Il l'invite à souper dans une des cabinets qu'il semble avoir l'habitude de fréquenter. Rapidement, leur intimité se renforce. Renée mange avec appétit tandis que Maxime picore dans son assiette. Elle fait mettre le serveur à la porte et le couple se retrouve totalement seul. Grisé, Maxime l'embrasse et tous deux se retrouvent comme sonnés, dégrisés par ce qu'ils viennent de faire. Plus tard, ils rentrent ensemble en voiture, toujours terriblement gênés. Mais au fond, aucun des deux ne se sent réellement coupable. Le lendemain, le jeune femme garde la chambre, toute à ses pensées. Saccard vient lui rendre visite. Il vient lui dire qu'il ne peut honorer toutes ses dépenses car il se trouve dans une situation financière nouvelle : il manque de liquidités. En fait, Saccard est totalement à court de liquidités malgré son train de vie et il a terriblement peur que cela se sache ( il perdrait sa crédibilité, ce qui serait fatal pour ses affaires). Pour ne pas perdre la face, il monte une opération avec Louise d'Aubigny en liquidant en public une partie de dettes de la jeune femme. Personne, ainsi ne se doute de ses soucis financiers. La vérité est qu'il a dilapidé la majeure partie de la fortune de sa femme. De plus, il n'est pas tranquille car Larsonneau, son associé du début à des documents compromettant le concernant. Le mari et la femme trouvent un arrangement provisoire pour pallier leurs difficultés financières. Saccard, en partant, embrasse sa femme dans un élan fougueux. Elle en reste toute surprise car ils n'ont plus ce genre de relations depuis bien longtemps.

Renée reçoit la visite de Sidonie qui flaire qu'elle va pouvoir faire des affaires avec la jeune femme. Mais Renée ne veut pas s'endetter par l'intermédiaire de sa belle-sœur. Elle résout son problème de dette auprès de son tailleur en lui versant un acompte.

Le lendemain, elle se rend au bal du ministère. Elle y est radieuse et Saccard, aussi présent, goûte au succès de sa femme. Maxime, invité lui-aussi, raccompagne Renée plus tard dans la soirée. Il monte avec elle dans son appartement particulier. Ils consomment leur amour et Maxime quitte la jeune femme au petit matin. Tous les deux ont glissé dans l'inceste, mais aucun ne semble vraiment culpabiliser. Dès ce moment, ils se voient régulièrement mais personne ne remarque rien puisqu'ils étaient déjà très complices auparavant. Renée s'épanouit dans cette réalisation du mal et tous les deux se livrent à des jeux érotiques dans lesquels les rôles s'inversent : elle se comporte comme un homme et lui se laisse dominer comme le ferait une femme. Ils se retrouvent notamment dans la serre de leur maison.

 

CHAPITRE V

 

Saccard garde en souvenir le baiser qu'il a donné à sa femme. Ses affaires semblent reprendre mais il paraît toujours être dominé par Larsonneau. Maxime coûte beaucoup d'argent à Renée mais la jeune femme continue de s'épanouir dans la relation qu'ils entretiennent en toute liberté. Ils aiment beaucoup le nouveau Paris et arpentent ses rues avec beaucoup de plaisir. Saccard, pendant ce temps-là, cherche à reconquérir sa femme en attendant l'occasion qui la rendra dépendante de lui. Renée est écrasée par les dettes : elle a besoin de cinquante mille francs. Elle demande la somme à son mari qui voit immédiatement l'occasion de se rapprocher de sa femme. Prise de panique, Renée lui dit qu'elle n'est pas pressée. Elle décide alors de s'adresser à son père chez qui elle se rend. Elle y est accueillie par ce dernier et par sa tante. La maison est austère et l'accueil froid. Elle n'ose pas faire sa demande et repart en sentant très lâche. Du coup, elle se rend chez Sidonie. Cette dernière lui apprend que M. de Saffé est très amoureux d'elle. Renée n'y accorde aucune importance et lui demande la somme dont elle a besoin. Mais Sidonie a fait un lien entre cette somme d'argent et M. de Saffré : ce dernier se trouve dans la pièce d'à côté ( l'autre s'est empressée de le faire venir) et il va arranger ce problème de dette. Renée quitte les lieux en disant qu'elle n'est pas à vendre.

Renée obtient une partie de la somme qu'elle doit et elle la remet à Maxime. Mais leurs rendez-vous sont plus rares et elle perd de sa joie de vivre souffrant de se partager entre le père et le fils. Maxime s'en inquiète peu. La jeune femme a souvent un comportement surprenant. Un soir, ils vont voir Phèdre au théâtre et elle en est bouleversée. Renée se montre capricieuse avec Renée et elle aime particulièrement l'embrasser derrière les rideaux lors de réceptions. Un soir, alors qu'elle l'entraîne au fond de la serre et, se croyant cachée, l'embrasse. Seulement, Louise, une des amies du jeune homme, l'a suivi et les surprend. Maxime est épouvanté, Renée s'amuse de cet épisode. Saccard souhaite de son côté marier son fils avec Louise, car une grosse dot est en jeu. Mais celle-ci est poitrinaire et le temps presse. M. de Mareuil, son père est lui dans une situation politique délicate. Maxime accepte voyant un grand intérêt financier à cette union. Mais il redoute l'emportement de Renée. Il ne sait comment la mettre au courant pour échapper au scandale.

Un soir, il décide de la rejoindre alors qu'elle a refusé de le recevoir. Elle finit par lui ouvrir et il découvre qu'elle n'est pas seule. Il veut absolument savoir qui est chez elle et elle lui dit en mentant que c'est M. de Saffré. Maxime est bien plus en colère que ce qu'il aurait imaginé. Il l'insulte et la quitte en lui disant que tout est maintenant terminé entre eux. Abattue, elle rejoint son mari.

Le lendemain Saccard retrouve Larsonneau. Ce dernier se plaint du vol du registre compromettant qu'il détenait et dit que le voleur demande une somme d'argent pour le restituer. Saccard déclare qu'il va pouvoir s'arranger avec cette crapule. Finalement, les deux hommes font un marché : Larsonneau neutralise le voleur du registre tandis que Saccard s'engage à empêcher sa femme de vendre sa part de propriété ( ce qui les mettrait dans une grande difficulté financière).

Saccard et Laure continue de simuler une relation d'amant et de maîtresse. Mais Laure en a assez et veut une rupture publique pour renouer avec quelqu'un qui l'entretiendra réellement. Elle s'arrange avec Larsonneau et choisit le duc de Rozan. De son côté, Saccard fait croire qu'il a raconté à sa femme que la situation de Larsonneau était désespérée et que, pour ces raisons, elle ne devait pas vendre. L'autre n'apprécie pas vraiment ces mensonges. Finalement, Saccard monte une opération financière frauduleuse avec le financier qui consiste à voler sa femme. Maxime est témoin de leur conversation et se montre assez satisfait car il en veut encore à Renée.

Le père et le fils se mettent d'accord sur le mariage de Maxime. Saccard s'engage à garder le secret auprès de Renée. Puis le père fait l'apologie du mariage et lui indique qu'il a renoué depuis 6 semaines avec Renée et que c'est très agréable. Maxime est très étonné et décide d'aller retrouver Renée chez elle pour renouer des liens amicaux et de complicité avec la jeune femme. Il est même prêt à lui annoncer son projet de mariage.

Il la trouve abattue. Il lui reproche de lui avoir menti en inventant un amant alors qu'elle était avec son mari. Elle lui explique qu'elle avait peur de le blesser avec cette infidélité. Elle se montre très attendrie par son mari et Maxime en éprouve une jalousie mordante. Du coup, il lui révèle que Saccard la manipule et il lui répète la conversation entendue entre son père et son associé. Renée est blessée et propose à Maxime de reprendre leur relation comme avant. Il n'ose refuser et ne lui annonce pas son projet de mariage.

Lorsque Saccard vient faire signer les papiers à sa femme, il est pris d'une grande colère sourde parce qu'elle refuse. Persuadé qu'elle a un amant qu'il la bien renseignée, il cherche à découvrir qui il est. Il s'adresse alors à sa sœur Sidonie qui, aigrie, accepte en disant qu'elle fera tout ce qu'il faut pour connaître les secrets de Renée.

 

CHAPITRE VI

 

Le bal costumé annuel est organisé chez les Saccard. La représentation d'une pièce en tableaux inspirée d'un mythe antique : Les amours du beau Narcisse et de la nymphe Echo est aussi prévue ce soir-là. Tout Paris est présent. Renée et Maxime participent à cette représentation. Sidonie, qui est aussi invitée, dit à son frère qu'elle continue d'enquêter sur Renée.

Le premier tableau remporte un grand succès et on admire particulièrement l'expression du visage de Renée et la taille fine de Maxime. Les hommes parlent affaires et les femmes évoquent les derniers potins. Le second tableau a davantage de succès encore. Le ministre arrive et Saccard annonce à son frère le mariage de son neveu. L'oncle veut être témoin et a déjà son cadeau de mariage : il sera nommé comme auditeur au Conseil d'Etat.

Le troisième tableau ne rencontre pas le succès escompté. Le ministre se retire. Le bal commence. Renée est vêtue d'une tenue originale et jugée presque indécente par certaines femmes. Elle fait sensation auprès des hommes. Louise fait une allusion très discrète à Maxime à propos de la relation qu'il pourrait avoir eue avec Renée. Les invités dansent puis, plus tard, se dirigent vers le buffet magnifique et abondant. Chacun se rue dessus sans retenue.

Renée apprend par hasard de la bouche de M. Toutin-Laroche la nouvelle du mariage de Maxime. Elle décide d'aller immédiatement lui parler. Elle ne le trouve pas tout de suite mais finit par le découvrir attablé avec Louise dans la salle à manger. Elle l'oblige à venir avec elle dans son cabinet de toilette. Sidonie qui les as croisés prévient Saccard qui abandonne sa conversation pour la suivre. Renée oblige Maxime à la suivre : elle veut qu'ils partent au Havre puis aux Amériques. S'il refuse, elle dévoilera leur secret aux autres. Il se sent forcé d'accepter, il réalise qu'elle a perdu la tête mais n'a pas le choix. Saccard est sur la pas de la porte et il trouve Renée pendue au cou de Maxime. Une immense colère l'anime mais il se contente de prendre le bon que sa femme a signé et de quitter les lieux en emmenant Maxime avec lui.

Renée restée seule s'observe dans le miroir et ne se reconnaît pas : elle est devenue une femme marquée et vieillie. Elle repense à son enfance et déroule le fil de sa vie. Elle se demande comment elle en est arrivée où elle en est. Elle comprend qu'elle est une victime de son mari et de son fils qui, tous deux, l'ont mise nue.

Renée rejoint les autres dans l'intention de parler à Louise pour empêcher le mariage. Au passage, elle surprend Sidonie en train de l'épier. Elle ne parvient pas à parler à la future femme de Maxime qui s'en va rapidement. Elle se réfugie au fond de la serre, grelottante.

 

CHAPITRE VII

 

Trois mois plus tard, Saccard appartient à une commission chargée d'évaluer la valeur de ses propres biens immobiliers. Il rédige lui-même le rapport et se voit accorder trois millions. Ses affaires vont beaucoup mieux. Renée s'est retrouvée seule et elle passe son temps à jouer. Maxime revient après six mois passé avec sa femme qui est maintenant enterrée en Italie. Renée se montre pleine de haine à son égard. Elle raconte tous les détails de sa relation incestueuse à son mari pour qu'il se brouille définitivement avec son fils. Maxime vit seul, en garçon avec son héritage et de l'argent de courses de chevaux.

Céleste, la femme de chambre de Renée est la seule personne qui lui tient compagnie mais, un jour, elle lui annonce qu'elle s'en retourne au pays car elle a économisé assez d'argent. Renée lui demande de rester mais l'autre est catégorique, elle veut une vie simple à la campagne. Après l'avoir accompagnée à la gare, écrasée par la tristesse, Renée se rend au Bois de Boulogne. Toutes les personnes importantes y sont pour défiler. Elle aperçoit Saccard et Maxime au bras l'un de l'autre. Le père est en train de donner des conseils à son fils pour faire fructifier son argent. L'empereur passe, Renée le trouve vieilli. Elle demande au cocher de la conduire chez son père. Arrivée dans la demeure de son enfance, elle retrouve une certaine quiétude, un apaisement.

Elle meurt l'année suivante d'une méningite aiguë et son père règle les dettes importantes qu'elle a laissées.

 

 

 

Published by Everina - dans Romans du XIXème
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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 12:00

images-copie-22.jpgRoman publié en 1865 tout d'abord en feuilleton dans Gil Blas puis en volume, la même année.

Ce roman retrace le parcours initiatique d'un jeune homme prêt à tout pour conquérir la capitale et réussir. Il mettra sept années à atteindre son but, accumulant les conquêtes féminines, instruments de son ascension sociale.

PREMIERE PARTIE

CHAPITRE 1

Le récit commence un 28 juin et ce chapitre s'étale sur une journée. Le personnage principal Georges Duroy est un ancien sous-officier récemment employé aux Chemins de fer du Nord. Il  a peu d'argent et envie ceux qui peuvent profiter de la vie parisienne. Un soir, alors qu'il se promène dans les rues de Paris, il rencontre Forestier, un ancien ami, ex-camarade de régiment, qui est devenu rédacteur politique dans le journal "La vie française". Il lui donne une leçon de vie parisienne et  lui demande pourquoi il n'essaierait pas le journalisme. Forestier constate que Duroy rencontre un certain succès auprès des femmes. Il l'invite à venir dîner chez lui pour lui faire rencontrer le directeur de son journal.

CHAPITRE 2

Georges Duroy se rend au dîner des Forestier. Il séduit Mme Walter, la femme du directeur du journal qui, conquise par ses souvenirs d'Afrique qu'il a racontés avec brio, lui demande de rédiger un article sur l'Algérie (où il a vécu 28 mois). Il y rencontre aussi Mme Forestier, Mme de Marelle, une bourgeoise bohème et sa petite fille Laurine. Il est tout de suite intégré : "Toutes les femmes avaient les yeux sur lui".

CHAPITRE 3

Duroy rencontre de terribles difficultés pour écrire l'article. Il en parle à son ami Forestier qui lui propose l'aide de sa femme, qui a un talent pour écrire des chroniques.  Mme Forestier l'aide à écrire son premier article et le pousse à revoir Mme de Marelle. Georges ne sait comment la remercier. Le comte de Vaudrec se présente au domicile des Forestier, il serait un "ami intime". Georges se retire.

CHAPITRE 4

Lorsqu'il sort de l'appartement, il se sent triste. Puis, il se rend à la Vie Française et donne "son" article. Walter semble satisfait sans même lire l'article. Georges obtient une embauche régulière au journal. Mais il doit écrire la suite pour le lendemain.

Le lendemain, Georges est impatient de trouver son article dans le journal. Il ressent une joie immense et beaucoup de fierté. Il donne sa démission au bureau des chemins de fer. Il prend du bon temps puis se rend au journal où il sera reçu avec froideur, d'autant qu'il n'a pas apporté la suite de sa chronique. Puis, il suit Saint-Potin qui doit lui donner des conseils pour la pratique de son nouveau métier.

Rentré  chez lui, il se met au travail mais sans succès. Il se présente de nouveau chez Mme Forestier pour demander de l'aide mais  il est éconduit par son mari. Il produit finalement un article mais celui-ci n'est pas publié le lendemain. Il se consacre dorénavant à une autre forme de journalisme : l'écriture de reportages payés à la ligne (mais cela ne lui convient pas car cela rapporte peu d'argent).

Le narrateur donne dans ce chapitre de nobreuses informations sur La Vie française : le journal, le directeur, les journalistes, les tâches du reporter.

CHAPITRE 5

Georges est frustré : ils n'est pas assez riche et les portes des grands du monde lui sont fermées. Il souvient de l'invintation passée de Mme de Marelle et se rend chez elle. Il y est accueilli chaleureusement par la mère et la fille. Il est aussitôt réinvité. Mme de Marelle organise un dîner au restaurant avec le couple Forestier. Tous les quatre mangent bien et la conversation est grivoise. Mais Forestier est en retrait car il souffre de la poitrine. Au retour, alors qu'il raccompagne Mme de Marelle, Georges l'embrasse. Ils prennent  rendez-vous pour le lendemain. Le surlendemain, ils sont amants. A partir de ce moment, elle lui rend visite quotidiennement dans son petit appartement. Mais un jour, elle est prise à parti par des voisins qui l'humilient publiquement. Elle ne veut plus remettre les pieds chez Georges. Elle trouve un nouveau lieu de rendez-vous : un appartement qu'elle s'occupe de louer. Elle le fait découvrir à Georges qui, dans un premier temps, se demande comment il va le payer. Mais bien vite, elle le rassure : elle prend tout en charge.

Ils continuent de se voir tous les jours et Mme de Marelle aime particulièrement fréquenter les lieux populaires. Un soir,  alors qu'ils se rendent aux Folies Bergères, ils tombent sur Rachel, une maîtresse occasionnelle de Georges. Celui-ci fait mine de ne pas la reconnaître. L'autre, vexée, l'apostrophe en lui rappelant leur relation. Clotilde de Marellle est choquée que Georges ait pu utiliser son argent pour fréquenter la prostituée. Elle abandonne Georges après l'avoir traité de cochon à plusieurs reprises.

 

  CHAPITRE 6

Le lendemain, il se réveille sonné. Il tente de trouver du réconfort auprès de Rachel mais elle l'éconduit. Au journal, Forestier se montre  désagréable et cinglant avec lui. Pour se venger, il décide  de le faire cocu et se rend chez Mme Foresitier. Mais celle-ci le remet rapidement à sa place : elle ne sera jamais sa maîtresse. En revanche, elle le conseille s'il veut réussir en lui recommandant de rendre visite à Mme Walter (même si là non plus, il ne sera pas question de mariage). Comme il n'a pas été invité, il lui envoie un panier de poires qu'il a acheté près de chez lui et qu'il lui présente comme fraîchement arrivée de Normandie. En retour, il reçoit une invitation.

Le samedi suivant, il se rend chez les Walter qui logent dans une belle demeure et où les conversations littéraires vont bon train. Dans un premier temps, il n'ose prendre la parole puis il finit par donner un avis original et remarqué sur les Académiciens.

Ce soir-là, il se réconcilie avec Rachel. Le lendemain, il est nommé chef des échos et invité à dîner chez Mme Walter. Au journal, il remplace M. Boisrenard, jugé consciencieux mais trop honnête et manquant de "maîtrise et de chic".Il s'installe à son nouveau bureau. Forestier est de plus en plus souffrant.

Duroy se dit qu'il doit changer de logement et se répète qu'il doit écrire à ses parents. Il se sent un autre homme et repousse les prostituées avec violence.

Lors d'un dîner chez les Walter, il retrouve Clotilde et tous deux renouent. Il discute aussi longuement avec Norbert de Varennes au sujet de la mort. L'autre lui décrit sa vision pessimiste du monde.

Le lendemain, Clotilde décide de le présenter à son mari lors d'un dîner qu'elle veut organiser avec les Forestier. Charles est de plus en plus souffrant. Mme de Marelle indique à Georges que Mme Forestier va sûrement se remarier si son mari décède. Plus tard, Georges fait ses adieux au couple Forestier qui part à Nice. Il réafirme son attachement à Mme Forestier.

 

  CHAPITRE 7

 

Duroy est vivement attaqué par un chroniqueur du journal concurrent "La Plume". Il n'a d'autre choix que de le combattre en duel. La nuit précédent cet affrontement, il est terrorisé mais finalement le moment venu, chacun tire sans toucher l'autre. L'affaire est réglée.

Clotilde est bouleversée quand elle apprend cet épisode et se montre très aimante. Il lui demande s'il peut occuper à plein temps l'appartement dans lequel ils se retrouvent, elle accepte après quelques réticences croyant qu'il risque de l'y tromper. Georges reste assez détaché : "C'est une bien gentille maîtresse, je serai rudement bête de la lâcher".

 

  CHAPITRE 8

 

Georges fréquente régulièrement Clotilde et la couple qu'elle forme avec son mari.

Il reçoit une lettre de Madeleine Forestier qui lui demande de venir l'assister car son mari est en train de vivre ses derniers moments. Georges prend le train le lendemain pour Cannes.

Il trouve Forestier très diminué, désagréable avec sa femme et obsédé par l'idée de sa mort. A la fin de la première journée, Georges souhaite repartir, ne supportant pas tout ce malheur. Mais finalement, il se résigne et reste. Le lendemain, Charles va beaucoup mieux et tous trois font une longue balade dehors. Le soir, il est cependant pris d'une quinte de toux et le médecin diagnostique le début de l'agonie. On fait venir le prêtre. Forestier meurt après avoir crié sa volonté de ne pas mourir. Georges et Madeleine se retrouvent seuls.

Lors de la veillée du corps, Georges pense à la mort, puis se met à contempler Madeleine. L'idée de la conquérir lui vient. Il lui dit qu'il est prêt à l'épouser même s'il est conscient que ce n'est ni le lieu, ni le moment de lui faire cette déclaration.

La veille de l'enterrement, elle lui précise sa conception du mariage : pour elle, c'est une association qui ne doit pas entraver sa liberté. Le lendemain du mariage, il quitte Cannes pour rejoindre Paris.

 

  PARTIE II

CHAPITRE 1

La vie de Georges a repris son cours. Sa relation avec Clotilde est devenue routinière. Il reçoit une lettre de Madeleine  qui lui annonce son retour à Paris. Elle l'invite chez elle le jour même.

Elle lui laisse entendre qu'elle est prête à se marier avec lui mais qu'elle ne s'engage pas officiellement et que tout doit rester secret.

 

Il lui rend visite régulièrement et un jour, elle lui annonce la date du mariage : elle veut qu'il prévienne Clotilde et rencontrer ses parents car il ne doit pas avoir honte d'eux. Elle lui fait aussi part d'épouser un homme anobli et elle lui demande s'il peut modifier son nom. Il va devenir Monsieur Georges du Roy de Cantel ( transformation de Canteleu, sa bourgade natale). Une fierté l'envahit. Puis il prévient Clotilde qui s'effondre. Elle le laisse en lui disant qu'il a fait "le bon choix".

Georges et Madeleine s'unissent sans cérémonie religieuse et discrètement. Puis, ils quittent Paris pour la Normandie. Dans le train, ils sont d'abord mal à l'aise, la jeune femme se montre froide et calculatrice. Peu à peu, l'atmosphère se détend et ils s'étreignent rapidement. La femme reste réservée face à l'emportement de Georges.

Lorsqu'ils arrivent chez les parents de Georges, les mariés se sentent mieux : Georges est heureux de retrouver ses racines. Cependant, Madeleine est rapidement mal à l'aise face aux manières et au mode de vie rustiques. Elle précipite leur départ. Les parents sont surpris par ce départ précipité.

 

 

Chapitre 7

 

Duroy est vivement attaqué par un chroniqueur du journal concurrent "La Plume". Il n'a d'autre choix que de le combattre en duel. La nuit précédent cet affrontement, il est terrorisé mais finalement le moment venu, chacun tire sans toucher l'autre. L'affaire est réglée.

Clotilde est bouleversée quand elle apprend cet épisode et se montre très aimante. Il lui demande s'il peut occuper à plein temps l'appartement dans lequel ils se retrouvent, elle accepte après quelques réticences croyant qu'il risque de l'y tromper. Georges reste assez détaché : "C'est une bien gentille maîtresse, je serai rudement bête de la lâcher".

 

Chapitre 8

 

Georges fréquente régulièrement Clotilde et la couple qu'elle forme avec son mari.

Il reçoit une lettre de Madeleine Forestier qui lui demande de venir l'assister car son mari est en train de vivre ses derniers moments. Georges prend le train le lendemain pour Cannes.

Il trouve Forestier très diminué, désagréable avec sa femme et obsédé par l'idée de sa mort. A la fin de la première journée, Georges souhaite repartir, ne supportant pas tout ce malheur. Mais finalement, il se résigne et reste. Le lendemain, Charles va beaucoup mieux et tous trois font une longue balade dehors. Le soir, il est cependant pris d'une quinte de toux et le médecin diagnostique le début de l'agonie. On fait venir le prêtre. Forestier meurt après avoir crié sa volonté de ne pas mourir. Georges et Madeleine se retrouvent seuls.

Lors de la veillée du corps, Georges pense à la mort, puis se met à contempler Madeleine. L'idée de la conquérir lui vient. Il lui dit qu'il est prêt à l'épouser même s'il est conscient que ce n'est ni le lieu, ni le moment de lui faire cette déclaration.

La veille de l'enterrement, elle lui précise sa conception du mariage : pour elle, c'est une association qui ne doit pas entraver sa liberté. Le lendemain du mariage, il quitte Cannes pour rejoindre Paris.

 

 

2ème PARTIE

 

Chapitre 1

 

Il lui rend visite régulièrement et un jour, elle lui annonce la date du mariage : elle veut qu'il prévienne Clotilde et rencontrer ses parents car il ne doit pas avoir honte d'eux. Elle lui fait aussi part d'épouser un homme anobli et elle lui demande s'il peut modifier son nom. Il va devenir Monsieur Georges du Roy de Cantel ( transformation de Canteleu, sa bourgade natale). Une fierté l'envahit. Puis il prévient Clotilde qui s'effondre. Elle le laisse en lui disant qu'il a fait "le bon choix".

Georges et Madeleine s'unissent sans cérémonie religieuse et discrètement. Puis, ils quittent Paris pour la Normandie. Dans le train, ils sont d'abord mal à l'aise, la jeune femme se montre froide et calculatrice. Peu à peu, l'atmosphère se détend et ils s'étreignent rapidement. La femme reste réservée face à l'emportement de Georges.

Lorsqu'ils arrivent chez les parents de Georges, les mariés se sentent mieux : Georges est heureux de retrouver ses racines. Cependant, Madeleine est rapidement mal à l'aise face aux manières et au mode de vie rustiques. Elle précipite leur départ. Les parents sont surpris par ce départ précipité.

 


Chapitre 2

 

Alors que Georges rentre chez lui avec un bouquet de roses pour sa femme, il apprend que Vaudrec est invité à dîner comme tous les lundis. Désappointé, il passe finalement une bonne soirée. Le couple se met au travail après le départ du conte : il s'agit d'écrire un article en rapport avec les événements au Maroc. Cet article à teneur politique et polémique lui assure la célébrité. Madeleine, de son côté, fréquente aussi les grands de ce monde qui lui rendent de nombreuses visites. Parmi eux, Larache-Mathieu vise le porte-feuille des affaires étrangères, c'est aussi l'actionnaire principal du groupe Walter.

Duroy marche sur les traces de Forestier, à tel point que ses collègues l'appellent Forestier car leurs articles se ressemblent beaucoup. Georges en nourrit une grande haine contre son ancien ami et se met à faire sans cesse allusion à lui auprès de Madeleine en employant un ton sarcastique.

Alors qu'un soir, il se promène avec sa femme au Bois de Boulogne, il lui demande si elle a trompé Forestier. Elle refuse de lui répondre, mais il a la conviction qu'elle l'a fait. Il décide de ne plus penser qu'à lui même et de n'être motivé que par sa seule volonté de réussir.

 

Chapitre 3

Alors qu'il rentre chez lui, il tombe sur Mme Walter et Clotilde. Madeleine lui dit que les filles Walter auraient pu être un bon parti pour lui. Le soir, il repense avec nostalgie à Clotilde et décide de lui rendre visite le lendemain. A la suite de cette rencontre, ils renouent.

Georges passe chercher Mme Walter et ses filles pour aller chez Rival assister à un assaut dans la salle d'armes. Il trouve la mère séduisante. De nombreuse personnalités sont présentes. Il s'agit d'une fête de bienfaisance. Il réalise qu'il plaît à Mme Walter. Il est heureux de son succès auprès des femmes.

Les relations se tendent entre Georges et Madeleine. Il arrête d'évoquer Charles en l'appelant ce "cocu de Forestier". Parallèlement, il s'applique à séduire Mme Walter. Dans un premier temps, elle résiste mais cela est plus formel que sincère. Après avoir refusé l'invitation dans un premier temps, elle se présente à un diner avec d'autres amis chez Georges. Il reçoit toutes les femmes qu'il a séduites mais il porte une attention particulière à Mme Walter. Il décide de la raccompagner et lui fait une grande déclaration d'amour. Il obtient d'elle un rendez-vous pour le lendemain dans l'église de la Madeleine. Il raccompagne ensuite Clotilde.

 

Chapitre 4

Georges attend Virginie Walter dans l'église. Lorsqu'elle arrive, il lui déclare à nouveau son amour. Elle finit par avouer qu'elle l'aime aussi. Mais restée seule, elle est dévorée par le remords et demande au prêtre de la confesser de toute urgence. Puis, elle quitte l'église après avoir retrouvé Georges et demandé de ne plus la voir en tête à tête. Il se rend ensuite au journal. Walter l'appelle Bel Ami. Il règne une grande effervescence : le ministère vient de tomber. Georges rédige un article à ce sujet. Il reçoit un billet anonyme qui lui donne rendez-vous le lendemain. Il comprend que son auteur est Virginie. Le lendemain, elle se donne à lui.

 

Chapitre 5

L'influence politique du journal grandit. Du Roy travaille pour servir les ambitions politiques des grands de ce monde.

Il s'est lassé de Mme Walter et l'a quittée. Elle était trop envahissante. Un jour, elle lui envoie un billet pour lui fixer un rendez-vous. A cette occasion, il apprend qu'elle peut lui faire gagner beaucoup d'argent s'il participe à une opération menée en secret par Walter. Il accepte. Il retrouve ensuite Clotilde et lui donne la même information pour son mari afin qu'il profite aussi de cette aubaine. Mais celle-ci découvre les cheveux d'une autre femme sur son veston : ce sont ceux de Virginie qui avait pris soin de les placer sur les boutons de la veste de son ancien amant lors de leur précédent rendez-vous. Elle le griffe puis s'enfuit. Georges décide de se venger : il se met à détester Virginie.

Vaudrec meurt d'une crise de goutte.

 

Chapitre 6

Vaudrec a légué toute sa fortune à Madeleine. Georges en est humilié et lui demande de partager pour moitié la somme sinon il refusera qu'elle touche l'héritage. Elle accepte en se montrant peu préoccupée par l'argent. Pour leur entourage, il s'agit de dire qu'ils ont hérité ensemble. Les tensions entre eux s'apaisent et ils retrouvent une complicité en dépensant l'argent qu'ils viennent de toucher.

 

Chapitre 7

La conquête du Maroc est accomplie et Walter est devenu l'un des "maîtres du monde". Il s'installe dans un nouveau domicile très luxueux et achète un des tableaux les plus prisés du moment. Il le place chez lui et organise une soirée sur invitation pour parader. Du Roy refuse dans un premier temps puis accepte. C'est une très grande réception qui réunit le tout Paris. Il y séduit Suzanne Walter et se dit qu'elle serait décidément un bon parti. Elle s'engage à le tenir informé des demandes en mariage dont elle ferait l'objet. Pendant ce temps, sa femme ne quitte pas le ministre Laroche-Mathieu avec qui elle passe la plus grande partie de la soirée.

Mme Walter se consume de jalousie et reproche sa cruauté à Georges. Il lui impose une relation amicale si elle souhaite continuer à le voir.

Au retour de cette soirée, Madeleine apprend à Georges que Laroche lui a fait obtenir la Légion d'honneur. Georges estime que le ministre ne fait que payer sa dette à son égard et qu'il lui doit encore beaucoup. Ils dînent ensuite chez les Walter.

 

Chapitre 8

Georges fréquente la maison Walter régulièrement. La sœur de Suzanne va bientôt se marier. Il fait une déclaration d'amour à Suzanne et lui demande de refuser toute demande en mariage et de lui faire confiance.

Puis, il organise une opération policière pour faire constater l'adultère de sa femme en flagrant délit. Il y parvient en la surprenant un soir avec le ministre. Il se rend ensuite à La Vie Française ou il annonce à Walter l'adultère et la chute de Laroche-Mathieu qui en découle. Walter ne peut s'empêcher d'éprouver une certaine admiration pour Georges.

 

Chapitre 9

Le divorce est prononcé. Lors d'une sortie pour aller déjeuner à Saint-Germain organisée par les Walter à laquelle Georges participe, il expose son plan à Suzanne : il va l'enlever et forcer ainsi ses parents à accepter le mariage. Préalablement, la jeune fille aura demandé l'autorisation de l'épouser, mais Georges sait qu'ils refuseront ( chacun ayant ses propres raisons).

Le plan fonctionne et Mme Walter est effondrée, terrassée par la douleur. Son mari lui reproche d'ailleurs d'être victime, comme nombre de femmes, du charme de Georges.

Le nouveau couple rentre à Paris.

 

Chapitre 10

Clotilde reproche à Georges d'épouser Suzanne : "Comme tu es roué et dangereux, toi!". Elle est folle de rage et pour la faire taire ( elle l'accuse d'avoir couché avec Suzanne ), il la frappe. Il décide de ne plus revenir dans leur appartement commun.

Un immense mariage s'organise : c'est un événement à Paris. Le succès de Georges est immense. Tout laisse supposer que sa relation avec Clotilde n'est pas terminée et qu'il va devenir député.

 

 

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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 10:31

Sélection du prix des lecteurs Points-Seuil 2012

On a beaucoup entendu parler de ce roman : paru en octobre 2010 aux Etats-Unis, Freedom y a connu un immense  succès critique et public. Il est aujourd'hui traduit et publié dans de nombreux pays. En france, la critique l'a d'abord encensée puis des avis divergents se sont fait entendre. 

Ce récit se focalise tour à tour sur les membres d'une famille américaine vivant dans l'Est du territoire (Washington, Virginie occidentale, Virginie...). Patty, alors qu'elle est une étudiante sans conviction, est une grande sportive. Elle est très attirée par Richard, le petit ami musicien de sa copine du moment. Mais celui-ci est très occupé à séduire toutes les femmes qui se présentent et semble surtout vouloir rester fidèle à Walter, son collocataire et meilleur ami. Finalement, à la suite d'une blessure qui la condamnera à arrêter le sport, Patty épousera Walter qui est fou d'elle, un peu par dépit mais aussi parce que c'est très agréable de se sentir aimée plus que tout,  d'autant que c'est la première fois que l'on s'interesse vraiment à elle... Tous deux vont alors fonder une famille et être confrontés peu à peu à de nombreuses désillusions.

Les personnages dont nous suivons le parcours sont tour à tour désespérés et perdus, souvent noyés dans leur solitude. Le lecteur va suivre non seulement l'évolution de Patty et de Walter, mais aussi celle de leurs deux enfants, principalement celle de Joey, leur fils cadet, le rebelle de la famille.

Un certain pessimisme règne dans  cette écriture car tous ces personnages vont devoir affronter la réalité de la vie quotidienne et elle est loin d'être comme ils l'avaient imaginée dans leur jeunesse. On trouve cependant beaucoup d'ironie dans ce récit et certains passages sont vraiment très drôles. On frôle parfois la caricature mais ce n'est pas désagréable.

Les personnages évoluent dans un univers très réaliste, sur fond de guerre américaine livrée en Afghanistan et en Irak. L'évolution des membres et des amis de cette famille est étroitement liée à leur combat  pour  les grandes causes modernes, internationales ou nationales. Ainsi, l'écologie est un des thème abordés dans ce roman. Le regard de l'auteur sur l'engagement individuel est assez acerbe. L'individualisme et l'hypocrisie des personnages sont habilement pointés.

Certains passages entraînent le lecteur et il est parfois difficile d'arrêter la lecture. Le rythme est soutenu, tonique et on vit avec ces Américains de grands moments. D'autres sont moins captivants, trop descriptifs ou trop techniques, notamment ceux qui évoquent les stratégies des entreprises pour conquérir des terrains afin d'exploiter le charbon tout en s'achetant une bonne conscience écologique...

L'ensemble est agréable, vivant et drôle. Un roman que je recommande.

13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 12:07

 

Ronsard, "Trois ans sont jà passés..." (1578)

 

XIV

 

Trois ans sont jà1 passés que ton œil me tient pris,
Et si2 ne suis marri3 de me voir en servage.
Seulement je me deuls4 des ailes de mon âge,
Qui me laissent le chef5 semé de cheveux gris.

Si tu me vois ou pâle, ou de fièvre surpris,
Quelquefois solitaire, ou triste de visage,
Tu ne dois imputer ta faute à mon dommage :
L’Aurore ne met point son Thiton6 à mépris.

Si tu es de mon mal seule cause première,
Il faut que de mon mal tu sentes les effets :
C’est une sympathie7 aux hommes coutumière.

Je suis, j’en jure Amour, tout tel que tu me fais.
Tu es mon cœur, mon sang, ma vie et ma lumière.
Seule je te choisis, seule aussi tu me plais.


Pierre de Ronsard, Le premier Livre des Sonnets pour Hélène, 1578



 

1Jà : déjà.

2Si : pourtant.

3Marri : affligé, désolé.

4Je me deuls : je souffre.

5Le chef : la tête.

6Tithon : vieux mari d'Aurore. Elle a obtenu de Zeux l'immortalité, mais a oublié de demander en même temps l'éternelle jeunesse. Malgré la vieillesse de Tithon, l'Aurore ne le méprise pas.

7Sympathie : ici, le mot a le sens de compassion.

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3 juillet 2012 2 03 /07 /juillet /2012 09:23

 

Je vis, je meurs ; je me brûle et me noie ;

J'ai chaud extrême en endurant froidure :

La vie m'est et trop molle et trop dure.

J'ai grands ennuis entremêlés de joie.


Tout à un coup je ris et je larmoie,

Et en plaisir maint grief tourment j'endure ;

Mon bien s'en va, et à jamais il dure ;

Tout en un coup je sèche et je verdoie.


Ainsi Amour inconstamment me mène ;

Et, quand je pense avoir plus de douleur,

Sans y penser je me trouve hors de peine.


Puis, quand je crois ma joie être certaine,

Et être au haut de mon désiré heur,

Il me remet en mon premier malheur.


Louise Labé (1524-1566), sonnet VIII, orthographe modernisée.

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26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 20:06

 

chap. XIII

Mado reçoit un appel de Gabriel qui demande à parler à sa femme. Charles prend le téléphone et lui annonce la grande nouvelle : Mado et lui viennent de se fiancer. Gabriel renonce à parler à Marceline et demande à Charles de prévenir sa femme qu'il emmène Zazie au Mont-de-Piété.

Turandot propose de fêter ces nouvelles fiançailles. Puis Mado annonce la nouvelle à Marceline et va s'habiller pour rejoindre Gabriel et les autres. Marceline reste seule dans l'appartement.

 

chap. XIV

 

Charles, Turandot, Madeleine, Gridoux et Laverdure embarquent pour se rendre au spectacle de Gabriel. Durant le trajet, Turandot simule le mariage de Mado et de Charles. Cette dernière n'apprécie pas. Ils entrent dans la boîte de "Gabriella" après un échange avec le gardien, "l'amiral". Gabriel les accueille.

 

Chap. XV

 

Le spectacle commence.

Marceline, restée seule chez elle, reçoit la visite surprise d'un homme qu'elle connaît : Trouscaillon. Il lui déclare sa flamme et tente de la violer. Elle s'enfuit.

 

Chap. XVI

 

Trouscaillon remet son uniforme de "flicmane". Il joue au policier en interrogeant un individu dans la rue qu'il considère comme un suspect. Il s'agit de fédor. S'engage alors une conversation absurde entre les deux hommes. Puis, à la fermeture du Mont-de-Pitié, Fédor récupère ses touriste dans le car. Gridoux reconnaît Trouscailloux : il est le satyre du matin qui a rasé sa moustache. La veuve Mouaque apprend que son fiancé à poursuivi Zazie et lui se défend en disant qu'il ne connaissait pas encore sa nouvelle promise. Il tente de calmer la colère des autres en précisant qu'il est flic mais le hanvélo ( = agent en vélo) présent sur les lieux ne le connaît pas. D'autres flics arrivent dans un panier à salade et embarquent Trouscaillon et les deux hanvélos. La veuve Mouaque se lamente.

 

Chap. XVII

 

Ils décident d'aller manger une soupe à l'oignon et proposent à la veuve Mouaque de se joindre à eux pour lui faire oublier ses peines. Zazie s'endort. Turandot, Gridoux et la veuve, en désaccord, se disputent puis se battent. Deux loufiats s'en mêlent et Gabriel tente de les en empêcher. Bagarre générale. Puis retour au calme. Gabriel réalise qu'il doit reconduire la petite à la gare.

 

Chap. XVIII

 

Gabriel tente de joindre Marceline par téléphone mais elle ne répond pas. Tout à coup, la veuve Mouaque voit Trouscaillon arriver, accompagné d'autres assaillants armés d'une mitraillette. La veuve, touchée par plusieurs balles, s'écroule et meurt. Zazie s'évanouit. Trouscaillon a pris une nouvelle identité : Aroun Arachide. Les autres s'enfuient en empruntant le monte-charge.

Le métro fonctionne de nouveau. Marceline s'est transformée en Marcel.

 

Chap. XIX

 

Jeanne Lalochère récupère sa fille qui lui déclare qu'elle a vieilli quand elle lui demande si elle s'est bien amusée.

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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 13:16

 

"Le grand chagrin de M. Chabre était de ne pas avoir d'enfant."

M. Chabre est un bourgeois, ancien marchand de grains, d'une bonne quarantaine d'années qui, depuis qu'il a épousé la belle Estelle de vingt ans sa cadette, quatre ansplus tôt, se désole de l'absence d'enfant. Le médecin qu'il consulte lui indique qu'il faut manger des coquillages pour remédier à ce problème et conseille au couple un séjour à la mer. Le mari, près de ses sous, choisit par économie de se rendre dans un village en bord de mer près de Guérande avec sa femme.

Les premiers jours passés sur place sont monotones mais M. Chabre veille à respecter son régime avec beaucoup de détermination. Le couple fait rapidement la connaissance de Hector, un jeune homme du pays issu d'une bonne famille. M. Chabre, tout à son régime, ne remarque pas la complicité qui ne tarde pas à s'installer entre sa femme et le jeune homme. Cela commence lors d'une longue baignade en mer, puis les jeunes gens entreprennent de longues ballades sur la plage, suivis du mari qui s'ennuie et qui est obsédé par l'idée de se noyer.

Un jour, la veille de leur retour chez eux, le couple est Hector, décident de faire une dernière grande promenade en bord de mer et de profiter ainsi d'une toute dernière pêche. Mais surpris par le marée montante Estelle et Hector sont obligés de se réfugier dans une grotte alors que le mari est resté loin d'eux, sur des rochers en hauteur. Les jeunes gens se rapprochent et on entend le vent du soir qui emporte "des soupirs". Pendant ce temps, M. Chabre mange des coquillages à s'en donner une indigestion.

"Neuf mois après son retour à Paris, la belle Mme Chabre accouchait d'un garçon." Quant au mari, il n'aurait "jamais pensé que les coquillages eussent une pareille vertu".

19 juin 2012 2 19 /06 /juin /2012 15:10

Zola s'inspire d'un fait divers tragique arrivé en 1875. Récit publié en 1885.

" Je m'appelle Louis Roubieu. J'ai soixante-dix ans, et je suis né au village de Saint-Jory, à quelques lieues de Toulouse, en amont de la Garonne". Suite du texte : link

crue-de-la-garonne.jpg

Le patriarche, à la tête d'une famille prospère et unie de paysans raconte la manière dont une inondation liée à une crue de la Garonne a détruit tous les biens matériels et provoqué la mort de tous ses descendants. Il est le seul survivant et fait un récit de cette catastrophe en mêlant les registres dramatiques ( vont-ils s'en sortir, l'eau monte inexorablement et menace leur vie ), pathétique ( les personnages perdent tous leurs biens et sont victimes les uns à la suite dess autres de l'eau qui ruine leur vie heureuse ), et tragique ( seul le narrateur survit, les personnages n'ont pu lutter contre leur destin ). L'action se déroule sur une douzaine d'heures, commence en fin d'après-midi et se termine réellement le lendemain matin. 

Profil

  • Everina
  • J'adore lire... Je dévore une soixantaine de livres par an, surtout des romans. Je lis des classiques français, des textes actuels et de la littérature anglo-saxonne.
J'aimerais partager mes coups de coeur, mes lectures du moment, mes résumés..
  • J'adore lire... Je dévore une soixantaine de livres par an, surtout des romans. Je lis des classiques français, des textes actuels et de la littérature anglo-saxonne. J'aimerais partager mes coups de coeur, mes lectures du moment, mes résumés..

La liste de Léo, 10 ans

ete-2009-257.jpgLéo est en CM2. Ce qu'il préfère lire, ce sont les ouvrages documentaires. Les techniques, il adore... Cependant, de temps en temps, il se plonge dans un roman. Ah oui,j'oubliais, il adore lire et relire les Tom Tom et Nana.


En ce moment son livre préféré, c'est Comprendre comment ça marche aux éditions  NATHAN.images-copie-2

Il a lu aussi un roman policier : Gare au carnage, Amédée Petipotage, écrit par Jean-Loup Crépeau.
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Petit roman portable de Rachel Hausfater et Yaël Hassan: C'est l'histoire -en quelques dizaines de pages- de Chloé qui perd son  portable. Quelqu'un le ramasse et nous voilà en train de suivre le parcours du téléphone...
Ce texte est un dialogue très rythmé entre différents personnages. Il est très facile à lire, le vocabulaire y est très actuel ( un peu comme le téléphone). Et il n'y a aucune description. Impossible de le lâcher avant que Chloé ait enfin retrouvé son objet préféré et indispensable... Lecture-plaisir garantie...
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En ce moment, il lit La Sixième de Suzie Morgenstern et c'est d'actualité car il ne reste que quelques mois avant de faire le grand saut...

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La liste de Roméo, 15 ans

Roméo vient d'eete-2009-137.jpgntrer en seconde en septembre. Ce n'est pas un gros bosseur mais il est passionné par le 7ème art. Alors, au lieu de lire, il préfère regarder des films. je peux vous dire qu'il en a vu! et qu'il en voit encore et encore... Son genre préféré, cest le film d'horreur, d'ailleurs, il adore aussi en tourner. Il imagine des scénarios terribles dans lesquels il met son entourage à contribution. Chacun des membres de la famille a droit à son rôle. Quant aux lieux de tournage... ils dépendent de l'endroit où on se trouve. En Bretagne, dans l'Aveyron, à la maison. Ses films, ou au moins leur bande-annonce sont en ligne...
Heureusement, depuis peu, il se tourne vers d'autres genres...


Bon de temps en temps, il est bien obligé de lire, au moins pour le cours de français.

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Récemment, il a bien aimé Le Joueur d'échec de S. Zweig.
Il adore Le portrait de Dorian Gray de Oscar Wilde. En plus, il a travaillé sur une adaptation cinématographique en classe...

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Actuellement, il lit ( de force, pour le lycée ) Les Souffrances du Jeune Werther de Goethe.

Oeuvre tout d'abord anonyme publiée en 1774 par un libraire en Allemagne. Ce récit par lettres fut un scandale, accusé de faire l'apologie du suicide.

Cela n'empêche par le succès du texte, en Allemagne d'abord puis au delà des frontières et Mme de Staël écrira que Werther a causé plus de suicides que la plus belle femme du monde...

Voir le résumé des toutes premières lettres...images-copie-45.jpg

 

Archives

La liste de Salomé, 16 mois...

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UN LIVRE A LIRE ET A CHANTER

"L'était une petite poule grise ...
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Mais aussi
Un petit livre cartonné...
"Oh! le petit chat!
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Bonjour, le petit chat!"



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Sans oublier

La Maison du Petit Chaperon rouge

(éd. Casterman)

"Dans la maison du petit chaperon rouge, le loup s'est déguisé en grand-mère, après l'avoir mangée..."

Des illustrations et un texte rigolos pour revisiter ce conte classique de Perrault.

animôme (l'école des loisirs)images-copie-44.jpg
"Moi c'est Gaston
le p'tit cochon
et j'ai la queue
en tire-bouchon
.
Plein de couleurs, un texte court de quatre vers associé à chaque dessin d'animal à la manière d'une comptine. L'ensemble est joyeux et chantant. Livre cartonné.
Salomé adore et nous le met souvent entre les mains...







ZOOM SUR... Mon coup de coeur

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images-copie-47.jpgLe mec de la tombe d'à côté
Roman suédois qui traduit en de nombreuses langues. C'est un grand succès, paraît-il ( source : les éditeurs ).
 Paru en 2009 chez Actes Sud. 7,5 euros. 253p.

En ce moment, je lis...


Gatsby le Magnifique

F. Scott Fitzgeraldimages-copie-41.jpg

Que lire au lycée?

Que lire quand on est élève de lycée?
Pas facile  de choisir un livre qui soit sympa et qui permette en même temps de se constituer une petite culture littéraire pour réussir les épreuves du bac.

Voici quelques idées de lectures... réparties en trois catégories :
- pour les "picoreurs",
- pour les "appétits modérés",
- pour les "boulimiques"...