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24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 08:10
Double meurtre à l'abbaye, J. Mirande, résumé détaillé.

 

1- Un cadavre inattendu

Nous sommes dans la deuxième partie du XIIème siècle, au Moyen-Age. Le roi Henry II d'Angleterre est souverain. La France est en guerre et la famine règne. 

Thomas Le Rouge, appelé ainsi parce qu'il a les cheveux roux, est en train de vérifier si son braconnage lui a permis d'attraper du gibier lorsqu'il découvre un bâton de pélerin de Saint Jacques. Il le ramasse. Puis il aperçoit deux cavaliers qui tirent hors d'un buisson le corps d'un pélerin.

Au petit matin, Frère Jérôme ouvre les portes de l'abbaye et découvre le corps du pélerin. Le père Arnould, un vieil homme fatigué mais encore responsable de l'abbaye, et le prévôt Guillaume sont appelés : il s'agit d'un crime car le cadavre porte les traces d'une dague.

Messire Raymond, accompagné d'Agnès de Mortal, sa jeune fiancée, se présentent. Elle reconnaît Guy de Servières, son ancien compagnon de jeu et cousin de Raymond. Guy est de retour après avoir eu ses terres confisquées à la suite de la mort de son père. A peine adoubé chevalier, il avait tout perdu.

Puis, c'est au tour d'Hugues de Merle d'arriver. C'est un seigneur devenu brigand, oncle des chevaliers Raymond et Guy. Il dit que le meurtre a été commis par un lâche car il n'y a pas de traces de bagarre.

Jean l'oiselet est un jongleur, il est accompagné de Flor. Il reconnaît le mort qu'il a rencontré auparavant et qui lui a confié être porteur d'une sorte de mission.

(à suivre)

2- La foire de la Saint-Martin

3- Un nouveau meurtre

4- Tumulte de rue

5- L'accusation du prévôt

6- L'anneau aux trois merlettes

7- Le meurtrier démasqué

Epilogue.

 

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21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 10:17

Roman publié en 1862 par Victor Hugo en 1862 alors qu’il est en exil pour fuir le Second Empire dans les îles anglo-normandes.

PREMIERE PARTIE : Fantine

Livre premier : Un juste

1815, M. Charles François Bienvenu est évêque à Dignes. Il vit avec sa sœur, Melle Baptistine, et sa vieille servante, Mme Magloire. Nous sommes sous la Restauration, Louis XVIII règne (après la chute de Napoléon en 1814).

Monseigneur Bienvenu rend visite à un révolutionnaire (un conventionnel) mourant qui vit retiré dans les montagnes. Ensemble, ils évoquent la Révolution.

Livre deuxième : La chute

Un soir, Jean Valjean, un homme qui vient d’être libéré du bagne et qui est chassé par tous, frappe à la porte de l’évêque pour trouver refuge. Son aspect est effrayant mais il est tout de même invité à rester pour diner.

Jean Valjean est originaire de Brie et était émondeur (tailleur d’arbres). Il a été condamné au bagne pour avoir volé du pain à un boulanger alors qu’il souhaitait nourrir sa sœur et les enfants de celle-ci qui vivaient dans une terrible misère après un hiver plus rude que d’habitude qui les avait privés de travail. Il est enfermé au bagne de Toulon et porte le numéro 24601. Il ne peut avoir de nouvelles de sa sœur et de ses sept neveux et nièces. Quand il peut s’évader, il le fait mais est repris à chaque fois. Quand il arrive chez l’évêque, il vient de passer 19 ans aux travaux forcés et il est profondément transformé : il n’a plus le même caractère et il a appris à lire et à écrire. Il ressent de la haine pour cette société qui l’a condamné. Il entre en guerre contre celle-ci.

Après avoir passé la nuit dans un lit confortable Jean Valjean se réveille tôt et ne peut s’empêcher de penser à l’argenterie de l’évêque. Il se lève, se dirige vers l’endroit où elle est rangée, dans un meuble non verrouillé, la vole, puis s’enfuit.

Mme Magloire indique que le panier de couverts a disparu, mais l’évêque n’y voit aucun mal. Un peu plus tard, les gendarmes arrivent avec Jean Valjean et ce qu’il a volé, mais l’évêque leur dit qu’il ne s’agit pas d’un vol mais d’un don. Il dit aux gendarmes de se retirer. Il indique ensuite à l’ancien bagnard que l’argent de la vente des couverts doit lui servir à devenir « un honnête homme ».

Jean Valjean part par la montagne. Sur son chemin, il croise un jeune garçon, Petit-Gervais, qui laisse tomber une pièce par terre. L'ancien forçat lui vole cette pièce et refuse de lui rendre. Il est ensuite assailli par un fort sentiment de culpabilité.

Livre troisième : En l’année 1817

(Deux ans plus tard, à Paris).

Quatre étudiants profitent de la vie parisienne et sortent chacun avec une fille. Parmi eux, le couple Félix Tholomyès- Fantine s’est formé. Fantine est une belle fille, issue de la pauvreté, originaire de Montreuil sur Mer. Elle est venue à Paris pour faire fortune. Elle est amoureuse de Félix et s’est donnée à lui comme à un mari. Un soir, les quatre jeunes gens organisent une « surprise » aux jeunes filles : ils les invitent à dîner puis s’enfuient. Fantine, enceinte, se retrouve seule et désemparée.

Livre quatrième : Confier, c’est quelquefois livrer

Montfermeil, près de Paris. Les Thénardier, mari et femme, tiennent une gargote. Lui est un ancien sergent, il a combattu à Waterloo. Ils ont deux filles, une de 18 mois et l’autre de deux ans et demi. Fantine arrive devant l’auberge, elle est accompagnée de sa fille, âgée de deux ans environ. Après la naissance de son enfant, la jeune mère a écrit à son amant mais sans succès, elle s’est ainsi retrouvée seule et sans ressources. Elle veut travailler et, pour cela, elle doit retourner à Montreuil-sur-Mer, sa ville natale où elle espère que ses connaissances l’aideront. Elle n’a d’autre choix que de confier son enfant, Cosette, aux Thénardier, qui, contre une belle somme d’argent, l’accueillent.

Les Thénardier sont cupides et méchants. Leur geste n’est motivé que par l’argent, d’autant qu’ils rencontrent des difficultés financières avec leur gargote. Rapidement, il traite Cosette comme si elle était un chien, ne voyant en elle qu’un moyen d’augmenter leurs revenus. Ils mentent à sa mère en lui faisant qu’ils s’occupent bien de l'enfant. En revanche, ils aiment passionnément leurs deux filles. Les années passent. La misère grandit. A cinq ans, Cosette est devenue la servante de la maison et le souffre-douleur des deux filles.

Livre cinquième : La descente

Lorsque Fantine rentre à Montreuil-sur-Mer, l’endroit a bien changé. L’usine de verroterie qui tournait peu a été reprise par un inconnu dont on ne sait rien : le Père Madeleine. Grâce à un nouveau procédé, il a fait reprendre les affaires et toute la ville s’est enrichie. C’est un homme respecté parce qu’il est bon et qu’il a fait disparaître la pauvreté.

Un seul homme n’aime par M. Madeleine : l’inspecteur de police Javert. Il est arrivé dans la ville après lui et est intrigué par le nouveau directeur de l’usine à tel point qu’il ne le quitte pas des yeux.  Il est, par-dessus tout, épris de respect et d’honnêteté.

Un jour, M. Madeleine attire l’attention de Javert en sauvant le père Fauchelevent qui est coincé sous une charrette. L’inspecteur déclare ne connaître qu’un homme capable d’avoir une telle force : un forçat. Fauchelevent ne pourra plus marcher normalement et M. Madeleine lui trouve un emploi de jardinier dans un couvent de femmes du quartier Saint-Antoine à Paris.

Quand Fantine arrive, M. Madeleine est devenu maire de la ville. Elle est embauchée dans la fabrique mais on apprend qu’elle a un enfant. Elle est chassée alors qu’elle doit encore envoyer de l’argent aux Thénardier. Elle trouve quelques petits travaux à faire mais elle n’a pas assez pour les payer correctement d’autant qu’ils lui réclament sans cesse davantage.  Elle est donc amenée à vendre ses cheveux puis ses dents (pour payer des soins à Cosette qui est tombée malade, selon sa famille d’adoption – en fait, elle est en bonne santé). Fantine s’épuise au travail chez un tailleur pour un salaire dérisoire tandis que les Thénardier lui demandent toujours plus. Elle se prostitue.

Plus tard, alors que Fantine arpente le pavé, elle est chahutée par un homme, un « élégant » portant le nom de M. Bamatabois, qui lui met une poignée de neige dans le corps. Elle se rebiffe et est arrêtée par Javert et jetée en prison pour six mois. M. Madeleine, qui a assisté à la scène, demande à l’inspecteur de remettre la jeune femme en liberté. Une fois que cela est fait, il lui promet une vie meilleure et elle s’évanouit de joie.

Livre sixième : Javert

Fantine est tombée malade et il lui reste peu de temps à vivre : elle doit voir son enfant.

Un matin Javert vient avertir que Jean Valjean a été arrêté (il a cru que c’était M. Madeleine mais c’est en fait celui qu’on appelle le père Champmathieu). Il a été reconnu par d’autres forçats.  Après avoir donné cette information au maire, l’inspecteur lui donne sa démission car il a dénoncé le père Madeleine comme forçat, c'est lui qu'il a pris pour Jean Valjean, dans un premier temps. Il est un « mouchard » et donc indigne de remplir ses fonctions.

Livre septième : L’affaire Champmathieu

M. Madeleine n’est autre que Jean Valjean. Après avoir quitté l’évêque, il a traversé la France et s’est installé à Montreuil-sur-mer et y est devenu directeur de l’usine puis maire. Il a consacré son temps à se racheter. Mais quand il apprend qu’on a arrêté un innocent à sa place, il est bouleversé et a mauvaise conscience. Il lui est cependant très difficile d’aller se dénoncer. Il quitte Montreuil.

Arrivé à Arras, il se présente au palais de justice et est introduit dans la salle d’audience. L’homme accusé à tort d’être un ancien forçat est assis entre deux gendarmes, il semble ne pas comprendre ce qui lui arrive. On fait entrer tour à tour trois témoins qui le reconnaissent. Tout à coup, M. Madeleine prend la parole et demande à ces mêmes témoins s’ils le reconnaissent. Lui dit qu’il connait les trois hommes comme anciens compagnons de bagne.

Après avoir affirmé qu’il est Jean Valjean, il quitte l’audience en disant à l’avocat général de le faire arrêter quand il le voudra.

Livre huitième : Contrecoup

Fantine est mourante. Cosette a maintenant 7 ans, sa mère n’a pas pu encore la revoir.

Javert est maintenant certain que Jean Valjean se cache sous les traits de M. Madeleine. Au moment de son arrestation, ce dernier demande une faveur à Javert : il souhaite avoir 3 jours de répit pour aller chercher Cosette avant d’être arrêté. Fantine implore Javert d’accepter puis meurt. Javert ne fait pas cette faveur à l’ancien bagnard et l’arrête sur le champ.

(à suivre)

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8 avril 2017 6 08 /04 /avril /2017 14:19

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Traduction de Jean-Michel Déprats.

Pièce écrite en vers et en 5 actes qui connut un succès considérable dès les premières représentations. C'est aujourd'hui la pièce la plus jouée dans le monde.

Deux familles ennemies à Vérone, les Montaigu (celle de Roméo) et les Capulet (celle de Juliette) s'affrontent. Leurs enfants vont tomber amoureux.

 

LA PIECE

Prologue : le choeur résume l'intrigue.

ACTE I

Scène 1

Samson et Grégoire, de la maison des Capulet sont prêts à se battre. Entrent deux serviteurs de la maison des Montaigu. Puis Benvolio de la maison des Capulet. Ces hommes commencent à s'affronter. Tybalt, de la maison des Capulet se mêle au groupe. 

Entre le couple Capulet : le vieux et son épouse. Puis le couple Montaigu. Ils s'opposent aussi. 

Le Prince Escalus arrive et prononce une longue tirade pour la paix puis sort.

Les Montaigu interrogent Benvolio sur la querelle puis demandent des nouvelles de Roméo : ce dernier est "d'une humeur noire et funeste" sans qu'aucun ne sache pourquoi.

Benvolio est seul quand Roméo entre. Il dit à son ami l'origine de sa tristesse : il aime une femme qui a juré de rester chaste. Leur amour est impossible. L'autre lui conseille d'oublier cette femme.

Scène 2

Entrent les Capulet, le comte Pâris et un serviteur, le Rustre.

Juliette n'a pas encore 14 ans mais cela n'empêche pas le comte de vouloir l'épouser. Le vieux Capulet l'invite au bal qu'il donne le soir même car ce sera l'occasion pour le compte de rencontrer d'autres jeunes filles. 

Le rustre demande à Roméo de lui lire la lettre qu'il doit remettre. Roméo apprend ainsi que les Capulet organisent un bal. Benvolio conseille à Roméo d'y aller pour qu'il puisse comparer le visage de celle qu'il aime à celui des autres jeunes filles. Roméo accepte "pour se réjouir de la splendeur de sa bien-aimée".

Scène 3

Entrent l'épouse des Capulet et la nourrice. 

La nourrice confirme dans une longue tirade faite de souvenirs que Juliette va voir 14 ans quelques jours plus tard. La mère de Juliette demande son avis à sa fille sur son mariage : le comte Pâris aimerait l'épouser. Elle répond qu'elle l'aimera si il lui plaît. 

Scène 4

Sont présents Roméo, Mercutio et Benvolio.

Roméo se demande comment entrer au bal. Il se dit alourdi par l'amour. Ses amis tentent de lui redonner de l'énergie.

Ils se rendent au bal et sont accueillis par Capulet qui se remémore sa jeunesse. Roméo aperçoit une dame et en tombe immédiatement amoureux, au point d'oublier celle qu'il aimait jusqu'alors. Tybalt, en entendant la voix de Roméo, reconnaît un Montaigu. Il en informe Capulet qui lui demande de se calmer et de le laisser tranquille. De mauvaise grâce, il accepte mais en nourrit une haine profonde pour Roméo.

Roméo aborde Juliette. Ils s'embrassent. Lorsque la nourrice vient chercher Juliette, Roméo apprend qu'elle est une Capulet. De son côté, Juliette apprend par la nourrice qui est Roméo.

ACTE II

Le choeur chante que l'amour impossible rend malheureux les deux jeunes gens malgré les délices qu'il procure.

Scène 1

 Benvolio apprend à son ami que Roméo a escaladé le mur du verger pour se rendre chez les Capulet. Ils partent, ne pouvant rien faire.

Roméo qui se trouve dans les jardins aperçoit Juliette chez elle. Au balcon, elle regrette le nom de Roméo. Il lui répond, elle l'entend, ils se parlent. Elle lui demande comment il est entré. Ils se déclarent de nouveau leur amour. La nourrice appelle Juliette. Avant de quitter Roméo, elle lui demande à quelle heure il veut célébrer leur union.

Scène 2

Roméo est avec le frère Laurent.

Le frère comprend que Roméo est matinal parce qu'il est contrarié. Il lui demande s'il était avec Rosaline, Roméo lui répond qu'il a oublié ce nom et qu'il est amoureux d'une Capulet. Il lui demande de les unir par le mariage.

Scène 3

Entrent Benvoilo et Mercutio. Tybalt a envoyé une lettre pour défier Roméo. Portrait péjoratif de Tybalt : "Il se bat comme on chante en suivant une partition." Roméo et ses amis échangent sur un ton vif, Roméo est redevenu "sociable". La nourrice arrive : elle cherche Roméo. Il lui demande de prévenir Juliette : le mariage va avoir lieu dans l'après-midi.

Scène 4

Juliette trouve sa nourrice longue à revenir. Quand elle arrive, elle tarde à donner des nouvelles à Juliette, détournant sans cesse ses questions. Elle finit par lui dire de se rendre à confesse afin que le mariage soit célébré.

Scène 5

Entrent le frère et Roméo. Le frère demande à Roméo de modérer son amour. Arrive Juliette. Ils vont être unis dans le mariage par le frère Laurent.

ACTE III

Scène 1

Entrent Mercutio, Benvolio et leurs gens. Alors qu'ils discutent de manière virulente, Tybalt, accompagné des siens, arrive. Puis, c'est au tour de Roméo d'entrer.

Alors que Tybalt s'oppose à ses amis, Roméo tente de les raisonner mais cela n'empêche pas Tybalt de frapper Mercutio et de le blesser gravement, mortellement.

Roméo et Tybalt s'opposent et Roméo tue Tybalt. Il risque d'être condamné à mort par le Prince. Il doit partir.

Le Prince entre et apprend ce qui s'est passé. L'épouse de Capulet lui demande la vengeance. Benvolio fait un récit détaillé de ce qui s'est passé. Le Prince fait finalement preuve de clémence en ne condamnant Roméo qu'à l'exil.

Scène 2

Entre Juliette. Puis la nourrice.

Juliette implore la nuit et Roméo : elle les veut auprès d'elle. La nourrice entre et annonce à Juliette la mort de Tybalt (il y a un quiproquo au début de l'échange car Juliette pense qu'elle lui annonce la mort de Roméo) et le bannissement de Roméo pour avoir provoqué cette mort. Juliette défend son amant face à la nourrice : l'un des deux allait  tuer l'autre, elle préfère que ce soit son mari qui soit resté vivant. Elle est affligée par l'interdiction qui frappe Roméo. Sa nourrice lui dit qu'elle va aller le trouver et qu'il sera auprès d'elle dans la nuit.

Scène 3

Entrent frère Laurent et Roméo

Frère Laurent apprend à Roméo le verdict du prince : il est banni. Pour lui cela signifie la mort et non la miséricorde. Frère Laurent tente de raisonner Roméo mais il n'y parvient pas. La nourrice arrive, elle cherche Roméo. Elle leur apprend que Juliette ne fait que pleurer. Roméo tente de se tuer et la nourrice lui arrache son poignard. S'en suit une longue tirage de Frère Laurent contre le suicide. Il dit à Roméo d'aller retrouver son amour. Avant de partir, la nourrice remet la bague confiée par Juliette à Roméo.

Scène 4

Entrent le vieux Capulet, son épouse et Pâris. 

Capulet donne sa fille en mariage à Pâris. Il sera célébré le jeudi suivant dans la discrétion. Le père demande au futur marié de passer voir Juliette avant d'aller se coucher.

Scène 5

Roméo et Juliette sont ensemble. Le jour va se lever. Roméo doit partir. La nourrice entre pour les prévenir que Lady Capulet doit arriver. Elle les appelle à la prudence.

Lorsque la mère de Juliette entre, Roméo a quitté les lieux. Juliette dit qu'elle ne se sent pas bien, qu'elle continue de pleurer la mort de son cousin. Juliette indique qu'elle voudrait qu'il soit vengé par la mort de Roméo. Lady Capulet annonce à Juliette son mariage imminent. Juliette refuse en disant qu'elle préfère épouser Roméo. Le vieux Capulet est fou de colère quand il apprend son refus : il la chassera si elle refuse de se marier. Sa mère ne lui vient pas en aide. La nourrice lui conseille de céder à ses parents et d'épouser le comte Pâris.

ACTE IV

Scène 1

Le frère Laurent tente de repousser la date du mariage de Juliette et du comte. Juliette entre et le comte lui demande de se confesser pour le mariage. Elle reste seule avec le frère Laurent qui lui propose un plan : elle devra boire une potion qui lui donnera l'apparence d'une morte pendant 42 heures. Roméo en sera averti et viendra la chercher pour l'emporter loin, vers Mantoue.

Scène 2

Sont présents le couple Capulet, la nourrice et des serviteurs.

Le mariage se prépare. Juliette entre et demande pardon à ses parents de ne pas s'être laissée gouverner par eux. 

Scène 3

Juliette est avec la nourrice. Elle lui demande de la laisser seule. Elle s'interroge sur les conséquences de son geste et se demande si tout va se passer comme prévu. Elle boit la potion et s'effondre sur son lit.

Scène 4

Derniers préparatifs du mariage chez les Capulet.

Scène 5

La nourrice découvre Juliette "morte" dans son lit. Les Capulet sont anéantis par la douleur.

ACTE V

Scène 1

Balthazar apprend à Roméo que Juliette a été déposée dans le caveau de ses ancêtres. Il ne lui apporte pas la lettre que Roméo attend. Roméo se rend chez l'apothicaire pour se procurer un poison violent en le payant pour empêcher son refus lui vendre.

Scène 2

Frère Jean vient à la rencontre de frère Laurent. Il lui dit qu'il n'a pu donner la lettre à Roméo (une suspicion de peste a fermé les portes de la ville) et personne d'autre n'a pu le prévenir. Frère Laurent envoie frère Jean lui trouver une barre de fer et décide de se rendre sur le tombeau.

Scène 3

Paris envoie son page au cimetière pour qu'il lui signale si quelqu'un approche. Alors qu'il pleure Juliette, il apprend que Roméo et de Balthazar arrivent. 

Roméo doit ouvrir le tombeau pour récupérer la bague que porte Juliette. Il demande à Balthazar de partir mais l'autre se cacher au lieu de quitter les lieux : il est inquiet.

Paris qui observe la scène, reconnait Roméo. Il lui demande d'arrêter ce qu'il fait. L'autre refuse, ils se battent et Roméo tue Paris qu'il reconnait après.

Il trouve Juliette aussi belle dans la mort que vivante. Désespéré, il avale la potion mortelle et s'effondre.

Frère Laurent arrive et rencontre Balthazar qui l'informe que Roméo est dans le tombeau. Le frère décide d'y aller, ayant un mauvais pressentiment. Il découvre les corps de Roméo et de Paris. Juliette se réveille et demande des nouvelles de son époux. Elle apprend sa mort et met fin à ses jours avec un poignard (il ne reste plus une goutte de potion mortelle).

Les deux gardes arrivent sur les lieux. Le prince est appelé et apprend ce qui est arrivé. Puis les Capulet et les Montaigu. Frère Laurent fait le récit de ce qui est arrivé : le mariage de Roméo et Juliette, le somnifère, la lettre non reçue et la mort des deux amants.

Affligées, les deux familles se réconcilient et souhaitent la paix.

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4 janvier 2017 3 04 /01 /janvier /2017 19:12

Ce roman est le premier publié par W. Golding. Il est paru en Grande-Bretagne en 1954 et a connu un grand succès dès sa publication.

Résumé détaillé par chapitres

CHAPITRE 1 : L'APPEL DE LA CONQUE

Deux garçons réalisent qu'ils sont dans la jungle. L'un est blond et l'autre est gros. L'avion dans lequel ils étaient a été pris dans une tempête, le pilote a l'air d'avoir disparu. Ils semblent être seuls sur l'île, sans adultes. Le blond se prénomme Ralph, quant à l'autre il indique qu'il déteste le surnom qu'on lui a attribué à l'école : Porcinet. Ralph s'empresse de l'appeler ainsi. 

Ralph profite des délices de la nature, c'est un bon nageur. Porcinet est beaucoup moins à l'aise : il explique qu'il est orphelin de père, qu'il vivait chez sa tante, qu'il souffre d'asthme et qu'il est myope. Il parle beaucoup. Il panique, il ne supporte pas la situation dans laquelle ils sont.

Ralph découvre la conque. A la demande de Porcinet, il souffle dedans pour appeler les autres enfants qui étaient dans l'avion et qui doivent se trouver disperser sur l'île. La première fois, il n'obtient pas de résultat mais la fois suivante, c'est un succès. Johnny apparaît, puis d'autres enfants, des plus jeunes, dont un couple de jumeaux, Erik et Sam. Un groupe d'enfants est guidé par un meneur, Jack Merridew, qui dit être chef et désigne les autres comme les membres de sa maîtrise. L'un d'entre-eux s'évanouit.

Les deux "chefs" s'affrontent verbalement. Chacun présente les membres de son groupe. Une élection du chef de tous les enfants est décidée. Ralph l'emporte parce qu'il a soufflé dans la conque. Jack commande la maîtrise et en fait une troupe de chasseurs chargés de nourrir le groupe.

Jack, Ralph et Simon, un autre enfant présenté comme timide, partent en exploration pour vérifier qu'ils sont seuls sur l'île. Porcinet veut les suivre mais les autres refusent. Ralph lui demande à la place de consigner les noms des autres. L'excursion les conduit sur une piste dans une forêt de lianes. Arrivés au sommet d'une montagne, ils ont la confirmation qu'ils sont seuls sur l'île. Ils voient aussi le lieu où leur avion a atterri. Ils poursuivent leur route et croisent un cochon sauvage qui se trouve sur leur passage mais ils n'arrivent pas à le tuer.

CHAPITRE 2 : INCENDIE SUR LA MONTAGNE

Dans la soirée, les enfants organisent un meeting pour faire un compte-rendu aux autres de l'excursion. Ils leur annoncent que l'île est déserte, qu'ils sont perdus et que personne ne sait où ils sont. Ralph essaie de rendre leur situation sympathique : l'île est agréable et il y a manger. L'enfant de six ans exprime sa terreur concernant une bête qu'il aurait vue, une espèce de serpent. Ralph affirme qu'il n'y a pas de bête effrayante sur l'île. Il propose deux activités : s'amuser et trouver une solution pour pouvoir quitter l'île. Il les rassure en disant que tôt ou tard un bateau finira par arriver. Il propose d'allumer un feu pour qu'ils puissent être repérés du large.

Les enfants amassent du bois mais ils n'ont pas d'étincelle pour allumer le feu. Ralph a l'idée d'utiliser les lunettes de Porcinet -contre son gré- : il s'en sert pour guider les rayons du soleil. Le feu prend mais ne dure pas longtemps. Les enfants constatent qu'il faut de la discipline pour le maintenir. Une partie de la maîtrise est responsable de l'entretien du feu. Personne n'écoute ce que dit Porcinet alors qu'il estime dire des choses justes.

Finalement un nouveau feu est allumé mais il se répand facilement et un grand incendie se déclare sur l'île. Porcinet continue de réclamer la parole mais personne ne lui donne. Il critique l'attitude des autres et dit qu'ils vont droit à leur perte. Il annonce qu'il n'a pu compter le nombre d'enfants, il se demande si certains n'ont pas péri dans l'incendie. On réalise que le petit, celui qui avait peur de la bête, a disparu.

CHAPITRE 3 : CABANES SUR LA PLAGE

Jack tente de chasser des cochons sauvages mais sans succès. Il rejoint Ralph qui tente de monter des cabanes. La dernière n'est que décombres. Les autres enfants ne travaillent pas, ils mangent des fruits et s'amusent dans l'île.

La nécessité d'avoir de la viande est de plus en plus forte mais Jack n'arrive pas à tuer. Face à leurs échecs les deux garçons sont en colère. Les petits font des cauchemars la nuit.

Cependant, le feu est bien entretenu et sa fumée est épaisse.

Les deux garçons s'affrontent puis se réconcilient en constatant leur impuissance. Simon a disparu. Il est allé marcher seul, a cueilli des fruits pour les petits puis a repris le sentier précédemment emprunté par Jack. Il se retrouve dans une clairière magnifique.

CHAPITRE 4 : VISAGES PEINTS ET CHEVEUX LONGS

Le rythme de la vie sur l'île est donné. Les enfants ont formé deux groupes : les petits et les grands. Leurs principales activités consistent à se nourrir et à jouer. Ils observent la nature aussi, comme Henry qui est fasciné par l'activité des corpuscules dans l'eau de mer.

Jack, de son côté, cherche à se camoufler des cochons qu'il chasse et demande aux jumeaux de l'aider. Porcinet propose à Ralph d'installer une horloge solaire. L'autre refuse, n'en voyant pas l'intérêt. 

Ralph aperçoit la fumée d'un bateau. Mais le feu est éteint, les autres l'ont laissé mourir. Ralph et Porcinet se dirigent vers la montagne et rencontrent Jack et son équipe qui viennent de réussir à tuer un cochon sauvage. Ralph leur reproche d'avoir laissé mourir le feu. Les deux garçons s'opposent. Jack donne un coup à Porcinet qui est du côté de Ralph et projette ses lunettes. Un verre est cassé. Jack s'excuse auprès de Ralph. Puis, ils décident de rallumer le feu et l'utilisent pour faire cuire la viande. Ils mangent ensuite dans une ambiance tendue.

CHAPITRE 5 : MONSTRE MARIN

Ralph marche en réfléchissant à leur situation. Puis, il se prépare à animer le meeting. Il revoit son jugement sur Porcinet : ce dernier sait penser. Il fait le point, ayant la volonté de déterminer de nouvelles règles de fonctionnement que chacun devra respecter, y compris les petits. Il indique notamment des nouvelles règles d'hygiène et l'importance de maintenir le feu allumé. Dernier point abordé : la peur ressentie par de nombreux enfants, il faut vérifier si elle a lieu d'être car l'objectif est d'être heureux. jack prend la parole et porte sa colère sur les petits. Il évoque la bête dont ils parlent et cherche à les terrifier. Puis, il dit que cette bête n'existe pas. Porcinet prend ensuite la parole pour s'exprimer sur la peur, mais les autres s'amusent et l'écoutent à peine. Un petit affirme avoir vu la bête mais ensuite il apparaît dans son témoignage que c'est Simon qui lui a fait peur en se levant une nuit. Un autre enfant est interrogé, il s'effondre en larmes et les autres l'imitent, se souvenant de leurs chagrins personnels. L'enfant finit par déclarer que la bête sort de l'Océan, ce qui provoque le tumulte au sein du groupe. Chacun prend la parole de manière désordonnée et personne ne respecte les règles du meeting. Ralph constate que ce meeting est un échec. Porcinet tente de raisonner les enfants. Avec Ralph et contre Jack, il défend l'utilité du règlement. Ralph se demande s'il doit renoncer à être chef : Porcinet l'en dissuade, Simon fait de même.

Ralph et ses amis se mettent à regretter la présence d'adultes qu'ils jugent plus raisonnables que les enfants.

CHAPITRE 6 : MONSTRE DE L'AIR

Entendant un bruit dans le ciel, les enfants se mettent à l'abri dans leurs cabanes. Une explosion illumine le ciel mais les enfants se sont endormis et ne s'en rendent pas compte. Un parachute atterrit dans la montagne. Les jumeaux, responsables du feu, se sont endormis et le feu est presque éteint. En se réveillant, ils aperçoivent l'homme au parachute et s'enfuient de terreur. Ils préviennent Ralph qui décident d'un rassemblement. Les jumeaux déclarent avoir vu un monstre qu'ils décrivent avec précision. Lors du meeting, il est décidé que le monstre doit être traqué. Ralph interdit à Jack de prendre la parole sans avoir la conque, c'est un rappel à l'ordre qui provoque de nouvelles tensions entre les deux garçons. Il demande aussi que le feu soit rallumé. Jack pense être le mieux placé pour traquer le monstre par sa position de chef des chasseurs. Porcinet est chargé de surveiller les petits pendant que les autres seront à la chasse.

Les enfants se dirigent vers l'endroit de l'île qui est resté inexploré par Jack et les chasseurs. Ralph y pénètre seul. Puis Jack le rejoint, ne pouvant le "laisser seul". Ils quittent les lieux bredouilles.

Ralph est furieux de constater qu'il n'y a plus de feu sur la montagne.

CHAPITRE 7 : OMBRES FUGITIVES ET GRANDES FUTAIES

Les enfants continuent leur marche sur le sentier. Ralph regrette de ne pouvoir être propre et les bains qu'il prenait avant. Simon le rassure : "Tu rentreras chez toi." Il se souvient aussi des lieux où il a habité, des bols de cornflakes, des livres qu'il avait.

Alors qu'ils croisent un sanglier, Ralph le touche avec son javelot mais les autres enfants ne s'en occupent pas, ils préfèrent jouer. 

Leur ascension de la montagne progresse doucement. Simon retourne auprès de Porcinet pour signaler que les autres vont rentrer tard. Pendant ce temps, Ralph et Jack ne cessent d'être en désaccord par rapport au trajet à prendre. Ralph désire rentrer tandis que Jack veut monter. Finalement, Ralph cède et accepte d'accompagner Jack et Roger.

Un peu plus tard, alors que les deux autres l'attendent, Jack termine seul l'ascension puis revient. Il affirme qu'il a vu quelque chose en haut de la montagne, quelque chose qui s'enflait. Ils décident d'aller voir de plus près. Ils se retrouvent ainsi devant la "chose" qui enfle et produit un bruit bizarre. Effrayés, ils prennent la fuite.

CHAPITRE 8 : OFFRANDE AUX PUISSANCES OBSCURES

Les garçons font un compte-rendu à Porcinet. Ils ne savent pas quelle attitude avoir face au monstre. Jack souffle le rassemblement dans la conque. Il y a de nouveau des tensions entre Jack et Ralph car Jack critique Ralph devant les autres au meeting. Jack demande aux autres qui ne veut plus de Ralph comme chef, mais personne ne va dans son sens. Humilié, il décide de quitter le groupe et de partir seul. Simon surmonte enfin sa timidité et fait une proposition : il faut retourner sur la montagne. Porcinet demande si on peut déplacer l'endroit du feu : ils l'allumeraient entre la piscine et le plateau. Les autres trouvent l'idée assez bonne et se mettent au travail. Porcinet prend lui-même ses lunettes pour capter les rayons du soleil. 

Les garçons constatent que certains d'entre eux ont quitté le groupe : Bill, Roger et Maurice.

Simon s'échappe et observe Jack qui se trouve un peu plus loin sur la plage de l'autre côté de l'île. Jack et ses amis ont décidé de chasser le cochon sauvage pour le déguster lors d'un festin et faire une offrande au monstre. Une fois la truie tuée, un problème se pose : comment allumer le feu? Ils décident d'aller voler de quoi provoquer l'étincelle aux autres. C'est la tête de la bête qui est découpée pour l'offrande. Leur goût pour le sang et leur fascination pour la mort marque et inquiète Simon qui les observe.

Du tas d'entrailles, surgit devant Simon Sa-Majesté-des-Mouches, reine des mouches qui se précipitent sur Simon. Cette image de la reine est une hallucination.

Le temps est orageux. De leur côté Ralph et Porcinet expriment leur peur car ils n'arrivent pas à maintenir leur feu. Ils se demandent ce qu'ils vont devenir.

Jack et deux de ses camarades, peinturlurés et méconnaissables, arrivent et demandent à ceux du groupe de Ralph de les rejoindre : eux s'amusent et profitent. les autres comprennent que Jack et sa bande veulent leur feu. 

Simon voit et entend sa Majesté-des-Mouches qui lui dit d'aller rejoindre les autres, puis il perd connaissance.

CHAPITRE 9 : ASPECT D'UNE MORT

Simon se réveille et découvre le cadavre en décomposition du parachutiste. Il réalise ainsi que le "monstre" est inoffensif.

Alors que Ralph et Porcinet se baignent dans la piscine, ils se rendent compte que les autres enfants ont rejoint Jack. Ils décident de se rendre dans son campement. Ils ne sont d'abord pas bien accueillis mais, à la demande de Jack, on leur donne de la viande. Puis Jack s'improvise chef mais Ralph s'y oppose et rappelle que la priorité est de faire du feu. 

Un orage s'annonce. Ralph demande à Jack comment lui et sa tribu vont se protéger. Ceux-ci répondent par une danse pour chasser la pluie. Simon arrive au milieu du groupe. Les autres le prennent pour le monstre et l'encerclent, l'attaquant avec leurs lances. Il est laissé gisant et blessé sur le sable.

Avec le vent, le parachute se gonfle et le corps qui y est attaché est soulevé, l'ensemble se déplace. Le pantin finit par s'abîmer au large. La pluie a cessé, la mer montante entraîne le corps de Simon, il se retourne doucement dans l'eau pour s'en aller peu à peu vers le large.

CHAPITRE 10 : LA CONQUE ET LES LUNETTES

Ralph annonce à Porcinet que Simon a été assassiné par les autres. Porcinet cherche à leur trouver des circonstances atténuantes. Porcinet préfère croire qu'il s'agit d'un accident. Porcinet et Ralph veulent former un groupe à quatre avec les jumeaux, considérant qu'ils ne sont pas des criminels.

Jack a mis en place une sentinelle pour protéger son territoire. Il a puni arbitrairement Wilfred. Il brandit aussi la peur du monstre. Jack décide d'aller voler le feu chez Ralph pour faire cuire le produit de leur chasse du lendemain.

De leur côté, Jack et ses comparses constatent la nécessité absolue de rallumer le feu. Alors que les autres garçons s'endorment, ils sont assaillis par Jack et sa bande qui parviennent à voler les lunettes de Porcinet.

CHAPITRE 11 : FORTERESSE DES ROCHES

Le feu des quatre garçons s'est éteint. Porcinet veut convoquer un meeting pour qu'on lui rende ses lunettes. Sam propose de prendre les armes, Porcinet s'y oppose. Il regrette déjà le décès de Simon. Porcinet décide d'aller récupérer ses lunettes auprès de Jack, ils s'y rendent à quatre et prennent la conque avec eux. Ils craignent le comportement des autres qui ont peint leurs corps comme des sauvages. Ils décident d'y aller en laissant leurs corps tels qu'ils sont. Ils se mettent en route, passent sur la plage et, arrivés à la falaise, ils convoquent le groupe à un meeting avec la conque.

Ralph réclame à Jack les lunettes de Porcinet puis le traite de voleur et les garçons se mettent en posture de combat. Mais sur les conseils de Porcinet, Ralph se remet à argumenter et tente de raisonner les chasseurs qui ne pensent qu'à s'amuser. Jack donne l'ordre à sa tribu de capturer les jumeaux. Les deux clans s'affrontent. Seul Porcinet reste à l'écart et demande la parole, puisqu'il a la conque. Il tente de les calmer : "Qu'est-ce qui vaut mieux ; avoir des lois et leur obéir, ou chasser et tuer?"

Pendant ce temps, Roger,  du haut de la falaise, soulève un levier pour faire rouler une grosse pierre qui s'écrase en bas en tuant Porcinet. La conque est brisée. Jack prend la fuite.

CHAPITRE 12 : CLAMEURS DE CHASSE

Ralph est maintenant seul. Les chasseurs l'ont à peine poursuivi quand il a pris la fuite. Il se nourrit de fruits. Il a peur, il craint que Jack ne le laisse pas tranquille, qu'il démarre une chasse à l'homme. Il découvre un crâne de cochon sur la plage. Ce crâne semble lui adresser un message.

Ralph souffre cruellement de sa solitude et se dit qu'elle est due à son côté raisonnable. Il se faufile pour aller voir les jumeaux qui lui expliquent qu'ils ont été forcés d'appartenir à l'autre groupe. Ils lui conseillent de rester à l'écart et de partir, précisant que Roger est aussi terrible et violent que Jack. Ils entendent des pas, Ralph va se cacher. Les jumeaux lui donnent un morceau de viande. Ralph s'interroge sur le sens de la dernière phrase qu'il a entendue : "Roger a aiguisé un bâton à deux bouts". Il se trouve une cachette en creusant un tunnel dans les fougères et s'endort.

Ralph entend des voix et comprend qu'un des jumeaux a été contraint d'indiquer à Jack où il se cachait. Il se retrouve traqué, seul contre tous. Des pierres tombent de la falaise. Alors qu'il est attaqué, il blesse un de ses ennemis. La forêt est incendiée pour que Ralph en sorte. Après avoir envisagé plusieurs solutions pour échapper à ses ennemis, il décide de se cacher. Mais un sauvage le découvre et ils se retrouvent face à face. Dans un sursaut, il blesse son ennemi et prend la fuite. Puis il s'écroule sur le sable.

Lorsqu'il se redresse, il est face à un officier de marine. Ce dernier interroge les enfants sur ce qu'ils sont, ce qu'ils font. Il apprend que, dans leurs "jeux", deux ont péri. Face aux interrogations des adultes sur leur fonctionnement, les enfants se mettent à sangloter : "Ralph pleurait sur la fin de l'innocence, la noirceur du coeur humain et la chute dans l'espace de cet ami fidèle et avisé qu'on appelait Porcinet".

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10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 10:22

FEDERICO GARCIA LORCA (1898-1936), Complaintes gitanes – Romancero gitano

 

Introduction

  • Sur le poète

18 textes composés entre 1924 et 1927. Enthousiasme avant leur parution lors des lectures en public.

Amitié avec Salvador Dali qui lui transmet des idées esthétiques d’avant-garde (1926). Puis rupture et Dali affiche avec Bunuel un mépris désinvolte et provocateur pour l’Andalousie traditionnelle (antonyme de la Catalogne d’avant-garde).

Amis de Garcia Lorca : génération de 1927. Après la publication de ce recueil, il adopte une grande liberté formelle. Complaintes gitanes : sommet de son œuvre avant une rupture.

  • Sur le recueil

Rapprochement de deux traditions puissantes en Espagne : la forme poétique du romance et le monde gitan.

Titre original : Primer romancero gitano. Adj « premier » est abandonné en 1933.

Esprit andalou, le duende = pour le poète est au-delà de l’esprit régionaliste et est à rechercher au-delà de l’époque musulmane ou de l’époque romaine de l’Andalousie : racines helléniques font du chant des Gitans un témoignage de la spiritualité méditerranéenne. Donc attachement du poète a une dimension universelle au-delà du pittoresque.

Première formation du poète : formation de pianiste. Transmission à sa poésie des rythmes du cante jondo, le chant profond des Gitans plein de « peine sombre ». Phrases brèves et ponctuation correspond davantage au rythme qu’à la syntaxe. Rythme saccadé du flamenco s’accouple au rythme bien plus lent de la romance.

  • Romance

Forme poétique pratiquée en Espagne depuis le MA composée de vers de 8 syllabes uniquement rimés par une assonance sur les deux dernières voyelles au vers pair. Ces caractéristiques en font une poésie narrative par excellence (effet d’attente) faite pour être chantée, d’autant que la longueur du poème est indéfinie.

Forme privilégiée de la poésie médiévale en Espagne (comme la chanson de geste en France).

Ppx thèmes : récit de la conquête par les Chrétiens du sol occupé par les Musulmans. Récit des hauts faits du Cid (héros pourfendeur des Arabes au XIè siècle) et de ses amours = objet d’un cycle de romances fondateur pour les Espagnols.

Cette forme poétique n’est pas abandonnée à la Renaissance espagnole qui ne tourne pas le dos au MA. Supports se multiplient et nouveaux thèmes : évoquent les anciens récits épiques, l’histoire des rois contemporains ou des rois de légende mais aussi des amours contrariées, des trahisons, des retrouvailles, des récits bibliques, la vie des Saints ou encore des faits divers plus récents.

Mémoire de ces textes encore vivace au début du XXème siècle. Lorca s’y réfère précisément en revisitant les thèmes classiques du romancero :

  • Histoire du roi Ferdinand IV l’Ajourné (mort en 1312) ;
  • Histoire de Thamar et Amnon inspirée de la Bible (qui devient andalouse);
  • Ajout de nouveaux récits élevés au rang de mythes par la forme du romance et par les éléments fondamentaux qu’ils mettent en scène : la lune meurtrière ou le vent violeur.
  • Monde des Gitans magnifiés.

De plus, Lorca y ajoute des images étonnantes inspirées par les images de son temps. Cf Le Martyre de Sainte Eulalie, texte le plus riche en métaphores audacieuses (thème de la torture s’adapte à l’esthétique de la cruauté développée chez les Surréalistes).

Œuvre syncrétique : classique et moderne, savante et populaire, régionale et universelle, érudition littéraire et musicale.

  • Sur les traductions

Trois éditions en français. Celle-ci tente de retranscrire le mètre et la rime pour donner son mouvement musical et tragique au recueil, de transposer les caractéristiques du romance en français.

Décompte des syllabes différent dans les deux langues -> en espagnol la mesure est donnée au vers par l’accentuation qui porte sur l’accent tonique situé sur la septième syllabe (pour l’octosyllabe).

Donc traduction en français par des vers de 7 ou 8 syllabes : 7 en heptasyllabes et 8 en octosyllabes. Seul poème dans lequel le choix du mètre n’est pas maintenu : Burla de don Pedro a caballo qui a une métrique irrégulière. Une seule voyelle est retenue pour la rime.

Traduction des mots : certains se réfèrent à des réalités inexistantes en langue française. Traduction donne des mots de sens proche (ex de romance/complainte). Traduction avec précision des mots rares dont l’équivalent existe en français ( ex des noms de végétaux méditerranéens : tubéreuse)

 

Les poèmes

 

Titre du poème

Thèmes et remarques- Prosodie

  1. Complainte de la lune, de la lune

A Conchita Garcia Lorca

Lune meurtrière d’un enfant.

Gitans

 

  1. Preciosa et le vent

A Damaso Alonso

Préciosa, gitane, proie du vent. Vent comparé à Saint Christophe (patron des voyageurs), personnification. Vent violeur, elle est recueillie par le consul des Anglais. L’omniprésence du vent persiste.

  1. Rixe

A Rafael Mèndez

Combat de chevaliers : 5 Carthaginois contre 4 Romains.

  1. Complainte somnambule

A Gloria Giner et à Fernando de los Rios

Couleur verte. Femme à la balustrade. Lune.

Dialogue entre un cavalier blessé et un compère situé à la balustrade : le premier lui demande l’autorisation d’entrer, l’autre lui répond que c’est impossible car il n’a plus ni maison, ni visage.

Les amis montent sur les balustrades. Le cavalier demande au compère où est sa fille habituellement placée à la balustrade. La gitane est retenue à la surface du puits par la lune. Elle est morte (champ lexical de la froideur).

Images surréalistes.

  1. La nonne gitane

A José Moreno Villa

Tableau d’une nonne gitane qui brode. Végétation. Cinq plaies du Christ. Deux écuyers ? Jalousie : envie d’aller parcourir la nature.

  1. L’épouse infidèle

A Lydia Cabrera et à sa petite Négresse.

Récit d’un adultère entre un gitan et une jeune fille à la première personne (je=le gitan). Complicité de la nature : dans la vase, près de la rive. Nécessaire de couture.

  1. Complainte de la peine sombre

A José Navarro Pardo

Soledad Montoya (el duende ?) Récit de l’apparition de cette femme et dialogue entre elle et le poète. Constat par le poète de la peine de Soledad : « Tes larmes sont du citron ».

Tonalité lyrique : « Ô, la peine des Gitans ».

  1. Saint-Michel (Grenade)

A Diego Buigas de Dalmau

Grenade, sud-est de l’Andalousie.

Ânes sur la pente.

Archange Saint-Michel (patron du catholicisme, allégorie de la foi chrétienne sur le mal, salut des âmes entre l’enfer et le paradis -représenté avec une balance ou des ailes dans le dos et attributs guerriers).

L’archange est féminisé (dentelles) par le poète. Mer qui danse sur la plage. Balcons. Image de romantisme décadent.

  1. Saint Raphaël (Cardoue)

A Juan Izquierdo Croselles

Cordoue : dans le sud de l’Espagne en Andalousie.

Saint Raphaël : 3ème archange reconnu par l’église catholique, patron des voyageurs sur terre, sur mer et dans les airs.

Tobie : Le livre de Tobie se présente comme un roman édifiant. Il raconte l'histoire de deux infortunes qui vont trouver leur solution. Il y a d'une part Tobit, un Juif pieux qui fait partie de la déportation à Ninive. Victime d'une maladie des yeux, il devient aveugle et réduit à la misère. Son fils, Tobie part alors dans un long voyage pour recouvrer une créance. Il y rencontrera sa future épouse, Sara, victime d'un démon qui fait périr ses fiancés au fur et à mesure qu'ils se déclarent... 
Tobit sera guéri de sa cécité et Sara délivrée de son démon grâce à l'intervention d'un ange, Raphaël, qui va accompagner Tobie tout au long de son voyage.

 

Perception de la ville de Cardoue : Eaux, fleuve, vieilles autos, enfants tissent, marbre, fer.

Dans la 2ème strophe, évocation de Tobie et de Merlin, de l’archange. Poisson.

  1. Saint Gabriel (Séville)

A Dom Agustin Vinuales

Saint Gabriel est un archange considéré comme un messager de bonnes nouvelles dans la Bible. Aspect semblable à celui d’un homme robuste.

  • Description de l’archange qui « bat le pavé désert ». Musique des guitares. Liens Gitans et archange.
  • Anunciacion de Los Reyès (annonce faite à Marie de sa maternité divine par l’archange Gabriel).
  1. Capture d’Antonito El Comborio sur le chemin de Séville

A Margarita Xirgu.

Arrestation par quatre gendarmes d’un gitan de la famille des Camborio. Remise en cause de son identité de gitan car il ne fait pas couler le sang. Contraste entre l’obscurité du cachot et la lumière du ciel.

  1. Mort d’Antonito el Camborio

A José Antonio Rubio Sacristan

Rixe près du fleuve Guadalquivir : « on entendit des cris de mort ».

Reprise d’éléments du poème pour décrire l’homme, le gitan du poème précédent.

Puis dialogue entre le poète et le gitan : alternance des deux voix. Le poète interroge le gitan sur l’origine de cette mort prochaine, de l’attaque dont il est victime, réponse : la jalousie, annonce par le poète au gitan qu’il va mourir, le gitan termine l’échange en demandant de l’aide au poète.

La dernière strophe fait le récit de la mort du Gitan.

  1. Mort d’amour

A Margarita Manso

Poème d’atmosphère : Diable et superstition.

Tombée de la nuit et évocation de nombreux signes de superstition : gousses d’ail, peur. Odeurs, bruits, cris.

Saint Georges : martyr du Vè siècle, saint-patron de la chevalerie, représenté en chevalier qui terrasse un dragon (allégorie de la foi chrétienne sur le démon).

Chiffre 7 : chiffre de la création bénie de Dieu, chiffre de la totalité, les 7 pétales d’une rose…

  1. Complainte de l’ajourné

Pour Emilio Aladrén

Solitude du cavalier aveugle, horizon de rochers et de métal. Nuit blanche, attaque de bœufs.

Annonce de sa mort au nommé Amer et on lui demande de se préparer à sa mort qui doit avoir lieu deux mois après le vingt-cinquième de juin. Pendant ces deux mois, il retrouve la vue.

Saint Jacques (de l’épée, ordre militaire le plus important d’Espagne, destiné à lutter contre les Maures qui troublaient les pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle).

Récit de la prédiction dans la dernière strophe.

  1. Complainte de la garde civile espagnole

A Juan Guerrero Consul général de la Poésie.

 

Arrivée de la garde civile espagnole à cheval : noirceur, acier.

Description de l’atmosphère d’un village gitan, la nuit.

Joseph et la Vierge Marie cherchent leurs castagnettes et vont trouver les Gitans.

Apostrophe du poète, avertissement : demande à la ville des Gitans d’éteindre ses lumières car la garde civile espagnole se rapproche.

La ville est envahie par les capes, violence décrite. Saint Joseph et Marie secourent les blessés. Rose, la fille de Camborio (= troisième poème dans lequel ce nom est cité) a les deux seins coupés, d’autres jeunes filles sont blessées.

A l’aube, silence après le départ de la garde de la ville.

Le poète propose à la ville de Gitans de garder son souvenir :  « qu’on te cherche sur mon front ».

  1. Martyre de Sainte Eulalie

A Rafael Martinez Nadal

 

  • Panorama de Mérida

Minerve : déesse romaine de la guerre, de la sagesse, de la stratégie et de l’intelligence.

Mérida : capitale au sud de l’Espagne.

  • Description de la ville, atmosphère de tristesse, de désolation.
  • Le martyre

Eulalie : de Mérida, vierge martyre morte en 304.

Les seins de la vierge : le consul réclame un plateau pour les placer.

  • Enfer et gloire

Eulalie pend à l’arbre. Il neige.

  1. Pirouette de Don Pedro à cheval

Complainte lagunaire

A Jean Cassou

Première lagune

               Suite

 

Deuxième lagune

Suite

 

Dernière lagune

 

 

Un cavalier en larmes arrive en quête du « pain et du baiser ».

Présence de deux lunes, l’une jalouse de l’autre.

Don Pedro arrive dans une ville éloignée (Bethléem ?).

Il est devancé par deux femmes et un homme âgé.

Les eaux

Les deux femmes et l’homme âgé se rendent au cimetière pour retrouver le cheval sans vie du cavalier.

Les eaux. Don Pedro s’amuse avec les crapauds.

  1. Thamar et Amnon

Pour Alfonso Garcia-Valdecasas

Lune et vent. Terre pleine de cicatrices.

Rêves de Thamar. Puis elle apparaît dénudée à la terrasse.

Arrivée d’Amnon, frère de Thamar.

Récit du viol de Thamar par Amnon pendant les trois strophes suivantes.

Roi David.

 

 

 

 

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9 décembre 2016 5 09 /12 /décembre /2016 10:20

Cinna ou la clémence d'Auguste (1648).

L'action se déroule à Rome dans le palais de l'empereur Auguste en l'an 6 avant JC. 

Acte I

Emilie proclame son désir de vengeance contre l'empereur Auguste, responsable de l'assassinat de son père durant les guerres civiles. Elle est inquiète d'entraîner son amant Cinna vers la mort mais elle se convainc que la vengeance d'un père doit passer avant tout autre considération. (s1). Sa suivante voudrait qu'elle se ravise : n'est-elle pas comblée de bienfaits par Auguste? Ne peut-elle pas laisser d'autres descendants de victimes tirer vengeance? Ne doit-elle pas songer à son amant qu'elle expose à la mort? Mais Emilie est liée à son serment de vengeance, et Cinna lui-même ne pourra se rendre digne d'elle qu'en l'accomplissant (s2). Cinna revient de l'assemblée des conjurés : il rend compte du discours qu'il a tenu devant ses compagnons, et annonce que l'assassinat d'Auguste aura lieu le lendemain (s3). Auguste convoque Cinna et Maxime, l'autre chef du complot ; mais les deux amants sont prêts à faire front et à mourir (s4).

Acte II

C'est pour les consulter qu'Auguste a convoqué Cinna et Maxime : lassé du pouvoir suprême et des complots qui se succèdent contre lui, il hésite cependant à s'en déposséder pour restaurer la république. Il a décidé de suivre le conseil que lui donneront les deux hommes. Cinna, contre toute attente, invite Auguste à conserver le pouvoir, tandis que Maxime plaide en faveur du rétablissement de la République. Au terme d'un long débat, Auguste se range derrière l'avis de Cinna et, pour récompenser les deux hommes, il nomme Maxime gouverneur de Sicile, et donne Emilie en mariage à Cinna (s1). Auguste sorti, Maxime reproche à Cinna d'avoir laissé passer l'occasion de redonner sa liberté à Rome : mais celui-ci explique qu'il ne voulait pas renoncer à un assassinat solennel de l'empereur afin de venger Rome et de décourager d'éventuel successeurs d'Auguste.

Acte III

Maxime vient d'apprendre de Cinna que ce dernier est aimé d'Emilie et qu'il a fait le serment de venger son père. Maxime avoue à son confident Eupharbe qu'il aime aussi Emilie. Eupharbe lui conseille alors de trahir Cinna auprès d'Auguste pour obtenir la jeune fille. Maxime résiste à ses arguments mais de plus en plus mollement (s1). Cinna confie son trouble à Maxime : il est désormais partagé entre son admiration pour la vertu dont Auguste vient de faire preuve et le serment qui le lie à Emilie.Maxime lui fait valoir que c'est par sa faute désormais qu'Auguste reste au pouvoir et qu'il faut aller jusqu'au bout (s2). S'en suit un monologue de Cinna qui se sent ni capable de trahir Auguste ni de trahir celle qu'il aime : il n'a plus qu'à espérer fléchir la détermination de celle-ce (s3). Mais Emilie, plus déterminée que jamais, accuse Cinna de lâcheté et menace de faire périr elle-même Auguste et de périr après lui. Désespéré, Cinna annonce qu'il accomplira son serment et se tuera ensuite (s4). Emilie en larmes, envoie sa suivante vers lui pour tenter de le détourner de ce projet de suicide.

Acte IV

Euphorbe vient de dévoiler le complot à Auguste : il ajoute qu'il a vu Maxime, plein de remords, se jeter dans le Tibre (s1). Seul, Auguste exprime son désarroi et sa lassitude : doit-il mourir ou punir? (s2) Livie, son épouse, tente de le convaincre qu'il faut à la fois garder le pouvoir et gracier les conjurés mais il refuse de suivre son conseil (s3). Emilie est inquiète car elle vient d'apprendre que Cinna est convoqué au Palais, que les affranchis de Cinna et de Maxime ont été arrêtés et que ce dernier aurait péri noyé. Mais elle prête à mourir (s4). Maxime paraît devant elle : il lui fait croire qu'elle a été dénoncée et lui propose de fuir avec lui. Elle refuse, rejette son amour et l'accuse de les avoir trahis (s5). Maxime, resté seul, est rongé de remords.

Acte V

Auguste accuse Cinna de trahison et d'ingratitude : mais celui-ci, loin de se défendre, réclame la mort (s1). Emilie reconnait sa participation au complot auprès de l'impératrice. Les deux amants s'accusent mutuellement et réclament la responsabilité du complot pour soi. Mais Auguste veut les envoyer ensemble à la mort (s2). Maxime entre alors et s'accuse d'avoir trahi tout le monde. Accablé, Auguste trouve cependant la force de se hausser au-dessus de tous en graciant les conjurés, en unissant Cinna et Emilie et en les invitant à faire assaut de vertus avec lui. Eblouis, ceux-ci manifestent leur reconnaissance et Livie prédit à Auguste une véritable apothéose.

 

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13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 09:50

Roman de l'écrivain français d'origine suisse, publié en 1925. 

 

Un jour de mai 1834, Suter, "fuyard, rôdeur, voleur", s'embarque au Havre à destination de New-York. Il a 31ans, et il laisse sa femme et ses 4 enfants en Suisse. Il fuit le milieu familial et sa terre natale qui semble sans promesse. Il n'a pas un sou en poche. Pendant deux ans, il exerce toutes sortes de petits métiers mais il est irrésistiblement attiré vers l'Ouest. Il se rend à Saint-Louis en continuant d'exercer une série de petits boulots. Patiemment, il lie conversation avec tous les aventuriers ou marchands qui reviennent de l'Ouest. Et toutes les informations qu'il reçoit concordent : plus à l'ouest, il existe des terres mystérieuses, fertiles, opulentes. A Santa Fé, chez les Indiens, il apprend l'existence d'un "autre pays s'étendant encore beaucoup plus loin à l'Ouest, bien au-delà des montagnes rocheuses, au-delà des vastes déserts de sable". Ce pays, c'est la Californie. En 1838, Suter tente le grand voyage. En 1839, il arrive à Honolulu, où il a l'idée de se procurer des travailleurs pour la Californie en faisant la traite des populations canaques des îles. Pour cela, il fonde une société, puis entreprend la dernière partie de son voyage.

En 1839, la Califorie est une province de la République de Mexico, mais le pays est à peine exploré et Suter obtient facilement d'importantes concessions. Avec les esclaves canaques et la poignée d'aventuriers blancs qu'il a recrutés, il édifie un immense domaine, "La Nouvelle Helvitie" où les moissons rapportent beaucoup. Manoeuvrant habilement entre les intérêts du Mexique et ceux des Etats-Unis, luttant avec sa petite armée contre les tribus indiennes, il devient le propriétaire de terres immenses, aux revenus fabuleux. Il est comme le roi incontesté d'un véritable petit état. Mais en janvier 1848, le coup de pioche d'un charpentier provoque la découverte de gisements d'or sur ses terres. La nouvelle se répand très rapidement.  Des dizaines de milliers d'hommes arrivent en Californie et envahissent la "Nouvelle Helvétie". Les champs, abandonnés par les cultivateurs sont dévastés ou retournent en friche. Suter est ruiné. Pourtant, il détient des titres de propriété délivrés par le gouvernement mexicain et, si ces titres étaient reconnus, Suter serait à la fois propriétaire des plus riches gisements d'or et des terrains sur lesquels s'édifient en quelques années des villes immenses, telle San Francisco. Malheureusement pour lui, la Califormnie vient justement en 1848 d'être rattachée aux Etats-Unis et de nouveaux arrivants exhibent des titres de propriété américains. Suter décide d'intenter un procès au gouvernement américain. Ceci provoque une grande colère dans toute la Californie : émeutes, ses derniers domaines sont ravagés, les pièces du dossier brûlées. Suter perd son énergie et se transforme en "loque humaine". Durant 30 ans, avocats et escrocs vont exploiter son désespoir. Il est seul car il a perdu sa femme qui, à l'issue du voyage qui l'a ramenée près de son mari. Elle est morte d'épuisement peu de temps après son arrivée. Réduit à une grande misère, Suter meurt à 77 ans lorsqu'en guise de plaisanterie, un gmin lui annonce qu'il a gagné son procès.

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25 décembre 2012 2 25 /12 /décembre /2012 18:31

 

Prix page des libraires 2011

 

J'ai commencé la lecture de ce roman en me demandant bien ce que j'allais y trouver... Le texte de la quatrième de couverture m'a paru très obscur et les premières lignes assez indéchiffrables. Je pense que, spontanément, je n'aurais pas acheté ce livre en librairie.

Cependant, peu à peu, je me suis laissée absorber par le texte qui m'en rappelait d'autres. "Aux champs", d'abord, de Maupassant car les personnages de ces récits ont un point commun : tous deux ont été cédés par leur mère à une femme qui ne pouvait avoir d'enfant. Anna, le personnage principal est une fillus de anima. J'ai aussi aimé retrouver l'ambiance qui ressemble un peu au Soleil des Scorta de Laurent Gaudé ou à celle d'une nouvelle de Marguerite Yourcenar "La Veuve Aphrodisia"- car le récit se déroule en Sardaigne ( dans un passé indéterminé). Bien sûr, ces textes ne racontent pas les mêmes histoires, les mêmes destins mais le climat et les caractères y sont méditerranéens. Il fait chaud, on vit dehors, tous les habitants du village se connaissent et s'épient.

Mais il est difficile de trouver un fil conducteur au texte tant qu'on ne l'a pas terminé. Bien sûr, on suit le parcours de Maria Listru et de sa mère adoptive mais on se demande bien où le narrateur veut nous embarquer, d'autant que l'ensemble comporte à peine 200 pages. Je regrette un peu que certains chapitres aient été si courts : j'ai aimé notamment le passage de la jeune fille à Turin et j'ai été déçue que cet épisode n'ait pas été plus développé. La description des relations entre Anna et les autres personnages aurait pu, selon moi, être plus approfondie.

Il y avait avec cette histoire matière à faire un plus long récit que celui-ci, qui ressemble, tel qu'il est construit, davantage à une nouvelle qu'à un roman. On a un peu l'impression de passer à côté de quelque chose...

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 15:14

 

La Curée est un roman d’Émile Zola paru en 1871. Deuxième volume de la série Les Rougon-Macquart (qui en comprend 20), il a pour thème la vie débauchée dans le Paris du Second Empire alors que la ville est en pleine mutation.

 

CHAPITRE I

 

Le roman débute au Bois de Boulogne par une soirée d'automne. Renée et Maxime se promènent en voiture. Les deux amis observent leur environnement et ceux qui s'y promènent, essentiellement des nobles et des gens de la haute société de leur connaissance. Maxime est le fils issu du premier mariage du mari de Renée, Aristide Saccard. Renée se montre désabusée, très critique à l'égard de son mode de vie luxueux dans lequel rien ne lui est impossible : elle a tout ce qu'elle veut. Cependant, elle se sent malheureuse. Maxime lui dit qu'elle ne peut se plaindre.

Renée rentre chez elle : elle habite un magnifique hôtel particulier parisien dans le parc Monceau. En voyant tout le luxe qui l'entoure, elle se promet d'adopter un mode de vie plus raisonnable, moins onéreux. Le soir même, une grande réception est organisée par son mari. Plus d'une vingtaine de personnalités sont présentes : hommes politiques, entrepreneurs, et tout un ensemble d'hommes de pouvoirs et d'associés de son mari. Ils sont, pour la plupart, accompagnés de leur épouse. La décoration intérieure, le repas et les mets sont très luxueux. Renée s'ennuie toujours. Elle semble seulement intéressée par Maxime qui fait la cour à Laure d'Aubigny, une femme demi-mondaine. En fin de soirée, elle est gagnée par la volupté et semble éprouver une pointe de jalousie quand elle constate la complicité du couple qu'elle épie. Maxime et Renée semblent d'ailleurs entretenir une relation assez ambiguë ( on les perçoit plutôt comme des complices très intimes).

 

CHAPITRE II

 

Il s'agit d'un retour en arrière sur le parcours d'Aristide. Originaire de Plassans, il regrette son impossibilité d'ascension sociale liée à son statut de provincial. Après la proclamation du Second Empire en décembre 1852, il décide d'aller vivre à Paris pour faire fortune. Il y emmène sa femme ( une personne assez effacée) et sa fille mais laisse son fils Maxime qui est selon lui une entrave à sa réussite. Il compte beaucoup sur l'aide de son frère Eugène Rougon, alors député à Paris. Ce dernier le reçoit mais n'a dans un premier temps pas de poste à lui proposer. Il lui demande d'être patient et de changer de nom : Aristide Rougon devient Aristide Saccard. Au bout de quelques mois, il obtient pour lui un poste peu intéressant d'agent voyer à la mairie de Paris et, face au désappointement de son frère, déclare que ce dernier doit être patient et habile s'il veut grimper les échelons. Aristide se montre alors très consciencieux et très attentif à tout ce qui se passe autour de lui pour pouvoir dés que possible avoir la possibilité d'être reconnu. Il est très intéressé par tout ce qui concerne les projets immobiliers parisiens car la ville est en pleine expansion ( volonté napoléonienne). Au moment où il croit enfin pouvoir faire des affaires, il manque cruellement d'argent. Il sollicite de nouveau son frère mais celui-ci ne l'aide pas. Il se tourne alors vers sa sœur qui vit aussi à Paris : Sidonie. Cette dernière a de nombreuses relations. Elle est officiellement commerçante mais elle a aussi su se constituer tout un réseau de relations, rendant service aux uns et aux autres notamment dans le domaine financier et en jouant le rôle d'entremetteuse. Elle lui laisse comprendre qu'elle ne pourra rien pour lui tant qu'il sera marié. Parallèlement, elle se lie d'amitié avec sa belle-sœur. Mais rapidement cette dernière tombe malade. Alors qu'elle vit ses derniers instants, Sidonie informe son frère d'une opportunité : une jeune femme issue d'une grande famille bourgeoise est dans une situation délicate car elle enceinte de trois mois sans être mariée. Elle cherche un mari et sa famille propose une dot conséquente. Sidonie demande à Aristide si cette affaire l'intéresse mais ce dernier hésite car sa femme est encore vivante. Finalement il accepte, voyant une belle opportunité financière. Quelques heures plus tard, sa femme agonise en le regardant comme si elle était au courant de ce que son mari avait manigancé avec Sidonie. Clotilde, leur fille, est envoyée chez un autre de leur frère qui habite Plassans. Le mariage se fait. Aristide va pouvoir s'enrichir car il dispose enfin d'une somme à investir et de biens fonciers qui vont lui permettre de spéculer. Renée trouve son mari laid mais s'accommode de cette situation. Peu de temps après le mariage, elle fait une fausse-couche. Très rapidement, elle s'installe dans cette nouvelle vie très confortable pour elle sur le plan matériel et, pendant qu'elle se distrait avec de nouvelles toilettes, son mari monte sa première grande affaire. C'est le début d'une fortune faite à partir de transactions malhonnêtes et de l'aide de son complice Larsonneau. Parallèlement, il se constitue un réseau d'hommes de pouvoir parmi lesquels M. Toutin-Laroche et le baron Gouraud. Ces deux derniers sont d'ailleurs eux-mêmes inquiétés par diverses affaires : le baron est un adorateur du trône et prêt à tout pour augmenter son pouvoir et sa richesse, c'est aussi un gros bonhomme qui aime les très jeunes filles, l'autre, sénateur, a les même ambitions et les mêmes idées pour les combler. Saccard les tire d'affaires louches dans lesquels ils sont inquiétés et gagne ainsi leur confiance.

Retour en arrière sur l'enfance de Renée et de Christine. Elles ont été élevées dans une grande maison bourgeoise austère et sombre mais leur tante a su égayer leur vie en aménageant une belle pièce lumineuse et uniquement destinées aux deux enfants dans leur demeure. Maintenant que Rénée est mariée, son père n'éprouve aucun respect ni amitié pour Saccard. Les deux hommes n'ont rien en commun.

 

CHAPITRE III

 

Renée accueille Maxime que son père a décidé de faire venir dans la demeure parisienne, en partie parce que cela contribuera à son image d'homme respectable. Lorsqu'il arrive à Paris, Maxime n'a que 13 ans. Immédiatement, une amitié, une complicité naît entre lui et Renée qui se propose de faire son éducation. Il adhère tout de suite à ce nouveau mode de vie, fréquente avec joie les amies de Renée et participe à toutes les activités autour de leurs tenues vestimentaires. Il peu intéressé par ses cours au collège et passe la plus grande partie de son temps avec sa belle-mère et ses amies à suivre leurs histoires de cœur. Plus tard, il met enceinte une servante et celle-ci doit s'exiler à la campagne.

Pendant ce temps, Aristide poursuit sa conquête de Paris. Il est satisfait des relations qui unissent sa femme et son fils. Il se jette à corps perdu dans les affaires, y passant la plus grande partie de son temps et usant de tous les moyens frauduleux pour gagner de l'argent. Tout lui réussit et sa fortune augmente à grande vitesse. Il s'associe même à deux entrepreneurs qui vont contribuer à le propulser au sommet. Il tire de l'argent de l'état, de la mairie et monte même une grande entreprise financière respectée. Les occupations de Maxime sont si prenantes que Renée vit comme une femme non mariée, ne rencontrant son mari que de temps en temps et prenant des amants pour s'amuser ( aucun ne déclenche en elle de véritable passion). Sa personnalité est d'ailleurs difficile à cerner.

Maxime a grandi et c'est maintenant lui qui instruit Renée. Il est passionné par les hommes et les femmes qui appartiennent à l'univers de sa belle-mère et collecte les informations à leur sujet. Il entretient des relations tout aussi inhabituelles avec son père, tous deux fréquentent les mêmes lieux et parfois les mêmes femmes. Rien ne porte à croire qu'ils sont père et fils.

Les Saccard s'enrichissent encore, ils vivent dans une abondance qui s'étale devant tous et emménagent au Parc Monceau. Ils fréquentent tous les hommes de pouvoir, Renée est même remarquée par l'empereur lui-même alors qu'elle a réussi à se faire inviter au bal de la cour grâce à l'intervention de son beau-frère le ministre.

 

CHAPITRE IV

 

Renée continue de s'ennuyer. Elle n'a qu'une envie : aller au bal donné par l'actrice Blanche Muller. Maxime l'accompagne après avoir réussi à leur procurer une invitation. L'hôte habite dans un appartement luxueux. Mais Renée se lasse vite et elle quitte le bal assez tôt dans la soirée, accompagnée de Maxime. Il l'invite à souper dans une des cabinets qu'il semble avoir l'habitude de fréquenter. Rapidement, leur intimité se renforce. Renée mange avec appétit tandis que Maxime picore dans son assiette. Elle fait mettre le serveur à la porte et le couple se retrouve totalement seul. Grisé, Maxime l'embrasse et tous deux se retrouvent comme sonnés, dégrisés par ce qu'ils viennent de faire. Plus tard, ils rentrent ensemble en voiture, toujours terriblement gênés. Mais au fond, aucun des deux ne se sent réellement coupable. Le lendemain, le jeune femme garde la chambre, toute à ses pensées. Saccard vient lui rendre visite. Il vient lui dire qu'il ne peut honorer toutes ses dépenses car il se trouve dans une situation financière nouvelle : il manque de liquidités. En fait, Saccard est totalement à court de liquidités malgré son train de vie et il a terriblement peur que cela se sache ( il perdrait sa crédibilité, ce qui serait fatal pour ses affaires). Pour ne pas perdre la face, il monte une opération avec Louise d'Aubigny en liquidant en public une partie de dettes de la jeune femme. Personne, ainsi ne se doute de ses soucis financiers. La vérité est qu'il a dilapidé la majeure partie de la fortune de sa femme. De plus, il n'est pas tranquille car Larsonneau, son associé du début à des documents compromettant le concernant. Le mari et la femme trouvent un arrangement provisoire pour pallier leurs difficultés financières. Saccard, en partant, embrasse sa femme dans un élan fougueux. Elle en reste toute surprise car ils n'ont plus ce genre de relations depuis bien longtemps.

Renée reçoit la visite de Sidonie qui flaire qu'elle va pouvoir faire des affaires avec la jeune femme. Mais Renée ne veut pas s'endetter par l'intermédiaire de sa belle-sœur. Elle résout son problème de dette auprès de son tailleur en lui versant un acompte.

Le lendemain, elle se rend au bal du ministère. Elle y est radieuse et Saccard, aussi présent, goûte au succès de sa femme. Maxime, invité lui-aussi, raccompagne Renée plus tard dans la soirée. Il monte avec elle dans son appartement particulier. Ils consomment leur amour et Maxime quitte la jeune femme au petit matin. Tous les deux ont glissé dans l'inceste, mais aucun ne semble vraiment culpabiliser. Dès ce moment, ils se voient régulièrement mais personne ne remarque rien puisqu'ils étaient déjà très complices auparavant. Renée s'épanouit dans cette réalisation du mal et tous les deux se livrent à des jeux érotiques dans lesquels les rôles s'inversent : elle se comporte comme un homme et lui se laisse dominer comme le ferait une femme. Ils se retrouvent notamment dans la serre de leur maison.

 

CHAPITRE V

 

Saccard garde en souvenir le baiser qu'il a donné à sa femme. Ses affaires semblent reprendre mais il paraît toujours être dominé par Larsonneau. Maxime coûte beaucoup d'argent à Renée mais la jeune femme continue de s'épanouir dans la relation qu'ils entretiennent en toute liberté. Ils aiment beaucoup le nouveau Paris et arpentent ses rues avec beaucoup de plaisir. Saccard, pendant ce temps-là, cherche à reconquérir sa femme en attendant l'occasion qui la rendra dépendante de lui. Renée est écrasée par les dettes : elle a besoin de cinquante mille francs. Elle demande la somme à son mari qui voit immédiatement l'occasion de se rapprocher de sa femme. Prise de panique, Renée lui dit qu'elle n'est pas pressée. Elle décide alors de s'adresser à son père chez qui elle se rend. Elle y est accueillie par ce dernier et par sa tante. La maison est austère et l'accueil froid. Elle n'ose pas faire sa demande et repart en sentant très lâche. Du coup, elle se rend chez Sidonie. Cette dernière lui apprend que M. de Saffé est très amoureux d'elle. Renée n'y accorde aucune importance et lui demande la somme dont elle a besoin. Mais Sidonie a fait un lien entre cette somme d'argent et M. de Saffré : ce dernier se trouve dans la pièce d'à côté ( l'autre s'est empressée de le faire venir) et il va arranger ce problème de dette. Renée quitte les lieux en disant qu'elle n'est pas à vendre.

Renée obtient une partie de la somme qu'elle doit et elle la remet à Maxime. Mais leurs rendez-vous sont plus rares et elle perd de sa joie de vivre souffrant de se partager entre le père et le fils. Maxime s'en inquiète peu. La jeune femme a souvent un comportement surprenant. Un soir, ils vont voir Phèdre au théâtre et elle en est bouleversée. Renée se montre capricieuse avec Renée et elle aime particulièrement l'embrasser derrière les rideaux lors de réceptions. Un soir, alors qu'elle l'entraîne au fond de la serre et, se croyant cachée, l'embrasse. Seulement, Louise, une des amies du jeune homme, l'a suivi et les surprend. Maxime est épouvanté, Renée s'amuse de cet épisode. Saccard souhaite de son côté marier son fils avec Louise, car une grosse dot est en jeu. Mais celle-ci est poitrinaire et le temps presse. M. de Mareuil, son père est lui dans une situation politique délicate. Maxime accepte voyant un grand intérêt financier à cette union. Mais il redoute l'emportement de Renée. Il ne sait comment la mettre au courant pour échapper au scandale.

Un soir, il décide de la rejoindre alors qu'elle a refusé de le recevoir. Elle finit par lui ouvrir et il découvre qu'elle n'est pas seule. Il veut absolument savoir qui est chez elle et elle lui dit en mentant que c'est M. de Saffré. Maxime est bien plus en colère que ce qu'il aurait imaginé. Il l'insulte et la quitte en lui disant que tout est maintenant terminé entre eux. Abattue, elle rejoint son mari.

Le lendemain Saccard retrouve Larsonneau. Ce dernier se plaint du vol du registre compromettant qu'il détenait et dit que le voleur demande une somme d'argent pour le restituer. Saccard déclare qu'il va pouvoir s'arranger avec cette crapule. Finalement, les deux hommes font un marché : Larsonneau neutralise le voleur du registre tandis que Saccard s'engage à empêcher sa femme de vendre sa part de propriété ( ce qui les mettrait dans une grande difficulté financière).

Saccard et Laure continue de simuler une relation d'amant et de maîtresse. Mais Laure en a assez et veut une rupture publique pour renouer avec quelqu'un qui l'entretiendra réellement. Elle s'arrange avec Larsonneau et choisit le duc de Rozan. De son côté, Saccard fait croire qu'il a raconté à sa femme que la situation de Larsonneau était désespérée et que, pour ces raisons, elle ne devait pas vendre. L'autre n'apprécie pas vraiment ces mensonges. Finalement, Saccard monte une opération financière frauduleuse avec le financier qui consiste à voler sa femme. Maxime est témoin de leur conversation et se montre assez satisfait car il en veut encore à Renée.

Le père et le fils se mettent d'accord sur le mariage de Maxime. Saccard s'engage à garder le secret auprès de Renée. Puis le père fait l'apologie du mariage et lui indique qu'il a renoué depuis 6 semaines avec Renée et que c'est très agréable. Maxime est très étonné et décide d'aller retrouver Renée chez elle pour renouer des liens amicaux et de complicité avec la jeune femme. Il est même prêt à lui annoncer son projet de mariage.

Il la trouve abattue. Il lui reproche de lui avoir menti en inventant un amant alors qu'elle était avec son mari. Elle lui explique qu'elle avait peur de le blesser avec cette infidélité. Elle se montre très attendrie par son mari et Maxime en éprouve une jalousie mordante. Du coup, il lui révèle que Saccard la manipule et il lui répète la conversation entendue entre son père et son associé. Renée est blessée et propose à Maxime de reprendre leur relation comme avant. Il n'ose refuser et ne lui annonce pas son projet de mariage.

Lorsque Saccard vient faire signer les papiers à sa femme, il est pris d'une grande colère sourde parce qu'elle refuse. Persuadé qu'elle a un amant qu'il la bien renseignée, il cherche à découvrir qui il est. Il s'adresse alors à sa sœur Sidonie qui, aigrie, accepte en disant qu'elle fera tout ce qu'il faut pour connaître les secrets de Renée.

 

CHAPITRE VI

 

Le bal costumé annuel est organisé chez les Saccard. La représentation d'une pièce en tableaux inspirée d'un mythe antique : Les amours du beau Narcisse et de la nymphe Echo est aussi prévue ce soir-là. Tout Paris est présent. Renée et Maxime participent à cette représentation. Sidonie, qui est aussi invitée, dit à son frère qu'elle continue d'enquêter sur Renée.

Le premier tableau remporte un grand succès et on admire particulièrement l'expression du visage de Renée et la taille fine de Maxime. Les hommes parlent affaires et les femmes évoquent les derniers potins. Le second tableau a davantage de succès encore. Le ministre arrive et Saccard annonce à son frère le mariage de son neveu. L'oncle veut être témoin et a déjà son cadeau de mariage : il sera nommé comme auditeur au Conseil d'Etat.

Le troisième tableau ne rencontre pas le succès escompté. Le ministre se retire. Le bal commence. Renée est vêtue d'une tenue originale et jugée presque indécente par certaines femmes. Elle fait sensation auprès des hommes. Louise fait une allusion très discrète à Maxime à propos de la relation qu'il pourrait avoir eue avec Renée. Les invités dansent puis, plus tard, se dirigent vers le buffet magnifique et abondant. Chacun se rue dessus sans retenue.

Renée apprend par hasard de la bouche de M. Toutin-Laroche la nouvelle du mariage de Maxime. Elle décide d'aller immédiatement lui parler. Elle ne le trouve pas tout de suite mais finit par le découvrir attablé avec Louise dans la salle à manger. Elle l'oblige à venir avec elle dans son cabinet de toilette. Sidonie qui les as croisés prévient Saccard qui abandonne sa conversation pour la suivre. Renée oblige Maxime à la suivre : elle veut qu'ils partent au Havre puis aux Amériques. S'il refuse, elle dévoilera leur secret aux autres. Il se sent forcé d'accepter, il réalise qu'elle a perdu la tête mais n'a pas le choix. Saccard est sur la pas de la porte et il trouve Renée pendue au cou de Maxime. Une immense colère l'anime mais il se contente de prendre le bon que sa femme a signé et de quitter les lieux en emmenant Maxime avec lui.

Renée restée seule s'observe dans le miroir et ne se reconnaît pas : elle est devenue une femme marquée et vieillie. Elle repense à son enfance et déroule le fil de sa vie. Elle se demande comment elle en est arrivée où elle en est. Elle comprend qu'elle est une victime de son mari et de son fils qui, tous deux, l'ont mise nue.

Renée rejoint les autres dans l'intention de parler à Louise pour empêcher le mariage. Au passage, elle surprend Sidonie en train de l'épier. Elle ne parvient pas à parler à la future femme de Maxime qui s'en va rapidement. Elle se réfugie au fond de la serre, grelottante.

 

CHAPITRE VII

 

Trois mois plus tard, Saccard appartient à une commission chargée d'évaluer la valeur de ses propres biens immobiliers. Il rédige lui-même le rapport et se voit accorder trois millions. Ses affaires vont beaucoup mieux. Renée s'est retrouvée seule et elle passe son temps à jouer. Maxime revient après six mois passé avec sa femme qui est maintenant enterrée en Italie. Renée se montre pleine de haine à son égard. Elle raconte tous les détails de sa relation incestueuse à son mari pour qu'il se brouille définitivement avec son fils. Maxime vit seul, en garçon avec son héritage et de l'argent de courses de chevaux.

Céleste, la femme de chambre de Renée est la seule personne qui lui tient compagnie mais, un jour, elle lui annonce qu'elle s'en retourne au pays car elle a économisé assez d'argent. Renée lui demande de rester mais l'autre est catégorique, elle veut une vie simple à la campagne. Après l'avoir accompagnée à la gare, écrasée par la tristesse, Renée se rend au Bois de Boulogne. Toutes les personnes importantes y sont pour défiler. Elle aperçoit Saccard et Maxime au bras l'un de l'autre. Le père est en train de donner des conseils à son fils pour faire fructifier son argent. L'empereur passe, Renée le trouve vieilli. Elle demande au cocher de la conduire chez son père. Arrivée dans la demeure de son enfance, elle retrouve une certaine quiétude, un apaisement.

Elle meurt l'année suivante d'une méningite aiguë et son père règle les dettes importantes qu'elle a laissées.

 

 

 

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Published by Everina - dans Romans du XIXème
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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 12:00

images-copie-22.jpgRoman publié en 1865 tout d'abord en feuilleton dans Gil Blas puis en volume, la même année.

Ce roman retrace le parcours initiatique d'un jeune homme prêt à tout pour conquérir la capitale et réussir. Il mettra sept années à atteindre son but, accumulant les conquêtes féminines, instruments de son ascension sociale.

PREMIERE PARTIE

CHAPITRE 1

Le récit commence un 28 juin et ce chapitre s'étale sur une journée. Le personnage principal Georges Duroy est un ancien sous-officier récemment employé aux Chemins de fer du Nord. Il  a peu d'argent et envie ceux qui peuvent profiter de la vie parisienne. Un soir, alors qu'il se promène dans les rues de Paris, il rencontre Forestier, un ancien ami, ex-camarade de régiment, qui est devenu rédacteur politique dans le journal "La vie française". Il lui donne une leçon de vie parisienne et  lui demande pourquoi il n'essaierait pas le journalisme. Forestier constate que Duroy rencontre un certain succès auprès des femmes. Il l'invite à venir dîner chez lui pour lui faire rencontrer le directeur de son journal.

CHAPITRE 2

Georges Duroy se rend au dîner des Forestier. Il séduit Mme Walter, la femme du directeur du journal qui, conquise par ses souvenirs d'Afrique qu'il a racontés avec brio, lui demande de rédiger un article sur l'Algérie (où il a vécu 28 mois). Il y rencontre aussi Mme Forestier, Mme de Marelle, une bourgeoise bohème et sa petite fille Laurine. Il est tout de suite intégré : "Toutes les femmes avaient les yeux sur lui".

CHAPITRE 3

Duroy rencontre de terribles difficultés pour écrire l'article. Il en parle à son ami Forestier qui lui propose l'aide de sa femme, qui a un talent pour écrire des chroniques.  Mme Forestier l'aide à écrire son premier article et le pousse à revoir Mme de Marelle. Georges ne sait comment la remercier. Le comte de Vaudrec se présente au domicile des Forestier, il serait un "ami intime". Georges se retire.

CHAPITRE 4

Lorsqu'il sort de l'appartement, il se sent triste. Puis, il se rend à la Vie Française et donne "son" article. Walter semble satisfait sans même lire l'article. Georges obtient une embauche régulière au journal. Mais il doit écrire la suite pour le lendemain.

Le lendemain, Georges est impatient de trouver son article dans le journal. Il ressent une joie immense et beaucoup de fierté. Il donne sa démission au bureau des chemins de fer. Il prend du bon temps puis se rend au journal où il sera reçu avec froideur, d'autant qu'il n'a pas apporté la suite de sa chronique. Puis, il suit Saint-Potin qui doit lui donner des conseils pour la pratique de son nouveau métier.

Rentré  chez lui, il se met au travail mais sans succès. Il se présente de nouveau chez Mme Forestier pour demander de l'aide mais  il est éconduit par son mari. Il produit finalement un article mais celui-ci n'est pas publié le lendemain. Il se consacre dorénavant à une autre forme de journalisme : l'écriture de reportages payés à la ligne (mais cela ne lui convient pas car cela rapporte peu d'argent).

Le narrateur donne dans ce chapitre de nobreuses informations sur La Vie française : le journal, le directeur, les journalistes, les tâches du reporter.

CHAPITRE 5

Georges est frustré : ils n'est pas assez riche et les portes des grands du monde lui sont fermées. Il souvient de l'invintation passée de Mme de Marelle et se rend chez elle. Il y est accueilli chaleureusement par la mère et la fille. Il est aussitôt réinvité. Mme de Marelle organise un dîner au restaurant avec le couple Forestier. Tous les quatre mangent bien et la conversation est grivoise. Mais Forestier est en retrait car il souffre de la poitrine. Au retour, alors qu'il raccompagne Mme de Marelle, Georges l'embrasse. Ils prennent  rendez-vous pour le lendemain. Le surlendemain, ils sont amants. A partir de ce moment, elle lui rend visite quotidiennement dans son petit appartement. Mais un jour, elle est prise à parti par des voisins qui l'humilient publiquement. Elle ne veut plus remettre les pieds chez Georges. Elle trouve un nouveau lieu de rendez-vous : un appartement qu'elle s'occupe de louer. Elle le fait découvrir à Georges qui, dans un premier temps, se demande comment il va le payer. Mais bien vite, elle le rassure : elle prend tout en charge.

Ils continuent de se voir tous les jours et Mme de Marelle aime particulièrement fréquenter les lieux populaires. Un soir,  alors qu'ils se rendent aux Folies Bergères, ils tombent sur Rachel, une maîtresse occasionnelle de Georges. Celui-ci fait mine de ne pas la reconnaître. L'autre, vexée, l'apostrophe en lui rappelant leur relation. Clotilde de Marellle est choquée que Georges ait pu utiliser son argent pour fréquenter la prostituée. Elle abandonne Georges après l'avoir traité de cochon à plusieurs reprises.

 

  CHAPITRE 6

Le lendemain, il se réveille sonné. Il tente de trouver du réconfort auprès de Rachel mais elle l'éconduit. Au journal, Forestier se montre  désagréable et cinglant avec lui. Pour se venger, il décide  de le faire cocu et se rend chez Mme Foresitier. Mais celle-ci le remet rapidement à sa place : elle ne sera jamais sa maîtresse. En revanche, elle le conseille s'il veut réussir en lui recommandant de rendre visite à Mme Walter (même si là non plus, il ne sera pas question de mariage). Comme il n'a pas été invité, il lui envoie un panier de poires qu'il a acheté près de chez lui et qu'il lui présente comme fraîchement arrivée de Normandie. En retour, il reçoit une invitation.

Le samedi suivant, il se rend chez les Walter qui logent dans une belle demeure et où les conversations littéraires vont bon train. Dans un premier temps, il n'ose prendre la parole puis il finit par donner un avis original et remarqué sur les Académiciens.

Ce soir-là, il se réconcilie avec Rachel. Le lendemain, il est nommé chef des échos et invité à dîner chez Mme Walter. Au journal, il remplace M. Boisrenard, jugé consciencieux mais trop honnête et manquant de "maîtrise et de chic".Il s'installe à son nouveau bureau. Forestier est de plus en plus souffrant.

Duroy se dit qu'il doit changer de logement et se répète qu'il doit écrire à ses parents. Il se sent un autre homme et repousse les prostituées avec violence.

Lors d'un dîner chez les Walter, il retrouve Clotilde et tous deux renouent. Il discute aussi longuement avec Norbert de Varennes au sujet de la mort. L'autre lui décrit sa vision pessimiste du monde.

Le lendemain, Clotilde décide de le présenter à son mari lors d'un dîner qu'elle veut organiser avec les Forestier. Charles est de plus en plus souffrant. Mme de Marelle indique à Georges que Mme Forestier va sûrement se remarier si son mari décède. Plus tard, Georges fait ses adieux au couple Forestier qui part à Nice. Il réafirme son attachement à Mme Forestier.

 

  CHAPITRE 7

 

Duroy est vivement attaqué par un chroniqueur du journal concurrent "La Plume". Il n'a d'autre choix que de le combattre en duel. La nuit précédent cet affrontement, il est terrorisé mais finalement le moment venu, chacun tire sans toucher l'autre. L'affaire est réglée.

Clotilde est bouleversée quand elle apprend cet épisode et se montre très aimante. Il lui demande s'il peut occuper à plein temps l'appartement dans lequel ils se retrouvent, elle accepte après quelques réticences croyant qu'il risque de l'y tromper. Georges reste assez détaché : "C'est une bien gentille maîtresse, je serai rudement bête de la lâcher".

 

  CHAPITRE 8

 

Georges fréquente régulièrement Clotilde et la couple qu'elle forme avec son mari.

Il reçoit une lettre de Madeleine Forestier qui lui demande de venir l'assister car son mari est en train de vivre ses derniers moments. Georges prend le train le lendemain pour Cannes.

Il trouve Forestier très diminué, désagréable avec sa femme et obsédé par l'idée de sa mort. A la fin de la première journée, Georges souhaite repartir, ne supportant pas tout ce malheur. Mais finalement, il se résigne et reste. Le lendemain, Charles va beaucoup mieux et tous trois font une longue balade dehors. Le soir, il est cependant pris d'une quinte de toux et le médecin diagnostique le début de l'agonie. On fait venir le prêtre. Forestier meurt après avoir crié sa volonté de ne pas mourir. Georges et Madeleine se retrouvent seuls.

Lors de la veillée du corps, Georges pense à la mort, puis se met à contempler Madeleine. L'idée de la conquérir lui vient. Il lui dit qu'il est prêt à l'épouser même s'il est conscient que ce n'est ni le lieu, ni le moment de lui faire cette déclaration.

La veille de l'enterrement, elle lui précise sa conception du mariage : pour elle, c'est une association qui ne doit pas entraver sa liberté. Le lendemain du mariage, il quitte Cannes pour rejoindre Paris.

 

  PARTIE II

CHAPITRE 1

La vie de Georges a repris son cours. Sa relation avec Clotilde est devenue routinière. Il reçoit une lettre de Madeleine  qui lui annonce son retour à Paris. Elle l'invite chez elle le jour même.

Elle lui laisse entendre qu'elle est prête à se marier avec lui mais qu'elle ne s'engage pas officiellement et que tout doit rester secret.

 

Il lui rend visite régulièrement et un jour, elle lui annonce la date du mariage : elle veut qu'il prévienne Clotilde et rencontrer ses parents car il ne doit pas avoir honte d'eux. Elle lui fait aussi part d'épouser un homme anobli et elle lui demande s'il peut modifier son nom. Il va devenir Monsieur Georges du Roy de Cantel ( transformation de Canteleu, sa bourgade natale). Une fierté l'envahit. Puis il prévient Clotilde qui s'effondre. Elle le laisse en lui disant qu'il a fait "le bon choix".

Georges et Madeleine s'unissent sans cérémonie religieuse et discrètement. Puis, ils quittent Paris pour la Normandie. Dans le train, ils sont d'abord mal à l'aise, la jeune femme se montre froide et calculatrice. Peu à peu, l'atmosphère se détend et ils s'étreignent rapidement. La femme reste réservée face à l'emportement de Georges.

Lorsqu'ils arrivent chez les parents de Georges, les mariés se sentent mieux : Georges est heureux de retrouver ses racines. Cependant, Madeleine est rapidement mal à l'aise face aux manières et au mode de vie rustiques. Elle précipite leur départ. Les parents sont surpris par ce départ précipité.

 

 

Chapitre 7

 

Duroy est vivement attaqué par un chroniqueur du journal concurrent "La Plume". Il n'a d'autre choix que de le combattre en duel. La nuit précédent cet affrontement, il est terrorisé mais finalement le moment venu, chacun tire sans toucher l'autre. L'affaire est réglée.

Clotilde est bouleversée quand elle apprend cet épisode et se montre très aimante. Il lui demande s'il peut occuper à plein temps l'appartement dans lequel ils se retrouvent, elle accepte après quelques réticences croyant qu'il risque de l'y tromper. Georges reste assez détaché : "C'est une bien gentille maîtresse, je serai rudement bête de la lâcher".

 

Chapitre 8

 

Georges fréquente régulièrement Clotilde et la couple qu'elle forme avec son mari.

Il reçoit une lettre de Madeleine Forestier qui lui demande de venir l'assister car son mari est en train de vivre ses derniers moments. Georges prend le train le lendemain pour Cannes.

Il trouve Forestier très diminué, désagréable avec sa femme et obsédé par l'idée de sa mort. A la fin de la première journée, Georges souhaite repartir, ne supportant pas tout ce malheur. Mais finalement, il se résigne et reste. Le lendemain, Charles va beaucoup mieux et tous trois font une longue balade dehors. Le soir, il est cependant pris d'une quinte de toux et le médecin diagnostique le début de l'agonie. On fait venir le prêtre. Forestier meurt après avoir crié sa volonté de ne pas mourir. Georges et Madeleine se retrouvent seuls.

Lors de la veillée du corps, Georges pense à la mort, puis se met à contempler Madeleine. L'idée de la conquérir lui vient. Il lui dit qu'il est prêt à l'épouser même s'il est conscient que ce n'est ni le lieu, ni le moment de lui faire cette déclaration.

La veille de l'enterrement, elle lui précise sa conception du mariage : pour elle, c'est une association qui ne doit pas entraver sa liberté. Le lendemain du mariage, il quitte Cannes pour rejoindre Paris.

 

 

2ème PARTIE

 

Chapitre 1

 

Il lui rend visite régulièrement et un jour, elle lui annonce la date du mariage : elle veut qu'il prévienne Clotilde et rencontrer ses parents car il ne doit pas avoir honte d'eux. Elle lui fait aussi part d'épouser un homme anobli et elle lui demande s'il peut modifier son nom. Il va devenir Monsieur Georges du Roy de Cantel ( transformation de Canteleu, sa bourgade natale). Une fierté l'envahit. Puis il prévient Clotilde qui s'effondre. Elle le laisse en lui disant qu'il a fait "le bon choix".

Georges et Madeleine s'unissent sans cérémonie religieuse et discrètement. Puis, ils quittent Paris pour la Normandie. Dans le train, ils sont d'abord mal à l'aise, la jeune femme se montre froide et calculatrice. Peu à peu, l'atmosphère se détend et ils s'étreignent rapidement. La femme reste réservée face à l'emportement de Georges.

Lorsqu'ils arrivent chez les parents de Georges, les mariés se sentent mieux : Georges est heureux de retrouver ses racines. Cependant, Madeleine est rapidement mal à l'aise face aux manières et au mode de vie rustiques. Elle précipite leur départ. Les parents sont surpris par ce départ précipité.

 


Chapitre 2

 

Alors que Georges rentre chez lui avec un bouquet de roses pour sa femme, il apprend que Vaudrec est invité à dîner comme tous les lundis. Désappointé, il passe finalement une bonne soirée. Le couple se met au travail après le départ du conte : il s'agit d'écrire un article en rapport avec les événements au Maroc. Cet article à teneur politique et polémique lui assure la célébrité. Madeleine, de son côté, fréquente aussi les grands de ce monde qui lui rendent de nombreuses visites. Parmi eux, Larache-Mathieu vise le porte-feuille des affaires étrangères, c'est aussi l'actionnaire principal du groupe Walter.

Duroy marche sur les traces de Forestier, à tel point que ses collègues l'appellent Forestier car leurs articles se ressemblent beaucoup. Georges en nourrit une grande haine contre son ancien ami et se met à faire sans cesse allusion à lui auprès de Madeleine en employant un ton sarcastique.

Alors qu'un soir, il se promène avec sa femme au Bois de Boulogne, il lui demande si elle a trompé Forestier. Elle refuse de lui répondre, mais il a la conviction qu'elle l'a fait. Il décide de ne plus penser qu'à lui même et de n'être motivé que par sa seule volonté de réussir.

 

Chapitre 3

Alors qu'il rentre chez lui, il tombe sur Mme Walter et Clotilde. Madeleine lui dit que les filles Walter auraient pu être un bon parti pour lui. Le soir, il repense avec nostalgie à Clotilde et décide de lui rendre visite le lendemain. A la suite de cette rencontre, ils renouent.

Georges passe chercher Mme Walter et ses filles pour aller chez Rival assister à un assaut dans la salle d'armes. Il trouve la mère séduisante. De nombreuse personnalités sont présentes. Il s'agit d'une fête de bienfaisance. Il réalise qu'il plaît à Mme Walter. Il est heureux de son succès auprès des femmes.

Les relations se tendent entre Georges et Madeleine. Il arrête d'évoquer Charles en l'appelant ce "cocu de Forestier". Parallèlement, il s'applique à séduire Mme Walter. Dans un premier temps, elle résiste mais cela est plus formel que sincère. Après avoir refusé l'invitation dans un premier temps, elle se présente à un diner avec d'autres amis chez Georges. Il reçoit toutes les femmes qu'il a séduites mais il porte une attention particulière à Mme Walter. Il décide de la raccompagner et lui fait une grande déclaration d'amour. Il obtient d'elle un rendez-vous pour le lendemain dans l'église de la Madeleine. Il raccompagne ensuite Clotilde.

 

Chapitre 4

Georges attend Virginie Walter dans l'église. Lorsqu'elle arrive, il lui déclare à nouveau son amour. Elle finit par avouer qu'elle l'aime aussi. Mais restée seule, elle est dévorée par le remords et demande au prêtre de la confesser de toute urgence. Puis, elle quitte l'église après avoir retrouvé Georges et demandé de ne plus la voir en tête à tête. Il se rend ensuite au journal. Walter l'appelle Bel Ami. Il règne une grande effervescence : le ministère vient de tomber. Georges rédige un article à ce sujet. Il reçoit un billet anonyme qui lui donne rendez-vous le lendemain. Il comprend que son auteur est Virginie. Le lendemain, elle se donne à lui.

 

Chapitre 5

L'influence politique du journal grandit. Du Roy travaille pour servir les ambitions politiques des grands de ce monde.

Il s'est lassé de Mme Walter et l'a quittée. Elle était trop envahissante. Un jour, elle lui envoie un billet pour lui fixer un rendez-vous. A cette occasion, il apprend qu'elle peut lui faire gagner beaucoup d'argent s'il participe à une opération menée en secret par Walter. Il accepte. Il retrouve ensuite Clotilde et lui donne la même information pour son mari afin qu'il profite aussi de cette aubaine. Mais celle-ci découvre les cheveux d'une autre femme sur son veston : ce sont ceux de Virginie qui avait pris soin de les placer sur les boutons de la veste de son ancien amant lors de leur précédent rendez-vous. Elle le griffe puis s'enfuit. Georges décide de se venger : il se met à détester Virginie.

Vaudrec meurt d'une crise de goutte.

 

Chapitre 6

Vaudrec a légué toute sa fortune à Madeleine. Georges en est humilié et lui demande de partager pour moitié la somme sinon il refusera qu'elle touche l'héritage. Elle accepte en se montrant peu préoccupée par l'argent. Pour leur entourage, il s'agit de dire qu'ils ont hérité ensemble. Les tensions entre eux s'apaisent et ils retrouvent une complicité en dépensant l'argent qu'ils viennent de toucher.

 

Chapitre 7

La conquête du Maroc est accomplie et Walter est devenu l'un des "maîtres du monde". Il s'installe dans un nouveau domicile très luxueux et achète un des tableaux les plus prisés du moment. Il le place chez lui et organise une soirée sur invitation pour parader. Du Roy refuse dans un premier temps puis accepte. C'est une très grande réception qui réunit le tout Paris. Il y séduit Suzanne Walter et se dit qu'elle serait décidément un bon parti. Elle s'engage à le tenir informé des demandes en mariage dont elle ferait l'objet. Pendant ce temps, sa femme ne quitte pas le ministre Laroche-Mathieu avec qui elle passe la plus grande partie de la soirée.

Mme Walter se consume de jalousie et reproche sa cruauté à Georges. Il lui impose une relation amicale si elle souhaite continuer à le voir.

Au retour de cette soirée, Madeleine apprend à Georges que Laroche lui a fait obtenir la Légion d'honneur. Georges estime que le ministre ne fait que payer sa dette à son égard et qu'il lui doit encore beaucoup. Ils dînent ensuite chez les Walter.

 

Chapitre 8

Georges fréquente la maison Walter régulièrement. La sœur de Suzanne va bientôt se marier. Il fait une déclaration d'amour à Suzanne et lui demande de refuser toute demande en mariage et de lui faire confiance.

Puis, il organise une opération policière pour faire constater l'adultère de sa femme en flagrant délit. Il y parvient en la surprenant un soir avec le ministre. Il se rend ensuite à La Vie Française ou il annonce à Walter l'adultère et la chute de Laroche-Mathieu qui en découle. Walter ne peut s'empêcher d'éprouver une certaine admiration pour Georges.

 

Chapitre 9

Le divorce est prononcé. Lors d'une sortie pour aller déjeuner à Saint-Germain organisée par les Walter à laquelle Georges participe, il expose son plan à Suzanne : il va l'enlever et forcer ainsi ses parents à accepter le mariage. Préalablement, la jeune fille aura demandé l'autorisation de l'épouser, mais Georges sait qu'ils refuseront ( chacun ayant ses propres raisons).

Le plan fonctionne et Mme Walter est effondrée, terrassée par la douleur. Son mari lui reproche d'ailleurs d'être victime, comme nombre de femmes, du charme de Georges.

Le nouveau couple rentre à Paris.

 

Chapitre 10

Clotilde reproche à Georges d'épouser Suzanne : "Comme tu es roué et dangereux, toi!". Elle est folle de rage et pour la faire taire ( elle l'accuse d'avoir couché avec Suzanne ), il la frappe. Il décide de ne plus revenir dans leur appartement commun.

Un immense mariage s'organise : c'est un événement à Paris. Le succès de Georges est immense. Tout laisse supposer que sa relation avec Clotilde n'est pas terminée et qu'il va devenir député.

 

 

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Published by Everina - dans Romans du XIXème
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Profil

  • Everina
  • J'adore lire... Je dévore une soixantaine de livres par an, surtout des romans. Je lis des classiques français, des textes actuels et de la littérature anglo-saxonne.
J'aimerais partager mes coups de coeur, mes lectures du moment, mes résumés..
  • J'adore lire... Je dévore une soixantaine de livres par an, surtout des romans. Je lis des classiques français, des textes actuels et de la littérature anglo-saxonne. J'aimerais partager mes coups de coeur, mes lectures du moment, mes résumés..

La liste de Léo, 10 ans

ete-2009-257.jpgLéo est en CM2. Ce qu'il préfère lire, ce sont les ouvrages documentaires. Les techniques, il adore... Cependant, de temps en temps, il se plonge dans un roman. Ah oui,j'oubliais, il adore lire et relire les Tom Tom et Nana.


En ce moment son livre préféré, c'est Comprendre comment ça marche aux éditions  NATHAN.images-copie-2

Il a lu aussi un roman policier : Gare au carnage, Amédée Petipotage, écrit par Jean-Loup Crépeau.
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Petit roman portable de Rachel Hausfater et Yaël Hassan: C'est l'histoire -en quelques dizaines de pages- de Chloé qui perd son  portable. Quelqu'un le ramasse et nous voilà en train de suivre le parcours du téléphone...
Ce texte est un dialogue très rythmé entre différents personnages. Il est très facile à lire, le vocabulaire y est très actuel ( un peu comme le téléphone). Et il n'y a aucune description. Impossible de le lâcher avant que Chloé ait enfin retrouvé son objet préféré et indispensable... Lecture-plaisir garantie...
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En ce moment, il lit La Sixième de Suzie Morgenstern et c'est d'actualité car il ne reste que quelques mois avant de faire le grand saut...

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La liste de Roméo, 15 ans

Roméo vient d'eete-2009-137.jpgntrer en seconde en septembre. Ce n'est pas un gros bosseur mais il est passionné par le 7ème art. Alors, au lieu de lire, il préfère regarder des films. je peux vous dire qu'il en a vu! et qu'il en voit encore et encore... Son genre préféré, cest le film d'horreur, d'ailleurs, il adore aussi en tourner. Il imagine des scénarios terribles dans lesquels il met son entourage à contribution. Chacun des membres de la famille a droit à son rôle. Quant aux lieux de tournage... ils dépendent de l'endroit où on se trouve. En Bretagne, dans l'Aveyron, à la maison. Ses films, ou au moins leur bande-annonce sont en ligne...
Heureusement, depuis peu, il se tourne vers d'autres genres...


Bon de temps en temps, il est bien obligé de lire, au moins pour le cours de français.

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Récemment, il a bien aimé Le Joueur d'échec de S. Zweig.
Il adore Le portrait de Dorian Gray de Oscar Wilde. En plus, il a travaillé sur une adaptation cinématographique en classe...

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Actuellement, il lit ( de force, pour le lycée ) Les Souffrances du Jeune Werther de Goethe.

Oeuvre tout d'abord anonyme publiée en 1774 par un libraire en Allemagne. Ce récit par lettres fut un scandale, accusé de faire l'apologie du suicide.

Cela n'empêche par le succès du texte, en Allemagne d'abord puis au delà des frontières et Mme de Staël écrira que Werther a causé plus de suicides que la plus belle femme du monde...

Voir le résumé des toutes premières lettres...images-copie-45.jpg

 

La liste de Salomé, 16 mois...

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UN LIVRE A LIRE ET A CHANTER

"L'était une petite poule grise ...
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Mais aussi
Un petit livre cartonné...
"Oh! le petit chat!
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Bonjour, le petit chat!"



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Sans oublier

La Maison du Petit Chaperon rouge

(éd. Casterman)

"Dans la maison du petit chaperon rouge, le loup s'est déguisé en grand-mère, après l'avoir mangée..."

Des illustrations et un texte rigolos pour revisiter ce conte classique de Perrault.

animôme (l'école des loisirs)images-copie-44.jpg
"Moi c'est Gaston
le p'tit cochon
et j'ai la queue
en tire-bouchon
.
Plein de couleurs, un texte court de quatre vers associé à chaque dessin d'animal à la manière d'une comptine. L'ensemble est joyeux et chantant. Livre cartonné.
Salomé adore et nous le met souvent entre les mains...







ZOOM SUR... Mon coup de coeur

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images-copie-47.jpgLe mec de la tombe d'à côté
Roman suédois qui traduit en de nombreuses langues. C'est un grand succès, paraît-il ( source : les éditeurs ).
 Paru en 2009 chez Actes Sud. 7,5 euros. 253p.

En ce moment, je lis...


Gatsby le Magnifique

F. Scott Fitzgeraldimages-copie-41.jpg

Que lire au lycée?

Que lire quand on est élève de lycée?
Pas facile  de choisir un livre qui soit sympa et qui permette en même temps de se constituer une petite culture littéraire pour réussir les épreuves du bac.

Voici quelques idées de lectures... réparties en trois catégories :
- pour les "picoreurs",
- pour les "appétits modérés",
- pour les "boulimiques"...